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Idées de voyage

7 visites à faire à Mexico

Mis à jour le : 8 novembre 2018

Carte

Un peu boudée par le passé, la ville de Mexico est en train de se racheter une conduite. Ses espaces publics rénovés retrouvent une seconde vie, la scène culinaire est en plein essor, et la ville vit une renaissance culturelle. Pour couronner le tout, comme elle a réussi à se tenir assez largement à l’écart des guerres de la drogue, la capitale mexicaine tend à apparaître comme une mégalopole relativement sûre.

L’ancienne capitale aztèque incarne, depuis toujours, le centre du système solaire mexicain. Une promenade à travers ses rues animées suffit à mesurer la richesse de son histoire. C’est une sorte de chaos organisé qui domine dans cette ville tentaculaire, mais rassurez-vous : celle-ci a tout ce qu’il faut pour que le visiteur puisse échapper le temps d’une pause à son rythme trépidant, qu’il s’agisse de cantinas à l’ancienne, de musées intéressants, d’imposantes fresques murales ou d’antiques canaux de navigation. Et parions que, envoûté par ses mille facettes, vous pourriez bien tirer un trait sur vos projets de farniente à la plage... On vous liste 7 visites à ne pas manquer dans la capitale mexicaine. 

1. L’histoire mexicaine vue par Diego Rivera au Palacio Nacional

On peut admirer à l’intérieur de ce somptueux palais colonial des fresques réalisées par Diego Rivera entre 1929 et 1951 sur le thème de l’histoire de la civilisation mexicaine, de l’arrivée de Quetzalcóatl (le dieu-serpent à plumes aztèque) jusqu’à la période post-révolutionnaire. Les 9 fresques qui couvrent les murs nord et est du 1er étage au-dessus du patio évoquent la vie avant la conquête espagnole. Le Palacio Nacional est également le siège de la Présidence et du Trésor fédéral.
Entrée gratuite

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Palacio Nacional, Mexico

2. Le Templo Mayor, remarquable site aztèque au coeur de Mexico

Avant d’être détruit par les Espagnols dans les années 1520, le Teocalli de Tenochtitlán se dressait à l’emplacement de la cathédrale et des maisons situées au nord et à l’est. Ce n’est qu’en 1978, après la découverte fortuite d’un disque de pierre de huit tonnes représentant la déesse lunaire Coyolxauhqui, que l’on décida de détruire les bâtiments coloniaux pour mettre au jour le Templo Mayor. Ce sanctuaire aurait été bâti à l’endroit exact où les Aztèques virent un aigle perché sur un cactus, un serpent dans le bec (le centre de l’univers dans la cosmogonie aztèque), comme leur avait annoncé une prophétie.
À l’instar de nombreux autres édifices sacrés de Tenochtitlán, le temple fut agrandi à plusieurs reprises, chaque nouvelle construction, édifiée au-dessus de la précédente, s’accompagnant d’un sacrifice de prisonniers. Ce que l’on peut voir aujourd’hui sont des parties des sept différentes phases de l’édification du temple. 

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Ruines du Templo Mayor, Mexico

3. Les clameurs des combats de lucha libre (catch mexicain) de l’Arena México

Une atmosphère de cirque s’installe 2 soirs par semaine dans l’Arena México (capacité de 17 000 spectateurs), l’une des deux salles de catch (lucha libre) de la ville. De flamboyants luchadores (Místico et Super Porky sont très appréciés) s’affrontent individuellement ou par équipe. Trois ou quatre combats précèdent la confrontation entre les têtes d’affiche. Des combats sont également organisés à l’Arena Coliseo, plus petite.

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Masques de lucha libre

4. Le soleil aztèque en pierre et les autres merveilleux vestiges précolombiens exposés au Museo Nacional de Antropología

Cet excellent musée se situe dans une extension du Bosque de Chapultepec. Sa cour rectangulaire est flanquée sur trois côtés de salles d’exposition réparties sur 2 niveaux. Les 12 salles du rez-de-chaussée sont dédiées au Mexique préhispanique ; à l’étage, les collections portent sur le mode de vie actuel des Indiens du Mexique, chaque culture contemporaine étant située juste au-dessus de la culture préhispanique dont elle descend.
A l’entrée se situe le point de départ des visites guidées gratuites (4/jour sauf dimanche, 1 heure, minimum 5 pers), en français, anglais ou italien, fort précieuses pour comprendre l’histoire complexe du Mexique. Sachez qu’il est téméraire de vouloir parcourir l’ensemble de ce vaste musée en une seule visite.

