Après 36 années de guerre civile, des accords de paix ont enfin été signés en décembre 1996 entre la guérilla et le gouvernement guatémaltèque. Refrain désormais trop connu dans cette partie du monde, les atrocités commises par les militaires et les paramilitaires ont été amnistiées. Les donneurs d'ordre et leurs sicaires peuvent parader en toute impunité, piétinant un peu plus les 200 000 morts et les milliers de disparus. À la férocité des autorités s'est ajoutée celle de la nature : tremblements de terre, éruptions volcaniques et cyclones n'ont pas épargné le Guatemala.
Ce pays n'en demeure pas moins une merveille, essentiellement grâce aux Mayas. Leurs costumes, différents dans chaque village, font de chaque marché un festival de couleurs. Ils créent un artisanat d'une grande beauté et ce sont eux qui cultivent chaque parcelle de ce pays, qu'ils soient surexploités dans les vastes fincas des gros propriétaires terriens ou qu'ils tentent de faire prospérer la petite milpa (plantation de maïs) qu'ils ont réussi à conserver en altitude. Les fabuleux vestiges de leurs ancêtres, tant à Tikal qu'à Coban, témoignent de l'ancienneté de la richesse culturelle de ce peuple.










