Kora du Barkhor

L'avis de l'auteur Lonely Planet

circuit de pèlerinage

Laissez-vous porter par le flot des pèlerins, mais sachez que plusieurs petits temples en chemin méritent la visite.

En passant devant les marchands d’images pieuses, de chapeaux traditionnels en feutre et de mixeurs électriques (pour le thé au beurre de yak !), vous verrez bientôt un modeste bâtiment sur la droite, en retrait du chemin. Il s’agit du Mani Lhakhang, une chapelle qui renferme un énorme moulin à prières presque toujours en mouvement. À droite se tient l’entrée grandiose et les donjons du Nangtse Shar, l’ancienne prison de la ville.

À environ 10 m au sud, sur la droite, le Jampa Lhakhang, ou Jamkhang, temple de la Bénédiction de l’Eau, renferme au rez-de-chaussée une immense statue sur deux niveaux de Miwang Jampa, le bouddha du Futur, que flanquent des rangées de diverses déités protectrices et la grotte de méditation du fondateur du temple. Des pèlerins grimpent à l’étage supérieur pour une bénédiction par l’eau sacrée et le contact d’un dorje (objet rituel en forme de petit haltère, symbole de “moyen efficace”).

Continuez dans la rue en suivant les moulins à prières et entrez dans le petit monastère Meru Nyingba, toujours rempli de Tibétains qui égrènent leur chapelet, font tourner les moulins à prières ou psalmodient à voix basse. Cette communauté est gérée par le monastère de Nechung, ce qui explique les nombreuses effigies de l’oracle d’État. L’édifice, comme le Jokhang voisin, date du VIIe siècle, mais la majeure partie de ce que l’on voit aujourd’hui a été construite récemment.

Du côté ouest de la cour, un escalier étroit monte à la chapelle Gongkar Chöde de l’école Sakyapa. En dessous, le Zhambhala Lhakhang contient une représentation de Marmedze (Dipamkara), le bouddha du Passé, et un kora intérieur. De là, vous pouvez revenir au nord ou rejoindre le circuit du Barkhor à l’est.

La partie est du Barkhor compte davantage d’échoppes et même de grands magasins spécialisés dans les turquoises. Dans l’angle sud-est, un autel mural et un darchen marque l’endroit où Tsongkhapa (Lobsang Dragpa ; 1357-1419), le fondateur de l’école Gelugpa (les “Vertueux”, appelés aussi Bonnets jaunes), planta sa canne en 1409.

Du côté sud du circuit, le mémorial de Gendün Chöphel est un musée ennuyeux pour un personnage aussi brillant. Moine, érudit, traducteur, peintre et fondateur du parti progressiste tibétain, entre autres, Chöphel (1903-1951) fut avant tout un intellectuel anticonformiste (sa traduction en tibétain du Kama Sutra fit scandale). Le musée pâtit du dogmatisme politique chinois et de sa rhétorique.

La place vide au sud du Jokhang accueillait jadis les enseignements annuels du dalaï-lama durant Mönlam (fête de la Grande Prière, qui n’est plus célébrée aujourd’hui). Le circuit tourne ensuite au nord au niveau d’un poste de police pour regagner Barkhor Square.

mât de prière ; www.gdqpzhx.com ; 9h30-18h30

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