Désert du Karakoum

Le désert du Karakoum est une étendue de dunes et de végétation éparse, brûlée par le soleil, dans le centre du Turkménistan. Désert le plus chaud d’Asie centrale, il abrite néanmoins quelques localités, dont la ville oasis de Jerbent, à 160 km au nord d’Achgabat. Mélange hétéroclite de maisons, de camions cabossés et de yourtes avec quelques chameaux, Jerbent est lentement grignotée par le désert à mesure que le sable l’envahit.
La ville n’a guère d’attrait, mais elle donne un aperçu de la vie rurale turkmène. Vous pourrez observer les méthodes culinaires traditionnelles et vous asseoir dans une yourte pour un thé.
Les cratères de gaz de Darvaza, l’un des sites les plus curieux du pays, valent au désert le plus gros de son affluence de visiteurs. Ces trois cratères artificiels résulteraient de la prospection gazière soviétique des années 1950.
L’un d’eux, en flammes, surnommé la porte de l’Enfer, forme une puissante fournaise visible à des kilomètres, et les deux autres renferment de la boue et de l’eau bouillonnantes. On murmure depuis des années que le cratère de gaz va être éteint pour permettre l’exploitation gazière dans la région, mais en 2013 il brûlait toujours. Renseignez-vous auprès d’une agence de voyages à Achgabat.
Le cratère en feu est évidemment le plus impressionnant, surtout de nuit. Une petite colline, au sud du cratère, sert d’abri naturel à un camping. Rejoindre le cratère implique un trajet hors piste, et les chauffeurs se perdent fréquemment ou s’enlisent dans les dunes. Sur place, personne ne peut vous indiquer la direction ; assurez-vous de partir avec quelqu’un qui connaît l’itinéraire. Avant de vous lancer à pied depuis la route, réfléchissez à deux fois. Si la marche à travers les dunes ne dure que 2 heures, vous devrez passer la nuit sur place, car rejoindre la route sans point de repère est très difficile. Même dans la journée, vous risquez de vous perdre – mieux vaut choisir un circuit organisé. La région n’offre aucun hôtel, mais la plupart des tchaïkhani qui bordent la route juste au nord de l’embranchement vers le cratère proposent des lits, des repas et vendent de l’essence. Ni les tchaïkhani ni l’embranchement ne sont indiqués ; repérez-vous à l’endroit où la voie ferrée croise la route principale. En venant d’Achgabat, l’embranchement vers le cratère se situe à environ 1 km avant la voie ferrée, et les tchaïkhani quelques kilomètres après. Si vous prévoyez de camper près du cratère, installez-vous à bonne distance du bord, car les émanations de gaz sont très toxiques.
Tous les bus et marshroutki qui partent d’Achgabat pour Kounia-Ourguentch et Dachoguz traversent Jerbent et passent près des cratères de gaz de Darvaza, sur la grand-route.

Publié le : 15 février 2015