Argentine : Comment circuler

Se déplacer en Argentine

Avion

  • La compagnie nationale, Aerolíneas Argentinas, offre le plus grand nombre de vols – elle n’est pas nécessairement meilleure que ses concurrents.
  • LATAM, Andes et Líneas Aéreas del Estado (LADE), le service de transport de passagers de l’armée de l’air, proposent également des vols intérieurs.
  • Norwegian Air projetait d’ouvrir des lignes intérieures lors de nos recherches.
  • Plusieurs nouvelles lignes low cost prévoyaient également d’établir des liaisons entre les provinces, ce qui devrait faire évoluer la façon de voyager en Argentine.
  • Mieux vaut réserver tôt, surtout pour les vacances de Noël, de janvier et février, de Pâques et de juillet, car la demande peut être forte sur les vols intérieurs.
  • À Buenos Aires, la quasi-totalité des vols intérieurs se posent à l’Aeroparque Internacional Jorge Newbery (011-5480-6111 ; Av Rafael Obligado), situé au nord du centre.
  • Sachez que les vols intérieurs argentins font fréquemment l’objet d’annulations, de retards ou d’autres perturbations. Prévoyez un laps de temps suffisant pour les correspondances serrées – par exemple, une journée de battement entre un vol intérieur et un vol international.

 

Bateau

  • Le bateau n’est pas un mode de transport répandu en Argentine. Il existe toutefois des liaisons internationales régulières depuis/vers l’Uruguay et le Chili (via la région des lacs). Au départ d’Ushuaia, des tour-opérateurs organisent des croisières sur le canal de Beagle, en Terre de Feu.
  • De nombreuses excursions dans le delta du Río de la Plata sont proposées depuis Tigre, dans la région de Buenos Aires.

 

Bus

  • Les voyageurs se familiariseront rapidement avec l’excellent réseau argentin. Les bus longue distance ( micros), qui constituent le moyen de transport le plus usité par les habitants, sont sûrs (en particulier les véhicules de 1re classe), rapides et étonnamment confortables – voire luxueux.
  • Les bagages encombrants (étiquetés par le personnel) sont placés en soute. Pour un long trajet (entre Buenos Aires et Mendoza, par exemple), le bus de nuit est idéal. Vous économiserez ainsi une nuit d’hébergement et ne gâcherez pas une journée dans les transports.
  • Les villes possèdent en général une gare routière centrale, où les différentes compagnies ont un guichet. Certaines affichent bien en évidence les tarifs et les horaires. Le prix et l’heure de départ figurent toujours sur le billet. Dans les gares suffisamment importantes – ou à proximité –, on trouve habituellement des toilettes, une consigne, des stands de restauration rapide, des kiosques et des marchands de journaux. Dans les villes touristiques, il y a aussi souvent un comptoir d’information à destination des visiteurs. À l’exception notable d’El Calafate, vous ne risquez guère d’être harcelé par des rabatteurs ou d’autres personnages importuns.
  • Plusieurs sites Internet vendent des billets de bus longue distance (sans commission). Consultez notamment : Plataforma10, Central de pasajes et Omnilineas.
  • Certains bus longue distance se font plus rares face à la concurrence des vols low-cost.

 

Classes et tarifs

  • La plupart des compagnies possèdent des véhicules modernes équipés de sièges confortables, avec vitres panoramiques, climatisation, TV, toilettes (prévoyez du papier). Parfois, du café et des encas sont servis à bord.
  • Lors des trajets de nuit, cela vaut la peine de dépenser quelques pesos supplémentaires pour un coche cama (bus-couchette). Les sièges, larges et très confortables, s’inclinent presque à l’horizontale. Pour encore plus de luxe, l’ejecutivo (classe affaires) est disponible sur quelques trajets très empruntés. Moins luxueux, les sièges en semi-cama (demicouchette) restent très acceptables. Les voyageurs au budget serré opteront pour la classe común (ordinaire), la moins chère. Pour les trajets de moins de 5 heures, vous n’aurez généralement pas le choix et monterez à bord d’un común ou d’un semi-cama, ce qui convient pour la distance.
  • Les tarifs varient beaucoup selon la saison, la classe et la compagnie. Les liaisons en Patagonie sont en général les plus chères. De nombreuses compagnies acceptent les paiements par carte bancaire.

