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Palais des Khans

L'avis de l'auteur Lonely Planet

palais

Ханский дворец  Lorsque Catherine II ordonna la destruction systématique des mosquées de Bakhtchissaraï au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, elle épargna ce palais, qu’elle trouvait “romantique”. S’il n’a pas l’imposante beauté de l’architecture islamique d’Istanbul, l’édifice ne manque pas de charme et constitue un élément majeur de la culture et de l’histoire de la Crimée. Ses ornements et ses minarets élaborés furent conçus au XVIe siècle par des architectes persans, ottomans et italiens. Il connut plusieurs reconstructions par la suite, mais il a conservé son aspect d’origine.

Passez sous le portail Demir Qapi (ou portail Alevizo, du nom de son concepteur italien, qui œuvra aussi sur des parties du Kremlin, à Moscou), de style Renaissance vénitienne et finement sculpté, pour entrer dans l’aile ouest et la salle du Divan, mal éclairée. Le khan et les nobles s’y réunissaient pour légiférer ou décider des guerres à mener.

De l’autre côté de la salle, la cour intérieure accueille deux fontaines. Avec son marbre blanc doré à la feuille, la fontaine dorée (1733) est sans doute la plus belle. À côté et plus réputée, la fontaine des Pleurs (1764) doit sa renommée à Alexandre Pouchkine. Il inaugura la tradition d’y déposer deux roses, une rouge pour l’amour et une jaune pour le chagrin (voir encadré p. 179).

Derrière le palais subsiste un seul des quatre harems, réservés aux épouses du khan. La tour du Faucon se dresse de l’autre côté de la cour.

Le cimetière des khans avoisine la mosquée. Au fond, dans le coin sud-est, le mausolée de Dilara Bikez contiendrait la dépouille d’une beauté polonaise qui ensorcela le khan.

vul Lenina 129 ; tarif plein/enfant et étudiant 60/30 uah ; 9h-17h30