Sao Paulo : Culture

Coutumes et cultures à São Paulo

Langue

Le portugais parlé au Brésil varie un peu de celui parlé au Portugal.

Salut ! : Oi
Bonjour (le matin): Bom dia
Bonsoir : Boa noite
Au revoir : Tchau
S'il vous plaît: Por favor
Merci (beaucoup): (Muito) obrigado [masculin] : (Muita) obrigada [féminin]
Oui : Sim
Non : Não
Excusez-moi : Com licença
Je suis désolé : Desculpa
Tout va bien (ça va) ? : Tudo bem ?
Tout va bien (ça va) : Tudo bom
Je (ne) parle (pas) portugais : Eu (não) falo português
Je (ne) comprends (pas) : Eu (não) entendo
Parlez-vous français ? : Você fala francês ?
Comment vous appelez-vous ? : Qual é seu nome ?
Je m'appelle : Meu nome é.
Je voudrais aller à : Eu quero ir para.
À quelle heure le ... part/arrive-t-il?: A que horas... sai/chega ?

Une société multiculturelle

L’identité brésilienne n’a pas été façonnée uniquement par les Portugais, qui ont apporté la langue et la religion majoritaires, mais aussi par les peuples indigènes, des Africains et les nombreux immigrants venus au fil des ans d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie.La culture indienne, bien que souvent ignorée ou dénigrée par les citadins, a contribué à façonner le Brésil moderne, ses légendes, ses danses et sa musique. Nombre de denrées et boissons indigènes, telles que le tapioca, le manioc (cassava), les pommes de terre, le maté et le guaraná (baie aux effets stimulants), sont devenues des produits de base.L’influence de la culture africaine est également évidente, surtout dans le Nordeste. Les esclaves amenés par les Portugais ont apporté leur religion, leur musique et leur cuisine, qui font désormais partie de l’identité brésilienne.Le Brésil a connu plusieurs vagues d’immigration. Après l’abolition de l’esclavage en 1888, des millions d’Européens furent recrutés pour travailler dans les plantations de café. Le plus gros contingent vint d’Italie (environ un million d’Italiens entre 1890 et 1920), auquel s’ajoutèrent de nombreux Portugais et Espagnols, et de plus petits groupes d’Allemands et de Russes.L’immigration n’est qu’une des facettes de la diversité du pays. Les Brésiliens mentionnent facilement les types régionaux, les accompagnant souvent de pittoresques clichés. Les Caboclos, descendants de peuples amérindiens, vivent au bord des cours d’eau et préservent l’histoire et les traditions de leurs ancêtres. Les gauchos peuplent le Rio Grande do Sul, parlent un portugais aux inflexions espagnoles, et ne parviennent pas à se débarrasser de leur réputation de bouviers mal dégrossis. Par contraste, les Baianos, descendants des premiers Africains arrivés au Brésil, passent pour des fêtards exubérants. Les Mineiros (habitants du Minas Gerais) seraient plus sérieux et réservés que les habitants de la côte, tandis que les Sertanejos (habitants de l’arrière-pays – le sertão – du Nordeste) seraient des durs à cuire aux traditions fortement enracinées. Pour les Paulistas (habitants de l’État de São Paulo), accrochés au travail et sans appétit pour la vie, les Cariocas (habitants de Rio) sont superficiels et passent leurs journées à la plage.Il existe aujourd’hui des dizaines de termes pour décrire les divers métissages des Brésiliens, et il n’est pas rare qu’un Brésilien blanc ait des ancêtres européens, africains et indiens. Cependant, ces apparences d’intégration et d’harmonie raciale cachent une réalité plus brutale. Si les Noirs et les métis représentent 45 % de la population, ils sont cruellement sous-représentés dans les institutions et les grandes entreprises, et n’ont que peu d’opportunités de sortir de la pauvreté. La discrimination est encore plus manifeste envers les Indiens, perpétuant un cycle qui a commencé avec les pratiques génocidaires des premiers Européens.

