Ville intérieure

L'avis de l'auteur Lonely Planet

architecture

Passée la Porte haute, au n°57 de la Grand’Rue, la cour du Bailli est désormais celle d’un hôtel. Elle mérite cependant le coup d’œil : la maison a conservé des galeries et escaliers du XVIIIe siècle. L’aile droite date de 1582. Au n°44 de la même rue, se trouve l’un des plus beaux cadrans solaires d’Alsace, daté de 1711. La maison située au 55 rue des Vignerons abritait la cour dîmière (lieu où était entreposé l’impôt en nature). Elle est percée de deux portes datant du XVIe siècle : une porte charretière en plein-cintre avec l’emblême des laboureurs et les armes de Bergheim ; une porte piétonne au riche décor sculpté. Construite entre 1860 et 1863, sur l’emplacement de synagogues médiévales antérieures, l’ancienne synagogue (17-19 rue des Juifs) est aujourd’hui un centre culturel (le lieu a été désacralisé faute de pratiquants). On peut y admirer une remarquable mosaïque, découverte en 2006, qui atteste de la construction de la cité sur un ancien camp romain. L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, de style gothique, fut consacrée en 1347. En 1817, la nef a été profondément remaniée : des colonnes toscanes et des arcades en plein cintre ont remplacé les éléments médiévaux. Cependant, le chœur, le clocher et un portail sculpté subsistent de cette époque, ainsi que des fresques et des statues en bois polychrome.

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