Kirghizistan

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Centre du Kirghizstan

Le cœur montagneux du Kirghizstan réserve aux visiteurs des occasions uniques d’explorer les jailoo à pied, à cheval ou en 4x4. Partout, des habitants proposeront de vous héberger pour la nuit, ou des bergers vous inviteront sous leur yourte à partager une tasse de thé ou un bol de koumis frais. Si les habitants offrent volontiers l’hospitalité, certains vous demanderont de l’argent : les ONG ont en effet convaincu les Kirghiz de mettre les voyageurs à contribution !
Le tourisme de la région se concentre autour du fabuleux lac Song-Köl. Toutefois, n’oubliez pas que le lac est gelé jusqu’à la fin du printemps. Il peut y avoir de la neige toute l’année et les yourtes typiques ne font leur apparition qu’en juin. Planifiez bien votre arrivée.
Le principal point d’accès à Song-Köl est Kotchkor (et aussi Jumgal/Kyzart), et dans une moindre mesure Naryn, autre étape clé vers la Chine par le col de Torougart, aussi magnifique que déconcertant au niveau bureaucratique. Rallier Kazarman et Och depuis Kotchkor ou Naryn n’est possible qu’en été, en empruntant les rares transports sur les routes extraordinaires mais mauvaises et reculées, fermées en hiver.
Les artisans de la région fabriquent les plus beaux shyrdak kirghiz.

Lac Song-Köl

L’horizon du Song-Köl, bordé d’une frange de sommets dentelés, déroule une symphonie de ciels changeants. Entourées de verdoyants pâturages d’été, les eaux de ce lac de près de 20 km de large passent du turquoise à l’indigo en quelques secondes, au gré des rayons du soleil ou des orages. Le lever du soleil y est sublime, tout comme le ciel nocturne, piqué de myriades d’étoiles. Si le froid à 3 016 m d’altitude ne permet pas d’y habiter à l’année, de juin à septembre, des yourtes des bergers s’égrainent tous les kilomètres sur les prairies du rivage. Un grand nombre d’entre elles s’inscrivant dans les programmes de tourisme communautaire, la région offre un nombre incomparable d’hébergements en yourte, de randonnées itinérantes avec nuitée en yourte ainsi que de randonnées à cheval que vous pourrez facilement organiser sur place (sachant que ça se bouscule vers la mi-août).
Des pistes non goudronnées, parfois guère plus que des traces de roue dans l’herbe, relient les principaux rassemblements de yourtes d’été autour du lac. Chaque campement porte généralement le nom de la vallée ou du cours d’eau qui le traverse.
Le temps est imprévisible et il neige souvent. Adaptez vos plans en conséquence, sachant que la seule période propice s’étend de juillet à mi-septembre. Si vous campez en solo, mieux vaut le faire relativement près des camps de yourtes, car la région compte une population de loups (même si elle est en déclin).
Le lac est immense. Avant de partir, réfléchissez à l’endroit précis où vous désirez aller. Pour les voyageurs arrivant en voiture de Kotchkor, les hébergements en yourte les plus faciles d’accès sont les yourtes de la rive sud du CBT à Naryn ou les 10 yourtes de Batai-Aral. Si vous randonnez sans guide, l’itinéraire Kyzart-Tuz-Ashu est le plus simple (un jour), tandis que la liaison Klemtche-Jamanetchki-Batai-Aral constitue une bonne alternative sur deux jours. Avec un guide, partez de Kyzart ou Jumgal puis revenez par Tuz-Ashu et Uzbek-Ashu (deux nuits). Il est possible de louer des chevaux pour toutes ces randonnées, mais ce n’est pas forcément nécessaire si vous avez laissé vos bagages à Kotchkor ou à Naryn et que vous voyagez léger.

Kilemtche

La vallée de Kilemtche (Klemtche), parallèle à la rive nord du Song-Köl, est bordée de jailoo escarpés. Trois yourtes d’hôtes familiales sont installées assez haut sur le flanc sud, chacune à 25 minutes de marche de la “route” venant de Kyzart mais dans différentes vallées latérales. Chacune d’entre elle est associée à différents gîtes servant de bases : d’ouest en est, Tynai Asalbekov travaille avec Avaz à Kyzart, Marat Japarov avec Stalbek à Jumgal/Dostlugu et Talai Saralayev avec Talgart à Kyzart.
Dormir ou déjeuner dans la vallée de Kilemtche, bien qu’éloignée du lac, est inoubliable. Pour rejoindre le lac à pied, marchez 10 minutes vers l’est après les yourtes de Marat et descendez la vallée latérale vers le sud. Le sentier semble disparaître au début, mais se dessine plus clairement à mesure que vous montez à l’approche de l’impressionnant col Jalgis-Karagai, d’où l’on voit le lac. Continuez tout droit dans la ravine vers Tuz-Ashu, ou contournez en diagonale à gauche sur le sentier équestre plus large jusqu’à Jamanetchki (environ quatre heures de marche depuis Kilemtche).
Comptez quatre à cinq heures pour rejoindre Kilemtche depuis Kyzart ou Jumgal à pied ou à cheval sur une piste fatiguée, ou 800 soms en taxi. Sinon, optez pour la randonnée de cinq heures depuis le Km 46 de la route Kotchkor-Tchayek (à 3 km environ à l’est du col de Kyzart). Suivez en diagonale la piste qui monte vers les zigzags du col de Chaar-Artcha (3 525 m). La route et le sentier (meilleur) se séparent ici, mais se rejoignent plus tard. Descendez le sentier visible et traversez le petit pont métallique, puis contournez par le haut un promontoire à l’extrémité duquel on a une vue superbe sur la vallée de Kilemtche et les yourtes de Tynai, mais vous devrez d’abord bifurquer légèrement vers l’est pour traverser la rivière au fond de la vallée près des écuries Tash Saray. La descente peut s’avérer boueuse sur un court tronçon en cas de forte pluie, mais le reste du trek est magnifique et paisible.

