Bomarsund

L'avis de l'auteur Lonely Planet

ruines, forteresse

Après la guerre de 1808-1809, la Russie commença à construire cette grande structure militaire pour défendre ses positions les plus occidentales contre les Suédois. En 1854, la forteresse, inachevée au moment de la guerre de Crimée, tomba en deux jours sous les coups de canon des forces navales franco-britanniques, forçant la Russie à céder la place.

Les ruines s’étendent sur quelques kilomètres des deux côtés de la route. En face, sur Prästö, le petit musée Bomarsund expose des objets issus des fouilles.

Au cœur de l’ensemble se dressait une immense forteresse de brique renforcée par des blocs octogonaux, qui abritait la ville de garnison, protégée par des remparts qui devaient à terme être flanqués de 15 tours fortifiées. De l’autre côté du pont, Prästö devint l’île des morts de Bomarsund, avec un hôpital militaire et des cimetières grec orthodoxe, juif, musulman et chrétien. Les chantiers attirèrent des maçons, des artisans et des soldats de tout l’Empire russe.

Avec le fort principal (Huvudfästet), les trois tours achevées sur les quinze impressionnent fortement le visiteur, notamment la tour de Brännklint avec ses murs balafrés par des boulets de canon et les tirs de balles. Face aux gigantesques fondations de Nya Skarpans, la ville de garnison aujourd’hui habitée par les fourmis et les papillons, il est difficile de rester indifférent.

www.bomarsund.ax.018-44032 ; entrée sur don ; 10h-17h lun-ven juin-août, plus 10h-17h sam-dim juil

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