 

Réservations

  • En temps normal, il n’est en principe pas nécessaire d’acheter son billet à l’avance, sauf pour voyager en coche cama le vendredi entre deux grandes villes. En période de vacances, par exemple de fin décembre à fin février, et en juillet et août, mieux vaut réserver aussi tôt que possible car il y a beaucoup de monde sur les routes. Dès que vous arrivez quelque part, en particulier s’il s’agit d’une localité mal desservie, renseignez-vous sur les possibilités pour rejoindre votre prochaine destination et organisez-vous.
  • Quand la gare routière se trouve à la périphérie de la ville, il y a généralement dans le centre des agences qui vendent des billets sans commission.

 

Services saisonniers

  • La région des lacs et le nord de la Patagonie sont bien desservis en été (novembre à mars). De nombreux minibus assurent alors les liaisons entre les campings, les lacs, les départs de sentier et d’autres endroits touristiques. Hors saison, en revanche, ces services sont considérablement restreints.
  • En Patagonie, la célèbre RN 40, ou Ruta Nacional 40 (Route 40), était autrefois non revêtue et très peu fréquentée. Elle est aujourd’hui en grande partie goudronnée (un 4x4 reste utile pour les routes annexes). Les transports publics demeurent rares ; il s’agit principalement de “circuits” en minibus, chers et ne circulant que l’été.

 

En stop

  • Le stop n’est jamais totalement sûr et nous ne le recommandons pas. Les voyageurs qui optent pour ce mode de déplacement doivent savoir qu’ils prennent des risques, faibles mais néanmoins sérieux. Ils seront plus en sécurité en voyageant à deux. Dites toujours à quelqu’un où vous projetez d’aller.
  • Néanmoins, l’Argentine est sans doute, avec le Chili, le pays d’Amérique du Sud qui se prête le mieux au stop (hacer dedo). La principale difficulté est que les voitures particulières sont souvent pleines à craquer, mais on peut tenter sa chance avec les camions. Une solution consiste à trouver les estaciones de servicio (stations-service) à la sortie des grandes villes et à demander aux chauffeurs qui font le plein.
  • En Patagonie, l’importance des distances et la rareté des véhicules laissent présager de longues attentes : il convient de se munir de vêtements chauds, d’un coupe-vent et d’eau.
  • Une pancarte augmente les chances d’être pris, surtout si on y inscrit quelque chose comme visitando Argentina de Canada (“Je viens du Canada et je visite l’Argentine”), plutôt qu’une simple destination. Les Argentins s’intéressent beaucoup aux étrangers.

 

Train

  • Durant des années, le nombre de trains longue distance a été considérablement réduit en Argentine ; des lignes ont rouvert dernièrement.
  • Le site Internet The Man in Seat 61 constitue une bonne source d’informations (en anglais).
  • Consultez également le site officiel Sofse.
  • Les trains desservent presque toute la province de Buenos Aires et quelques provinces voisines. En période de vacances, il est impératif de réserver.
  • Le train est généralement moins cher que le bus, mais aussi plus lent. En outre, les villes desservies sont moins nombreuses.
  • Vous trouverez des voitures-couchettes pour les liaisons longue distance.
  • Les amoureux du rail essaieront de prendre La Trochita, un train à voie étroite qui parcourt 20 km d’Esquel à Nahuel Pan.
  • Autre train de légende, le très touristique Tren a las Nubes (“Train vers les nuages”) de Salta suit un parcours spectaculaire et traverse un canyon désertique à 4 220 m au-dessus du niveau de la mer (sa ponctualité est relative).
  • Enfin, le Tren Patagónico (www.trenpatagonico-sa. com.ar) parcourt une ligne splendide entre Bariloche et Viedma.

