Moscou : Culture

Art et architecture

La capitale russe est une source inépuisable de découverte et d’étonnement pour les amateurs d’art et d’architecture. Sur le plan visuel, Moscou ne manque pas d’attraits, entre les incroyables architectures baroques moscovites et pseudo-russes et les collections mondialement connues d’art russe et impressionniste. Aujourd’hui, un vent nouveau d’énergie créatrice souffle sur la capitale, où artistes et architectes s’essayent à intégrer le nouveau à l’ancien dans cette cité intemporelle.

Arts visuels

L’art est omniprésent à Moscou. Preuve en est l’ouverture de deux nouveaux musées d’icônes, l’agrandissement du musée des Beaux- Arts Pouchkine et les innombrables galeries d’art contemporain qui remplacent les anciens sites industriels.
Icônes Jusqu’au XVIIe siècle, les icônes étaient la principale forme d’art en Russie. Peintes à l’origine par les moines en guise d’exercice spirituel, ces images sont destinées à l’adoration des saints personnages qu’elles représentent. On leur prête parfois le pouvoir de porter chance, d’exaucer les voeux et même d’accomplir des miracles. Le plus souvent, elles ornent l’iconostase des églises.

Architecture

Les rues de Moscou racontent l’histoire de la Russie : églises, hôtels particuliers, théâtres et hôtels sont autant de témoins de périodes clés. Malgré une tendance toujours actuelle à la démolition puis à la reconstruction, Moscou a réussi à conserver un nombre impressionnant de joyaux architecturaux.

Littérature et cinéma

De toutes les richesses culturelles de la Russie, la littérature et le cinéma sont certainement les plus connues. Les grands classiques, Guerre et Paix de Léon Tolstoï ou le Cuirassier Potemkine de Sergueï Eisenstein, sont des chefs d’oeuvre qui suscitent une admiration internationale qui ne se dément pas avec les années. Les oeuvres russes contemporaines sont peut-être parfois moins connues, mais l’éclectisme qui règne aujourd’hui dans la capitale continue à stimuler l’innovation et la création d’une littérature et d’un cinéma novateurs portant un regard aiguisé sur la société.

Littérature

L’amour de la littérature est un pilier de la culture russe. Lancé sur le sujet, n’importe quel Russe est intarissable et peut citer sans hésitation les grands classiques. Depuis la fin de la censure soviétique, les gens de lettres explorent leur nouvelle liberté, et de nouveaux auteurs émergent, se frottant à tous les genres littéraires, du roman historique à la sciencefiction.

Cinéma

La colline d’Hollywood a le lion de la MGM, le mont des Moineaux a “L’Ouvrier et la Kolkhozienne”, sculpture socialiste emblématique et logo reconnaissable entre mille de Mosfilm, le plus grand studio de cinéma de Russie qui a joué un rôle déterminant dans le développement du cinéma soviétique et russe.

Arts du spectacle

Moscou a toujours été réputée pour sa grande richesse culturelle, entre classique et avant-garde. Côté classique, qu’il s’agisse d’un opéra de Tchaïkovski ou d’une pièce d’Ostrovski, les spectacles sont parmi les meilleurs (et les moins chers) du monde. Mais la nouvelle Russie n’est pas en reste, et expérimente de nouvelles formes d’art et de spectacles. Musique hippie ou théâtre expérimental, ce Moscou alternatif vit déjà dans la Russie de demain.

Musique

Le classique ne se démode jamais. La musique ne fait pas exception à Moscou, où les compositeurs classiques Moussorgski, Stravinsky et surtout Tchaïkovski sont toujours joués presque quotidiennement dans les salles de concert, dont l’atmosphère un peu guindée est vite éclipsée par la vir tuosité des musiciens et la magie intemporelle des compositions. Mais il n’y a pas que le classique à Moscou : rock, blues, jazz sont partout, sans oublier funk, ska, house, hip hop, trip-hop et bien d’autres styles.

Ballet et Danse

En Russie, le ballet à la française s’est combiné au folklore et aux danses paysannes russes. Dans sa volonté d’occidentaliser la Russie, Pierre le Grand invita des artistes français à venir enseigner cette nouvelle forme d’art. En 1738, le maître de danse Jean-Baptiste Landet établit une école au Palais d’hiver de Saint-Pétersbourg, qui deviendra plus tard la célèbre école de chorégraphie Vaganova. La compagnie d’opéra et de ballet du Bolchoï fut fondée en 1776.
Cependant, celui que l’on considère comme le véritable père des ballets russes est Marius Petipa (1819-1910), danseur et chorégraphe français qui fut d’abord danseur étoile, puis premier maître de ballet du Théâtre impérial de Saint-Pétersbourg. Il produisit plus de 60 ballets, dont La Belle au bois dormant et Le Lac des cygnes.
Au début du XXe siècle, les ballets russes de Serge Diaghilev émerveillèrent l’Europe. Les décors, totalement inédits et créés par des artistes peintres tels qu’Alexandre Benois, Mikhaïl Larionov, Natalia Gontcharova et Léon Bakst, surprenaient et charmaient le public.

Théâtre

Le théâtre Maly, le plus ancien de Moscou, fut fondé en 1756, sur décret de l’impératrice Élisabeth Ire. Mais cet art ne commença à s’épanouir réellement que sous le règne de Catherine la Grande, qui fonda l’Administration impériale du théâtre et écrivit elle-même plusieurs pièces. À cette époque, Denis Fonzivine écrivit Le Brigadier (1769) et Le Mineur (1791), deux comédies satiriques toujours jouées aujourd’hui.

Cirque

Alors que les cirques occidentaux rapetissent et se raréfient, leurs homologues russes ressemblent toujours à ceux des contes pour enfants : des chevaux caracolent avec des acrobates sur leur dos, des tigres et des lions rugissent, des fildeféristes donnent le frisson et des clowns font les pitres. Pas étonnant que le cirque demeure très populaire en Russie : près de la moitié des Russes y vont une fois par an.

Mis à jour le : 24 juin 2013
Vizeat

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