Le futebol : une religion

Les Brésiliens ont la passion du football. Les jours de matchs internationaux, au lieu d’aller travailler, tout le monde s’entasse dans ou devant les bars de quartiers, sur les trottoirs, pour assister coûte que coûte à la retransmission. Après une grande victoire, le pays tout entier fait la fête toute la nuit. Et en cas de défaite, la tristesse et l’abattement sont vraiment palpables. Tous les Brésiliens soutiennent la Seleção (l’équipe nationale) mais, la majeure partie de l’année, leur club local est celui qui compte le plus pour les supporters.

Nourriture

Arroz, le riz blanc, feijão, les haricot noirs et farofa, la farine de manioc, constituent la base de l'alimentation brésilienne. À cela viennent s'ajouter trois composantes : carne, la viande, peixe, le poisson et galinha, le poulet. La feijoada, plat national, est un ragoût de viande et de haricots noirs, servi traditionnellement avec du riz et des tranches d'orange. On notera des variantes régionales. Au Nord, l'influence indienne est forte, on mange beaucoup de fruits et de tubercules. Sur la côte du Nordeste, la cuisine a une saveur plus africaine : piment, lait de coco, épices et la savoureuse huile de dendê (huile de palme). La moqueca, ragoût de poisson ou de fruits de mer, est une spécialité de Bahia. L'acarajé, beignet de haricots rouges, frit dans l'huile de palme et fourré de vatapa (crevettes séchées, piment et tomate), est vendu par les Bahianaises au coin des rues. Dans le Minas Gerais, on prépare la comida mineira, cuisine à base de porc, de légumes et de couve, une sorte de chou frisé. Dans le Sud, la comida gaucha décline les préparations à base de viande savoureuse.

Religion

Le Brésil abrite l'une des plus grandes communautés catholiques du monde. Cependant, d'autres religions et sectes existent. Historiquement, les principales influences furent l'animisme indien, le catholicisme et les cultes africains. Les colons interdisaient aux esclaves noirs de pratiquer leur religion ; pour éviter les persécutions, ces derniers donnaient des noms et une apparence catholique à leurs divinités africaines. Aujourd'hui, les Églises évangéliques, les cultes afro-brésiliens et les sectes mystiques attirent une partie importante de la population.

Arts

Où que vous alliez, vous rencontrerez des gens qui jouent d'un instrument, chantent et dansent. Peut-être à cause de ses racines africaines, la musique brésilienne est un acte collectif, une cérémonie conviviale. La musique populaire subit les influences de trois continents. La samba canção est un mélange de boléro espagnol et de rythmes africains. Popularisée par la radio dans les années 1930, elle est devenue un symbole national, dont la figure de proue était Carmen Miranda. La bossa-nova, née dans les années 1950, dérive de la musique nord-américaine, avec une dominante de jazz et de samba. Elle remporta un succès international auquel "La Fille d'Ipanema", d'Antônio Carlos (Tom) Jobim et Vinícius de Morães, contribua grandement. Enfin, les années 1960 virent l'émergence du tropicália (représenté par Gilberto Gil, Caetano Veloso, Rita Lee, Maria Betânia et Gal Costa), qui est une synthèse de multiples influences. Aujourd'hui encore, de nouvelles formes musicales ne cessent de naître au Brésil. Sur le plan architectural, le centre historique de Salvador de Bahia est considéré comme l'un des plus beaux exemples de construction coloniale portugaise. Dans le Minas Gerais, la ville d'Ouro Prêto (classée au Patrimoine mondial) représente l'âge d'or de l'architecture baroque brésilienne. Le centre de la nouvelle et audacieuse capitale, Brasília, est aussi classé au patrimoine mondial par l'Unesco. La littérature est passionnante par sa richesse et sa diversité. Machado de Assis en est le brillant précurseur : fils d'esclave émancipé, il travailla comme journaliste à Rio à la fin du XIXe siècle (Mémoires posthumes de Brás Cubas, Métailié, 1989). Il n'est plus besoin de présenter Jorge Amado, le romancier brésilien le plus connu à l'étranger, décédé en 2001. Citons deux femmes dont l'œuvre reflète bien le Brésil d'aujourd'hui : Clarice Lispector (Près du cœur sauvage, Éditions des femmes, 1998) et Lygia Fagundes Telles (L'heure nue, Le Serpent à plumes, 1991).


Mis à jour le : 23 septembre 2019
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