Volcan Taal

L'avis de l'auteur Lonely Planet

randonnée, volcan

Après avoir admiré de loin le volcan Taal émergeant de la brume, il est possible d’aller le découvrir de près. L’ascension, qui se fait dans la poussière et la chaleur, se révèle assez facile et d’un intérêt relatif.

De loin la plus populaire des randonnées des environs, ce sentier bien marqué monte jusqu’au principal cratère du volcan, d’où l’on surplombe son lac jaune sulfureux. L’ascension prend environ 35 minutes (à moins de louer un cheval pour 500 P). Les guides demandent environ 200 P, mais la randonnée est tout à fait réalisable sans accompagnateur.

La masse de Volcano Island a surgi pendant la violente éruption de 1911, qui fit des centaines de morts. De fréquentes éruptions ont ensuite modifié le visage de l’île. Avec plus de 47 cratères et 35 cônes volcaniques, le volcan Taal est l’un des plus dangereux au monde. Le cratère principal s’élève au milieu de cette île (le seul cône visible depuis la crête est le Binitiang Malaki, dont la dernière éruption remonte à 1715). Le plus actif est le mont Tabaro, côté ouest, d’où se sont déversées des coulées de lave dans les années 1960 et 1970.

Le point de départ des bangka pour Volcano Island est la ville de Talisay, au bord du lac, où des dizaines d’opérateurs rivalisent pour attirer les touristes. Suivant le prestataire, la traversée (20 min) jusqu’à l’île coûte entre 1 200 et 1 800 par bateau. Le meilleur moyen d’organiser sa randonnée est de passer par l’un des nombreux complexes hôteliers délabrés qui bordent le rivage à l’ouest de Talisay.

Parmi les autres randonnées audacieuses possibles sur Volcano Island, citons les rudes treks d’une journée qui gravissent le mont Tabaro ou la crête sud du cratère principal du Taal, d’où un sentier redescend jusqu’au lac. Seuls quelques guides les entreprennent moyennant quelque 500 P et un supplément pour une traversée en bangka du côté sud de l’île (3 000 P jusqu’à 6 pers).

Pour toutes les randonnées, prévoyez assez d’eau et un chapeau, car il y a peu d’endroits où s’abriter du soleil implacable.

L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie, au bord du lac à 3 km à l’ouest du croisement, là où se termine la route en provenance de Tagaytay, compte un poste de surveillance, un musée détaillant les précédentes éruptions et des sismographes des récentes éruptions. Si vous trouvez porte close, frappez et quelqu’un viendra vous ouvrir.

Entrée 50 P.Philvolcs ; 773 0293 ; Barangay Buco, Talisay ; 24h/24

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