Environs de Bichkek

Descendant de l’Alataou kirghiz, l’Ala-Artcha, l’Alamedin et des dizaines d’autres cours d’eau parallèles ont creusé une série de hauts canyons et de vallées alpines propices à toutes sortes d’activités, du pique-nique à la randonnée, en passant par l’alpinisme et le ski.

Canyon d’Ala-Artcha

Au sud de Bichkek, cette vallée accessible offre détente au bord d’une cascade, ascension d’un glacier ou trek sur les plus hauts sommets de la région. L’entrée du parc (vorota zapovednika) est à 30 km de la capitale. On y paie le droit d’entrée pour le parc naturel national d’Ala-Artcha (étrangers/automobilistes 80/120 soms). Douze kilomètres plus loin, la route goudronnée s’achève au principal départ de sentier nommé l’alplager.
Pour sortir des sentiers, la carte topographique au 1/50 000 de GeoID, Prirodnyy Park Ala-Archa, couvre toute la zone. Alpine Fund propose un guide d’escalade en ligne (http:alpinefund.org/Ala-Archa%20guide.html).

Alplager  

En haute saison, le départ de sentier d’Ala-Artcha est hérissé de yourtes vendant du koumis (lait de jument fermenté), plus quelques petits hôtels. La rivière se sépare 300 m au nord, à la convergence de deux vallées alpines paradisiaques où montent des sentiers relativement bien balisés : à gauche le sentier du Ratsek, escarpé au départ, et à droite le canyon principal d’Ala-Artcha. Fréquenté les week-ends d’été, l’endroit est désert d’octobre à mai.
Récemment rénové, le petit Ala-Archa Lodge propose des chambres d’hôtel classiques, avec sdb neuves. Quatre chambres sont louées 2 500 soms : deux grandes doubles et deux minuscules simples. La n°3 est la meilleure.
L’Alp-Lager Hotel possède des chambres simples de l’époque soviétique, sentant le renfermé mais aux draps propres. “Toilettes” dehors.

Randonnée du Ratsek

Là où la vallée se divise, à 300 m de l’alplager, le sentier de gauche mène en quatre à cinq heures de marche au belvédère du glacier, à 200 m en surplomb d’une petite falaise, au-dessus du refuge “Ratsek” (3 370 m), niché dans un minuscule pré cerné de flèches rocheuses.
Par temps sec en été, c’est une marche fatigante mais sans grosse difficulté jusqu’à Ratsek. Toutefois, la neige peut tomber en toute saison, et la pluie rend glissante certains passages pentus. Un niveau élevé des eaux rend les deux gués presque infranchissables. Interrogez les randonneurs qui en reviennent sur les conditions. Même si vous ne montez pas jusqu’au refuge, la vue est splendide depuis le belvédère de la “roche fendue”, à 40 minutes d’ascension de l’alplager (bien avant le premier gué), et on peut admirer une cascade (gelée de novembre à mai) à mi-chemin.
Pour les alpinistes, Ratsek est le camp de base pour plusieurs pics, notamment Korona (4 860 m) et Outchityel (4 572 m). Près des glaciers, deux cabanes en libre-service sont à disposition (pas de réservation).
Canyon principal. Juste au-dessus de l’alplager, en prenant à droite là où la rivière coupe la vallée en deux, on trouve un itinéraire facile dans le canyon principal, en passant devant quelques yourtes. Le chemin est joli, mais le deuxième pont, qui s’est fortement dégradé, est à déconseiller aux plus sensibles.
Vallée d’Adygene. Depuis l’alplager, remontez sur environ 300 m direction Bichkek et traversez une passerelle pour prendre la direction de la vallée d’Adygene, au sud-ouest (si besoin, demandez de l’aide pour trouver le départ du sentier). Sur en chemin, un cimetière d’alpinistes dans les mélèzes suscite l’émotion. Environ 7 km plus loin, à 3 300 m d’altitude, le sentier arrive au pied glacier d’Adygene. Lorsque le chemin bifurque, restez à gauche. On peut revenir par l’autre chemin en effectuant une boucle mais si vous prenez à droite, le début de piste est plus difficile à trouver et comporte un passage délicat du fait d’un glissement de terrain.

Vallée d’Alamedin   

Cette belle vallée alpine est l’option la plus accessible pour ceux désirant profiter du superbe paysage montagneux offert par Bichkek dans le cadre d’un pique-nique plutôt que d’un trek. La vallée, relativement ouverte, est bordée de pics enneigés surplombant des prairies verdoyantes. Cinq minutes de marche après la fin de la route suffisent pour découvrir le panorama, soit 1 km après le vieil établissement thermal, Tyoplye Klyutchi. Tout de suite après le petit parking, vous faites face à un carrefour : soit vous descendez, traversez la rivière et suivez la rive gauche jusqu’à la cascade reculée dans la vallée (environ 1 heure 30 de marche l’aller), soit vous restez sur la rive droite, qui offre de (plus) jolies vues.
Toutefois, après une heure de marche, l’étendue d’herbes passée, le sentier s’engage à travers des buissons d’épines. Ne traversez pas la rivière à cet endroit à moins que le niveau de l’eau soit très bas.

Canyon de Sokoulouk   

La cascade de Belogorka, la plus impressionnante (60 m) de la région de Bichkek, est accessible depuis le canyon de Sokoulouk. La vallée alentour est dominée par un sommet très pointu surnommé le “Doigt noir”, se dressant au-dessus de l’ancien principal sentier des bergers ralliant Suusamyr. Après une heure de marche environ sur ce chemin, lorsqu’il s’élève en lacets pour sortir de la vallée, on découvre de plus petites cascades ainsi que de superbes paysages montagneux.
La route d’accès devient infranchissable en voiture au niveau du petit pont situé juste avant les chutes. La marshroutka n°367, transport public le plus proche (depuis le bazar d’Och de Bichkek) s’arrêtera au mieux à 15 km dans le village de Belogorka. Plusieurs vous déposeront même avant, à Tach-Bulak ou au bazar de Sokoulouk. Oubliez le stop, sauf peut-être durant les week-ends de plein été.

 

Mis à jour le : 17 mars 2015
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