 

Transports urbains

Bus

  • En Argentine, les bus locaux, appelés colectivos, sont connus pour cracher des nuages de fumée noire tout en roulant à tombeau ouvert. Toutefois, une fois que l’on a compris le système, c’est un bon moyen de circuler et de découvrir les grandes villes. Chaque bus porte un numéro et généralement un panneau affichant sa destination finale – à bien vérifier car, dans les grandes agglomérations en particulier, certains bus portant le même numéro desservent des itinéraires légèrement différents. N’hésitez pas à demander : ¿Va este colectivo al centro/a la playa? (“Ce bus va au centre-ville/ à la plage ?”), par exemple.
  • Certains bus urbains se payent en pièces, à la montée.
  • Dans les grandes villes, comme Buenos Aires, Mendoza ou Mar del Plata, vous devrez vous procurer des cartes de bus rechargeables, en vente en kiosque. Les cartes Sube peuvent être utilisées dans plusieurs villes.
  • Si vous êtes dans une localité pour peu de temps, la plupart des Argentins utiliseront volontiers leur carte pour vous si vous leur proposez de payer le trajet.

 

Métro

  • Seule Buenos Aires dispose d’un métro, le Subte, qui constitue le moyen le plus rapide et le moins cher de se déplacer dans le centre.

 

Taxi et remís

  • Les gens de Buenos Aires empruntent beaucoup les taxis, munis de compteurs numériques et bon marché. L’usage du compteur est généralisé dans la capitale, mais pas partout ailleurs : il est conseillé de convenir d’un prix à l’avance.
  • Les remises sont des radio-taxis banalisés et généralement dépourvus de compteur, qui facturent un tarif fixe (comparables à ceux des taxis classiques), établi en fonction de zones. Vous pouvez en commander un depuis un hôtel, un restaurant ou tout autre service.
  • Là où les transports publics sont rares, il est possible de louer un taxi ou un remís à la journée. C’est une solution pratique et économique pour un groupe, surtout pour visiter une région. Négociez toujours le tarif au préalable.

 

Vélo

  • Il est tout à fait possible de visiter l’Argentine à vélo. C’est un bon moyen d’éviter les contraintes des transports publics, de voir le pays de près et de faire des rencontres.
  • Les vélos de course conviennent pour les routes goudronnées. Toutefois, les chaussées sont souvent étroites et pas toujours bien entretenues. Mieux vaut opter pour un VTT (todo terreno), plus commode, plus sûr et bien adapté aux pistes non asphaltées et à l’important réseau de routes gravillonnées.
  • Les bicyclettes argentines progressent en qualité, mais ne valent pas encore celles que l’on trouve en Europe.
  • Le voyage à vélo présente plusieurs inconvénients majeurs. D’une part le vent qui, en Patagonie, impose parfois un rythme d’escargot. Trouver de l’eau peut aussi être compliqué dans certaines régions. En dernier lieu, la circulation automobile représente un véritable danger pour les cyclistes, en particulier sur les routes à deux voies du pays, peu larges et rectilignes. Portez un casque et équipez-vous de manière à être le plus visible possible.
  • N’oubliez pas le matériel de réparation et les pièces de rechange. Il est plus facile de se procurer de bonnes cartes une fois sur place (notamment à Buenos Aires). Toutefois, même avec les meilleures cartes, faites-vous toujours confirmer votre itinéraire et renseignez-vous sur l’état des routes.
  • Des vêtements chauds, un coupe-vent et un abri sont indispensables en Patagonie.
  • Certaines petites routes sont très peu fréquentées.

 

Voiture et moto

Le territoire argentin est si vaste que malgré l’excellent réseau de transports publics, de nombreux lieux ne sont accessibles qu’avec un véhicule privé. C’est le cas en Patagonie, où les distances sont grandes et les bus rares.

Permis de conduire et autres documents

  • Outre votre permis national, vous pouvez vous munir d’un permis international. Toutefois, les agences de location ne vous le réclameront probablement pas.
  • Si vous conduisez un véhicule étranger, vous devrez produire le certificat émis par la douane lors des contrôles de police.