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Exposition au Museo Nacional de Antropología de Mexico City

5. La maison natale de Frida Kahlo, la Casa Azul à Coyoacán, désormais Museo Frida Kahlo

La célèbre artiste mexicaine Frida Kahlo naquit, vécut et mourut dans cette Casa Azul (Maison bleue) devenue musée. Rares sont les visiteurs à Mexico qui ne fassent le pèlerinage jusqu’ici pour mieux comprendre l’oeuvre de cette artiste. Construite par le père de Frida, Guillermo, 3 ans avant sa naissance, la maison abonde en souvenirs et effets personnels évoquant sa longue relation, parfois houleuse, avec son mari Diego Rivera et le cercle d’intellectuels de gauche qu’ils recevaient. Objets de la vie quotidienne, bijoux, vêtements et photos de l’artiste se mêlent à ses oeuvres, à des objets préhispaniques et d’artisanat mexicain. La collection s’est enrichie en 2007 par la découverte, dans le grenier, d’un petit coin secret qui recelait bien d’autres souvenirs. L’art de Frida Kahlo exprime son angoisse existentielle ainsi que son intérêt pour les figures du communisme : des portraits de Lénine et de Mao sont accrochés près de son lit. Le Retrato de la Familia (Portrait de famille) illustre avec fantaisie les origines mixtes, hongroise et oaxaqueña, de l’artiste.
Venez tôt pour éviter la cohue, en particulier le week-end.

6. La pittoresque Plaza Garibaldi et ses groupes de mariachis

Tous les soirs, les orchestres de mariachis de la ville se rassemblent sur cette place. Vêtus de leurs costumes d’apparat, ils attendent que quelqu’un les paie pour jouer un de leurs airs. Sur cette place se produisent des groupes de son jarocho originaires du Veracruz et tout de blanc vêtus, ainsi que des groupes norteños qui entonnent des airs folkloriques du nord du pays.
Notoirement mal famée, la place Garibaldi a été restaurée, et la sécurité renforcée, mais on est encore loin d’une atmosphère paisible. Sa dernière nouveauté, le Museo del Tequila y el Mezcal, retrace l’origine et les procédés de fabrication des deux alcools d’agave du Mexique. La visite s’achève par une dégustation sur l’élégante terrasse d’un bar surplombant la place. La boutique du musée vend d’assez bons mezcals et tequilas, à des prix toutefois prohibitifs.

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Le Palacio de Bellas Artes, à Mexico

7. Les fresques murales aux couleurs vives et les spectacles de danse folklorique du Palacio de Bellas Artes

Salle de concert et centre artistique, ce magnifique palais construit à la demande de Porfirio Díaz abrite dans ses étages supérieurs d’immenses fresques réalisées par des artistes mexicains de renom. Le chantier de l’édifice débuta en 1905 sous la direction de l’architecte italien Adamo Boari, qui mit à l’honneur les styles néoclassique et Art nouveau. Les choses se compliquèrent lorsque le lourd édifice de marbre commença à s’enfoncer dans le sol meuble, puis la Révolution interrompit les travaux. Dans les années 1930, l’architecte Federico Mariscal développa à l’intérieur un style Art déco pour achever la décoration. 
Le théâtre Bellas Artes (ouvert seulement lors des représentations), récemment rénové, est un joyau architectural : pour réaliser le rideau de verre représentant le Valle de México que dessina le peintre mexicain Gerardo Murillo (alias “Dr Atl”), les ateliers du bijoutier Tiffany de New York assemblèrent près d’un million de morceaux de verre coloré. Le palais accueille en outre de remarquables expositions d’art, des opéras et des concerts symphoniques, ainsi que les spectacles du Ballet Folklórico deMéxico. 
 

Mexico fait partie de notre Best of des villes à visiter en 2019 !

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Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir le Mexique