Tachkent

Carrefour de l’Asie centrale, Tachkent est une ville étendue et insolite. Capitale récente abritant les sièges du pouvoir, elle conserve ailleurs une allure soviétique émaillée d’espaces verts. Dans sa partie ouzbèke somnolente, des paysans en tenue traditionnelle poussent des charrettes à travers un dédale de maisons en pisé vers un bazar bourdonnant d’activité. Bref, autant de contrastes qui justifient de s’y attarder quelques jours. Comme la plupart des villes où les voyageurs se contentent de transiter, Tachkent ne charme pas d’emblée. Cependant, en cherchant un peu au-delà des apparences, on découvre des attraits insoupçonnés, en particulier les meilleurs restaurants et musées du pays ainsi que la vie nocturne la plus animée. Elle se trouve par ailleurs à 1 heure 30 de voiture du parc national d’Ugam-Tchatkal, idéal pour la randonnée, le rafting et le ski.

A voir, à faire

La Tachkent moderne est une grande ville tentaculaire, plus plaisante dans son ensemble que par quartiers. Si vous manquez de temps, choisissez les endroits qui vous intéressent et rejoignez-les en voiture. Visitez au moins le Khast Imam, le bazar Tchorsou et quelques musées. Si vous disposez de plusieurs jours, flânez à pied autant que possible pour découvrir des aspects de la vie quotidienne. La vieille ville se prête particulièrement à la promenade.
Ensemble de Cheikhantaur. En face du musée Navoï se dressent trois mausolées du XVe siècle. Le plus grand, dans le campus de l’université islamique de Tachkent, porte le nom de Younous Khan, le grand-père de l’empereur moghol Babur, né à Andijan. Le mausolée est fermé, mais on peut admirer son beau pichtak (portail monumental) de style timouride.
Musée des Beaux-Arts d’Ouzbékistan. Les quatre niveaux de ce musée couvrent 1 500 ans d’art en Ouzbékistan, des vestiges bouddhiques du VIIe siècle à l’art du Turkestan prérusse et du réalisme soviétique aux œuvres contemporaines.
 mAmir Timur Hiyoboni/Yunus Rajabiy). Ce lieu d’avant-garde présente des expositions consacrées aux grands photographes ouzbeks d’aujourd’hui et à leurs homologues étrangers.
Amir Timur maïdoni. Les principales artères de Tachkent partent d’Amir Timur maïdoni, défigurée sans préavis par Karimov en 2010, dans le cadre de son grand projet d’“embellissement” de la ville. Les dizaines de platanes d’Orient centenaires qui offraient jadis leur ombre aux joueurs d’échecs et aux promeneurs ont tous été abattus, et la statue équestre de Timur, au milieu de la place, semble bien solitaire.
Tour de la Télévision. Ce monstre soviétique tripode se dresse au nord du centre-ville du haut de ses 375 m et on le voit de partout. Vous devrez présenter votre passeport pour acheter le billet d’entrée qui donne accès à la terrasse panoramique, perchée à 100 m. Pour grimper plus haut (à environ 220 m), il faut faudra graisser la patte du gardien ; 10 000 S devraient suffire. À 110 m, un restaurant tournant sert un menu russe médiocre.
Cathédrale de l’Assomption. Avec ses jolis bulbes dorés et son clocher de 50 m, cet édifice imposant construit en 1958 et restauré dans les années 1990 ne passe pas inaperçu. C’est la plus grande des quatre églises orthodoxes de Tachkent.
Vieille ville. Elle commence à côté du bazar Tchorsou. Des mosquées et des vieilles madrasa jalonnent un dédale d’étroites rues en terre, bordées de basses maisons en adobe. Les chauffeurs de taxi s’y perdent facilement, comme les touristes. S’égarer fait partie du charme de ce quartier, où vous serez facilement invité à pénétrer dans une maison ; vous découvrirez que derrière les murs extérieurs des maisons traditionnelles se cachent de paisibles cours verdoyantes et fraîches.
Bazar Tchorsou. Le plus célèbre marché d’alimentation de Tachkent, coiffé d’un immense dôme vert, déborde d’animation, et des étals s’installent jusque dans les rues à la lisière sud de la vieille ville. 
Khast Imam. Le centre religieux officiel de la République fait partie des lieux les plus intéressants du vieux Tachkent, que les travaux de rénovation entrepris ces dernières années ont beaucoup embelli.
Musée-bibliothèque. Ce haut-lieu de Khast-Imam conserve le coran d’Osman (Uthman Quran), du VIIe siècle, réputé être le plus ancien au monde.
Parc Navoï. Le plus grand parc du centre-ville est un paradis pour les joggeurs, les promeneurs du dimanche et les amateurs d’excentricité architecturale ouzbèke.

Mis à jour le : 17 mars 2015
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