 

Assurance

  • Une assurance automobile est obligatoire en Argentine. La police vous demandera de présenter une attestation à chaque contrôle. Les prix restent raisonnables.
  • Si vous prévoyez d’aller dans un pays voisin, vérifiez que la voiture reste assurée (il faut payer un supplément).
  • Les compagnies Mapfre et l’ACA sont dignes de confiance.
  • Au-delà de l’assurance du véhicule, vérifiez que vous êtes bien couvert pour les dommages que vous pourriez subir ou occasionner à un tiers en conduisant pendant votre voyage dans le cadre d’un contrat de responsabilité civile – on pourra vous demander de présenter une attestation lors des contrôles de police.

 

Code de la route et sécurité

  • En Argentine, la conduite est parfois sportive et un certain nombre d’automobilistes tendent à ne pas respecter les limitations de vitesse, les panneaux routiers, voire les feux de signalisation.
  • Il est bien plus plaisant de conduire en dehors des agglomérations.
  • Évitez dans la mesure du possible de rouler la nuit, quand les risques sont plus grands de heurter une vache ou tout autre animal engagé sur la route en quête d’un peu de chaleur.
  • Munissez-vous de balises de sécurité (balizas) et d’un extincteur (matafuego). Les sièges du conducteur et des passagers doivent être équipés d’un appuie-tête.
  • Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire, tout comme celui du casque à moto – même si la réglementation n’est pas toujours respectée.
  • Les patrouilles de police sont rares sur les axes de circulation. En revanche, des contrôles sont opérés au niveau des grands carrefours ou sur le bord des routes. Ils impliquent un examen méticuleux des papiers et du véhicule. Certains fonctionnaires peu scrupuleux y voient une manière d’obtenir un pot-de-vin. Si vous n’êtes pas sûr de vos droits, vous pouvez dire poliment que vous allez prendre contact avec votre ambassade ou votre consulat. Si vous préférez aller vite, demandez “¿Puedo pagar la multa ahora?” (“Est-ce que je peux régler l’amende tout de suite ?”).

 

Carburant

  • On trouve assez facilement des stations-service (estaciones de servicio) pour se ravitailler en essence (nafta). Évitez le carburant ordinaire (común), de piètre qualité ; prenez plutôt du super ou du premium.
  • Surveillez bien votre jauge quand vous vous éloignez des grandes villes. En Patagonie, il est plutôt judicieux d’avoir un bidon de secours.

 

Location

  • Pour louer une voiture, vous devez avoir au moins 21 ans, et posséder une carte bancaire et un permis de conduire de votre pays valide.
  • Lors de la location, vérifiez bien le nombre de kilomètres inclus. Il existe des forfaits kilométrage illimité, mais ils peuvent être beaucoup plus chers. Selon votre destination, ils ne seront pas nécessairement intéressants. Il est souvent préférable de réserver une voiture avant de partir auprès d’une compagnie internationale connue. Regardez aussi en ligne sur www.despegar.com.
  • Bariloche est l’une des villes où la location est la moins chère ; c’est un bon endroit pour trouver une voiture si vous allez en Patagonie, notamment. Moyennant des frais supplémentaires, il peut être possible d’aller au Chili avec une voiture de location.
  • Pour louer une moto, vous devez être âgé de 25 ans révolus. À Buenos Aires ou Neuquén, adressez-vous à Motocare (011-4761- 2696 ; Esteban Echeverria 738, Vicente López), qui propose des Honda Transalps 700. Emportez un casque et votre équipement. N’envisagez pas de conduire dans les grandes villes.
  • Si vous souhaitez circuler entre l’Argentine et le Chili, sachez que la plupart des loueurs demandent la restitution de la voiture dans le pays d’origine.
  • Lors des contrôles de police, vous devrez présenter le certificat d’immatriculation (la tarjeta verde, “carte verte”) du véhicule. Vérifiez bien qu’il se trouve dans la boîte à gants au moment de la location.

 

Achat

  • Il n’est pas simple d’acheter un véhicule pour un étranger en Argentine. Il faut en général une adresse de résidence permanente et un CDI (numéro d’imposition) ; en outre, vous devrez payer le véhicule en espèces.
  • Pour acquérir un véhicule d’occasion, vous devrez vous rendre avec le vendeur dans un bureau spécial afin d’effectuer le transfert de titre de propriété. Assurez-vous que tout – licences, amendes et taxes – a bien été payé.

 

Mis à jour le : 26 mars 2019

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