Visite du Taj

L'avis de l'auteur Lonely Planet

Les jardins ornementaux ont été dessinés suivant le modèle moghol du charbagh (jardin persan classique) – un carré quadrillé de canaux, avec une plinthe en marbre au centre. Quand les fontaines ne coulent pas, le Taj se reflète dans les canaux.

Le Taj Mahal lui-même se dresse sur une plateforme en marbre surélevée à l’extrémité nord des jardins, dos à la Yamuna. Cette situation en hauteur ne laisse que le ciel en toile de fond, un coup de génie du concepteur. Des minarets blancs hauts de 40 m, purement décoratifs, ornent les angles du soubassement. Ils ne sont pas parfaitement perpendiculaires : ils pourraient avoir été construits légèrement penchés vers l’extérieur afin de ne pas s’effondrer sur le précieux Taj en cas de séisme – à moins que cette inclinaison ne soit à imputer à leur âge. La mosquée de grès rouge, à l’ouest, est un important lieu de culte pour les musulmans d’Agra. Le jawab, un bâtiment identique à l’est, fut érigé dans un souci de symétrie.

La structure centrale du Taj est faite de marbre blanc semi-translucide, sculpté de fleurs et incrusté de milliers de pierres semi-précieuses formant d’admirables motifs. Parfait hommage à la symétrie, les quatre façades identiques comportent d’impressionnantes voûtes ornées de rinceaux en pietra dura et de citations du Coran en jaspe incrusté. Quatre petits dômes sont disposés autour du dôme central.

Sous ce dernier se trouve le cénotaphe de Mumtaz Mahal, un faux tombeau élaboré, entouré de ravissants treillis de marbre incrustés de dizaines de variétés de pierres semi-précieuses. À côté, le cénotaphe de Shah Jahan, enterré ici sans cérémonie par son fils Aurangzeb en 1666, perturbe la symétrie du monument. La lumière pénètre dans la salle centrale par des claires-voies de marbre finement ciselées. Les véritables tombeaux de Mumtaz Mahal et de Shah Jahan reposent au sous-sol, dans une crypte fermée au public.

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