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Hiei-zan et Enryaku-ji

L'avis de l'auteur Lonely Planet

temples bouddhiques

延暦寺. Posté sur le sommet de l’Hiei-zan (la montagne qui domine l’horizon dans le nord-est de la ville), l’ensemble de temples de l’Enryaku-ji est un monde en soi, composé d’édifices et de forêts sombres, qui semble à mille lieues du tohu-bohu de la ville. Une visite ici peut être l’occasion d’une demi-journée de randonnée, avec des pauses dans des temples d’une grande importance historique.

L’Enryaku-ji fut fondé en 788 par Saichō, le moine qui établit l’école Tendai, connu aussi sous le nom de Dengyō-daishi. Même si l’école ne fut reconnue par l’empereur qu’en 823, après la mort de Saichō, le temple prit de l’importance dès le VIIIe siècle. À son apogée, l’Enryaku-ji possédait quelque 3 000 bâtiments et une armée de plusieurs milliers de sōhei (moines guerriers). En 1571, Oda Nobunaga considéra le pouvoir du temple comme une menace à son objectif d’unifier la nation, et il détruisit la majeure partie des bâtiments sans épargner les moines qui se trouvaient à l’intérieur. Aujourd’hui, seuls trois pagodes et 120 temples de moindre importance demeurent.

L’ensemble architectural est divisé en trois sections : Tōtō, Saitō et Yokawa. Le Tōtō (section de la pagode de l’est) comprend le Kompon Chū-dō (premier pavillon central), qui est le bâtiment le plus important. Les flammes des trois lampes du dharma, au pied de l’autel, sont allumées depuis plus de 1 200 ans. Le Daikō-dō (grande salle d’enseignement) abrite les statues en bois, grandeur nature, des fondateurs de diverses écoles de bouddhisme. Cette partie du temple est destinée aux touristes en voyage organisé, et dispose de grands parkings asphaltés.

Dans le Saitō (section de la pagode de l’ouest) se dresse le Shaka-dō (1595), qui renferme une sculpture rare du Bouddha Shaka Nyorai (le Bouddha historique). Du Saitō, des allées pavées sillonnent la forêt, menant à des temples enveloppés de brume. De temps à autre, la réverbération étouffée d’un gong confère à ce lieu une atmosphère mystérieuse. Gardez le billet que vous avez reçu à la section Tōtō, il se peut qu’on vous le demande ici.

Le Yokawa, à 4 km par le bus du Saitō, ne présente guère d’intérêt. Le Chū-dō, ici, fut bâti à l’origine en 848. Il fut détruit par des incendies plusieurs fois et subit de nombreuses reconstructions (la dernière en date en 1971). Si vous prévoyez de visiter ce secteur, ainsi que le Tōtō et le Saitō, accordez-vous une journée entière pour une exploration en profondeur.

; 4220 Honmachi, Sakamoto, Sakyō-ku ; 700 ¥ ; 8h30-16h30, 9h-16h en hiver ; bus de Kyōto, dépôt d’Enryakuji, bus Keihan, dépôt d’Enryakuji

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