Japon

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Japon : Environnement

Nature, géographie et écologie du Japon

Géographie

Le Japon s'étire le long de la côte orientale du continent asiatique. Lors de la dernière ère glaciaire, il y a environ 10 000 ans, le niveau de la mer s'éleva, recouvrant la langue de terre qui reliait le pays au continent. De nos jours, il se compose d'une chaîne d'îles (quatre principales et quelque 3 900 plus petites) chevauchant un arc montagneux, dont le point culminant est le mont Fuji (3 776 m). Beaucoup de ces montagnes sont volcaniques – d'où des paysages somptueux et de nombreuses sources d'eau chaude (onsen), mais aussi des tremblements de terre et des tsunami (raz-de-marée). C'est en effet l'une des régions de la planète où l'activité sismique est la plus importante, comme les événements récents l'ont douloureusement montré.

Faune et flore

La situation géographique très variée (subtropicale dans le Sud, subarctique dans le Nord) a produit une grande diversité dans la faune et la flore, et l'inaccessibilité de nombreuses régions montagneuses a permis de préserver des régions d'une grande beauté naturelle, notamment dans le centre de l'île de Honshū et les parcs naturels de Hokkaidō, l'île la plus septentrionale. Les plus grands mammifères carnivores sont les ours bruns. Les macaques du Japon et les grandes salamandres ne se trouvent qu'au Japon.

La faune et la flore ont beaucoup changé en quelques siècles. Si l'urbanisation moderne est responsable de la dégradation de l'environnement naturel, le Japon est un des pays d'Asie les plus efficaces pour en traiter les effets pervers.

Parcs nationaux

Le Japon compte 31 kokuritsu koen (parcs nationaux) et 56 kokutei koen (parcs quasi nationaux), répartis de l’extrême sud de l’archipel (parc national d’Iriomote) à la pointe nord de Hokkaido (parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu). Bien que les parcs nationaux et quasi nationaux couvrent moins de 1% du territoire, la Banque mondiale estime que les 16,5% de la superfi cie totale du Japon constituent des “zones terrestres protégées”.

Peu de parcs nationaux disposent des infrastructures habituelles de ce genre de structures (postes de gardes forestiers, campings, installations pédagogiques, etc.). De plus, le statut de parc national ne garantit pas l’absence de développement résidentiel, commercial ou même urbain. Pour la description des parcs, consultez le site www.env.go.jp/en/np/.

Écologie

Dans ce pays qui place haut le principe de consommation eff rénée, l’activisme écologique est considéré comme une activité marginale. Cependant, des groupes comme Japan for Sustainability, Green Action et Greenpeace Japan exercent des pressions sur des questions environnementales telles que la dénucléarisation, la recherche et le développement des technologies dans le domaine des énergies renouvelables et la réduction des émissions de carbone.

Chasse à la baleine

Le Japon essuie toujours les critiques internationales pour sa pratique de la chasse à la baleine, malgré un moratoire sur la pêche commerciale, adopté en 1982 par la Commission baleinière internationale. Le Japon assure que les cétacés sont pêchés à des fins scientifiques, mais pour les écologistes, tuer plus de 900 petits rorquals, 50 rorquals communs et 50 baleines à bosse par saison ne peut pas se justifi er au nom de la recherche. Ils remettent également en cause la vente de viande de baleine pour la consommation humaine. En janvier 2010, le sujet a pris beaucoup d’ampleur quand l’Ady Gil, bateau des Sea Shepherd, a été percuté et coulé par des baleiniers japonais, qui ont ensuite dirigé leurs canons à eau sur l’équipage. En décembre 2011, les habitants du Japon et du monde entier furent encore plus indignés lorsqu’ils apprirent que 29 millions de dollars alloués aux travaux de reconstruction de l’après-tsunami avaient servi à consolider l’industrie baleinière. La chasse à la baleine et au dauphin est devenue si politisée qu’un dialogue de fond semble impossible. Les médias nationaux n’osent formuler aucune critique à l’encontre de ces pratiques, et la plupart des politiques interprètent toute dénonciation comme un “lynchage du Japon”.

En 2014, la Cour internationale de justice a jugé que le programme de chasse à la baleine du Japon n’était pas scientifique et a ordonné au pays de cesser ces pratiques ; durant la saison 2015/2016, 333 baleines de Minke furent tuées par des baleiniers nippons en Antarctique. Le Japon a depuis déclaré qu’il réexaminerait son programme pour 2017.

Chasse des dauphins à Taiji

Sorti en 2009, le fi lm La Baie de la honte, qui décrit le massacre annuel de dauphins dans la ville de Taiji (sud du Kansai), a obtenu l’Oscar du meilleur documentaire. Mais très peu de Japonais l’ont vu : seuls six cinémas à travers le pays l’ont projeté. Les pêcheurs de Taiji affirment avoir été manipulés par les réalisateurs. Taiji (3 500 habitants) est un village d’anciens pêcheurs de baleines – une activité désormais interdite. En réalité, les habitants continuent de se nourrir de viande de baleine et de dauphin. En 2010, une étude a d’ailleurs montré que la population de Taiji avait un taux de mercure plus élevé que la moyenne des Japonais. L’abattage annuel continue, attirant des manifestants du monde entier. Des centaines de dauphins sont tués et vendus pour la viande ; d’autres sont capturés et vendus pour des aquariums. Les défenseurs des droits des animaux ont remporté une victoire en 2015, lorsque l’Association japonaise des zoos et aquariums a ordonné aux aquariums membres de ne pas acheter de dauphins de Taiji.

Mis à jour le : 11 février 2019

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