Kotchkor

Avec quatre groupes de tourisme communautaire, Kotchkor (Kotchkorka en russe) forme une base idéale pour visiter le Song-Köl et les jailoo kyrghiz voisins. En général, ces activités ne sont toutefois praticables qu’entre juin et août. La ville possède peu d’attraits en elle-même, malgré ses paysages de montagne au lointain. Elle s’anime le samedi matin pour le marché aux animaux. Le reste de la semaine, vous pourrez visiter le petit musée, admirer les bustes de héros soviétiques ou, comme toute la ville, flâner au bazar (Orozbakova).

Environs de Kotchkor

Ce somptueux lac de montagne (“coffre au trésor”) au-dessus des jailoo de Tes-Tör compte habituellement quelques yourtes d’hôte en juillet et août (nuit/petit-déjeuner/dîner 350/100/200 soms, réservation par Jailoo (p. 282)) d’où l’on peut randonner à cheval jusqu’au lac glaciaire de Köl-Tör.
La randonnée jusqu’au Köl-Ükök (3 042 m) est souvent proposée à cheval, mais si les 1 000 m de dénivelé ne vous font pas peur, la route est relativement facile à suivre à pied sans guide. Départ du village Isakaev (anciennement Bolchevik), puis à droite après le pont. Comptez environ six heures de marche pour l’ascension jusqu’au lac (17 km), un peu moins pour le retour.
Peu fréquentée mais assez bien goudronnée (pas à l’ouest de Tchayek toutefois), la route Kotchkor-Suusamyr est pratique pour les cyclistes qui relient l’été Kotchkor/Song-Köl à Och et le sud du Kirghizstan ce qui évite de repasser par Bichkek. La route est carrossable mais les transports en commun, déjà rares, deviennent inexistants sur le tronçon le plus intéressant, entre Tchayek et Kyzyl-Oi, pour lequel il vous faudra faire du stop ou louer un taxi.
Jumgal et Kyzart. Marcher depuis Jumgal ou Kyzart permet de rallier Song-Köl pour un prix minime. Par le col de Tuz-Ashu, il est possible d’arriver à la rive nord du lac Song-Köl en un jour. Vous pouvez aussi marcher (4 heures environ) jusqu’à Klemtche, y dormir en yourte familiale puis arriver le lendemain au lac. Des représentants du tourisme communautaire proposent des hébergements dans les deux villages et peuvent trouver généralement (mais pas toujours) des guides et des chevaux pour un départ le lendemain si vous préférez être accompagné ou emprunter l’un des cols moins fréquentés (Kara-Kyya, Uzbek-Ashu).

Naryn

Encaissée dans un canyon impressionnant, Naryn est une ville à l’architecture sans charme et dépourvue de réelle curiosité mis à part le classique musée local et une mosquée de 1993 aux jolies mosaïques, à 2,5 km à l’ouest du centre. L’été, c’est cependant l’endroit idéal pour rencontrer d’autres voyageurs pour partager les frais du voyage jusqu’au col de Torougart vers la Chine, visiter le caravansérail de Tach Rabat ou s’engager sur la route particulièrement cahoteuse de Kazarman (vers Och). L’équipe du CBT, énergique et sympathique, vous aidera à organiser ces options ainsi que différentes randonnées dans la région. Naryn est aussi un autre point de départ pour gagner le Song-Köl.
Son nom, qui vient du mot mongol signifiant “ensoleillé”, prête à sourire.
A l'est de Naryn, la pittoresque vallée de Kitchi (“petite”) Naryn, qui s’étire au nord-est de Naryn, offre de multiples possibilités d’exploration. Salkyn Tör, beau canyon propice aux pique-niques et destination très prisée des habitants de Naryn le week-end, est à 12 km.

 

Mis à jour le : 16 février 2015
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