Achgabat

Avec de somptueux palais en marbre, d’étincelantes coupoles dorées et de vastes parcs soignés, Achgabat (la “ville de l’Amour” en arabe) est devenue la ville phare de la République quelque temps après son indépendance. C’est sans conteste l’un des lieux les plus étranges d’Asie centrale, voire du monde. Bâtie pour l’essentiel sur les revenus du pétrole et du gaz, elle continue à se transformer à vive allure. Des quartiers entiers y sont démolis au nom d’un progrès incarné par les monolithes de marbre blanc érigés sur leurs décombres.
Développée à l’origine par les Russes à la fin du XIXe siècle, Achgabat devint une ville-frontière prospère sur la ligne ferroviaire transcaspienne. Puis le 6 octobre 1948, à 1h du matin, un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter la raya de la carte en moins d’une minute, et plus de 110 000 personnes (les deux tiers de la population) périrent dans la catastrophe.
D’abord reconstruite dans le style soviétique, Achgabat semble aujourd’hui à mi-chemin entre Las Vegas et Pyongyang, avec ses fontaines grandioses, ses ministères staliniens et diverses statues et monuments censés contribuer à créer un sentiment d’unité et d’identité nationales. L’ambiance étonnamment détendue, les restaurants variés et les monuments incongrus en font un endroit plaisant où passer quelques jours et s’immerger dans l’étrangeté du présent avant de découvrir le reste du pays et son passé fascinant.

À voir, à faire

Centre-ville

Depuis l’indépendance, la ville a été remodelée par quartiers entiers et ne ressemble plus à la capitale provinciale d’il y a vingt ans.
Place de l’Indépendance L’immense place de l’Indépendance est entourée du palais du Turkmenbachi coiffé d’une coupole dorée, du ministère de l’Équité, du ministère de la Défense et du palais Ruhyyet, tous bâtis par la société Bouygues.
Statue de Lénine et ses environs  La statue de Lénine, dressée dans un petit parc près d’Azadi köçesi, est l’assemblage incongru d’un minuscule Lénine et d’un socle énorme et très couleur locale, le tout entouré de fontaines.
Musée des Beaux-Arts  Onéreux d’accès, le musée des Beaux-Arts occupe un bâtiment imposant, avec une grande rotonde, deux niveaux et une profusion de dorures. Il renferme de beaux exemples d’art soviéto-turkmène.
Musée du Tapis   Musée vaste et moderne, à la large façade de marbre blanc. Son prix d’accès élevé ne doit pas décourager les amateurs de ces célèbres exemples de l’artisanat turkmène.
Mosquée Azadi  Symbole de la politique étrangère plutôt que d’un intérêt religieux, la mosquée Azadi, semblables à la Mosquée bleue d’Istanbul, se dresse juste au sud de Magtymguly şayoli, à 600 m à l’est du croisement avec Turkmenbachi.

Berzengi

Au sud de Moskovsky şayoli commence l’univers surréaliste de Berzengi : un nouveau monde de tours en marbre blanc, de fontaines et de parcs dans une sorte de vide sidéral, notamment le long de la route de Berzengi (Archabil şayoli), jalonnée d’innombrables complexes hôteliers, de musées et de ministères.
Parc de l’Indépendance   L’Altyn Asyr, en forme de pyramide à l’extrémité nord du parc de l’Indépendance, serait la plus grande fontaine au monde.
Le monument de l’Indépendance du Turkménistan, surnommé “la Ventouse” par la communauté étrangère (pour d’évidentes raisons esthétiques), orne le même parc.
Palais du Savoir  Au sud du parc de l’Indépendance se dressent l’énorme palais du Savoir et sa coupole dorée, trois vastes bâtiments comprenant une bibliothèque, une salle de concerts et le musée du Turkmenbachi
Musée national   Tel un palais perdu dans un désert urbain, le Musée national occupe un emplacement privilégié devant le Kopet Dag. Il se compose de trois musées trop chers : le musée d’Histoire, le muséum d’histoire naturelle et d’ethnographie et le musée du Président.
Arche de la Neutralité  Derrière le Musée national se dresse le President Hotel, derrière lequel se trouve l’arche de la Neutralité. Elle fut érigée pour célébrer la belle unanimité du peuple turkmène pour la politique de neutralité du Turkmenbachi en 1998. Son véritable joyau est une statue dorée de Niazov, haute de 12 m, qui pivotait toute la journée en suivant le soleil.

Bazar Tolkoutchka

Jadis spectacle parmi les plus singuliers d’Asie centrale, le légendaire bazar Tolkoutchka d’Achgabat est devenu tristement méconnaissable depuis que le gouvernement l’a déplacé en 2010. Aujourd’hui aménagé dans de vastes hangars sans âme entourés de parkings, le nouveau Tolkoutchka, officiellement marché Altyn Asyr, a perdu l’âme commerçante et le charme chaotique d’autrefois. C’est dommage, même si les nouveaux locaux sont plus propres et protègent vendeurs et clients du soleil brûlant du désert.
L’animation atteint son comble les jeudis, samedis et dimanches entre 8h et 15h, mais le marché est ouvert chaque jour. Faites attention aux pickpockets. Le bazar se situe actuellement à quelque 10 km au nord d’Achgabat, approximativement 1 km après la nouvelle gare routière. La course en taxi revient à 4 M environ. Des bus desservent le bazar du coin de Magtymguly şayoli et de 1958 köçesi (1958 se situe à une rue à l’est de Turkmenbashi şayoli).

Mis à jour le : 17 mars 2015
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