Place Kléber

L'avis de l'auteur Lonely Planet

point de repère

Au centre de cette grande place trône une statue du général Kléber (ses cendres sont conservées dans le socle), natif de la ville, qui s’illustra lors de la campagne d’Égypte aux côtés de Bonaparte. Debout, Kléber tient dans une main la lettre de l’amiral anglais Keith qui lui enjoint de quitter l’Égypte. La place est entourée d’édifices d’époques et de styles divers et accueille de nombreux événements. Au n°30, le bâtiment en pierre de taille (1748), maison du célèbre orfèvre Jean-Louis Imlin, est un bel exemple du rococo strasbourgeois.

De l’ambitieux programme d’urbanisation proposé au XVIIIe siècle par l’architecte Jacques-François Blondel (1705-1774), seul l’Aubette, au nord de la place, fut achevé. Cet édifice aux lignes néoclassiques (1770) avait à l’origine pour fonction d’abriter le corps de garde, qui recevait les ordres à l’aube (d’où son nom). À partir de 1868, il accueillit le premier musée municipal de peinture, détruit lors d’un incendie en 1870. Des médaillons de musiciens célèbres furent ajoutés sur la façade en 1875. Dans les années 1920, l’architecte Theo Van Doesburg et les artistes Sophie Taeuber-Arp et Hans (Jean) Arp transformèrent l’aile droite en un complexe dédié aux loisirs (salle de danse, bar, cinéma…), aménagé d’après les théories esthétiques du mouvement De Stijl. Les décors, trop avant-gardistes, furent recouverts à la fin des années 1930… avant d’être restaurés. On peut aujourd’hui visiter l’Aubette 128, qui permet de voir les aménagements d’origine. Le reste du bâtiment est occupé par un petit centre commercial.

31 pl. Kléber03 68 98 50 00 ; musees.strasbourg.eu ; entrée via le passage Sophie-Taeuber-Arp ; audioguide gratuit ; 14h-18h mer-sam

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