Nouvelles expulsions aoutour du lac Boeung Kak à Phnom Penh

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Le ven 29 aoû 2008
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ven 29 aoû 2008 à 16:51 par
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Boeung Kak : un projet "illégal" selon Amnesty International

Amnesty International et le Centre pour le droit au logement et contre les expulsions (COHRE) demandent l’arrêt immédiat du pompage du lac par les autorités.
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Dans un communiqué daté du 27 août, les deux organisations dénoncent le caractère illégal, au regard de la législation cambodgienne et du droit international, des procédés utilisés par la société Shukaku, avec le soutien de la municipalité, pour expulser les riverains du lac.

« Le remplissage du lac devrait être immédiatement interrompu, en attendant qu’un programme en bonne et due forme, des compensations et des possibilités de relogement adaptées soient proposés aux 3 000 familles au moins qui sont affectées par ce projet. Sinon, cela pourrait être le début de la plus grande expulsion forcée de l’après-guerre au Cambodge » a déclaré Brittis Edman, responsable des recherches sur le Cambodge au sein d’Amnesty International.

L’accord entre la municipalité et la société privée Shukaku, signé en 2007, autorise l’exploitation du site sur 99 ans, en vue de la création d’une zone de commerces et de services de 133 hectares, destinée à la clientèle touristique.

Selon la Loi foncière de 2001, ce lac est en effet considéré comme un bien inaliénable de l’Etat, qui ne peut être concédé pour une période supérieure à 15 ans, pendant laquelle la fonction de ce bien ne peut être modifiée. Par ailleurs, aucun appel d’offre n’a précédé l’accord. Enfin, toujours en contradiction avec la législation cambodgienne, aucune évaluation de l’impact environnemental n’a été rendue publique au préalable.

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