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Sanctuaire d’Asclépios

L'avis de l'auteur Lonely Planet

vestiges

Une courte marche au milieu des pins mène du théâtre aux vestiges du temple dédié au dieu de la médecine. Le premier édifice qui s’offre à la vue est l’imposant katagogeion, qui hébergeait pèlerins et patients. Le gymnase qui lui fait suite se double d’une vaste salle de banquet reconvertie par les Romains en odéon (pour les spectacles musicaux). C’est là que se tenaient les fêtes d’Asclépios.

Le chemin fait alors un coude pour longer le site des compétitions d’athlétisme lors des fêtes, le stade, sur votre gauche. On arrive ensuite, sur la droite, au fameux bâtiment circulaire qu’on appelle tholos (360-320 av. J.-C., en cours de restauration à notre visite), autrefois doté d’une double colonnade circulaire, dorique à l’extérieur, corinthienne à l’intérieur. L’interprétation des fondations situées au centre invite à croire que s’y déroulait certainement une rencontre quelque peu initiatique (il semble se dessiner un parcours en labyrinthe) entre les serpents du dieu guérisseur et les patients.

Au nord-est du site, les fondations du temple d’Asclépios et l’abaton voisin évoquent l’importante thérapeutique développée à Épidaure. Parmi les traitements de l’époque figuraient la diététique, les remèdes à base de plantes et, parfois, la chirurgie. Les remèdes administrés ici s’appuyaient sur l’influence de l’esprit sur le corps. Les patients commençaient, pense-t-on, par un entretien avec un prêtre qui vantait les pouvoirs d’Asclépios, puis on les faisait dormir dans l’abaton, où ils recevaient en rêve la visite du dieu, qui leur révélait en songe le traitement à suivre.

À l’est, le temple des dieux égyptiens révèle que le culte d’Asclépios pouvait être une adaptation du culte d’Imhotep, vénéré en Égypte pour ses pouvoirs de guérisseur.

site tarif plein/réduit 6/3 € ; 8h-19h

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