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Idées de voyage

Quoi de neuf à Istanbul ?

Mis à jour le : 9 février 2017

Carte

Des restaurations d'endroits magnifiques, des nouveaux musées... Voici de quoi vous donner envie de découvrir ou redécouvrir Istanbul.

1. Une église : Restauration de Sainte-Sophie

Il aura fallu 17 ans pour mener à bien les travaux de restauration de Sainte-Sophie sous les auspices de l’Unesco. Aujourd’hui, la basilique byzantine a enfin recouvré sa splendeur d’antan.
Les spectaculaires lustres ottomans ont été raccrochés ; une mosaïque représentant un séraphin a été mise au jour ; et les mausolées des sultans attenants ont été restaurés et ouverts au public. Parmi les nombreux monuments importants d’Istanbul, ce vénérable édifice – commandé par l’empereur byzantin Justinien, consacré en tant qu’église en 537, transformé en mosquée par Mehmet II le Conquérant en 1453 et déclaré musée par Atatürk en 1935 – surpasse les autres par son architecture novatrice, son riche passé, son importance religieuse et son extraordinaire beauté.
Plus d'informations sur www.ayasofyamuzesi.gov.tr ; adulte/moins 12 ans : 25 € /gratuit ; 9h-18h mar-dim mi-avril à sept, 9h-16h oct à mi-avril.

2. Un centre d'Art contemporain : SALT

Aménagés dans des bâtiments anciens reconvertis de façon ingénieuse, les centres SALT de Galata et de Beyoğlu ont rejoint le nombre grandissant à Istanbul d’institutions privées dévolues à l’art contemporain. Tous deux ne manquent pas d’allure.
Le SALT Galata occupe le superbe bâtiment de l’ancienne Banque ottomane, conçu par Alexandre Vallaury (architecte ottoman d’origine levantine) en 1892. Ce centre d’avant-garde comprend un espace d’exposition, mais aussi un auditorium, une bibliothèque d’ouvrages d’art, un café, ainsi qu’un restaurant chic perché sur le toit-terrasse.
Trois étages d’expositions, une librairie, un cinéma et un café font du SALT Beyoğlu un centre presque aussi impressionnant que celui de Galata. Dans un ancien immeuble résidentiel des années 1850, il présente des oeuvres d’artistes locaux et internationaux, connus et émergents.
Plus d'informations sur www.saltonline.org/en ; 12h-20h du mardi au samedi, 10h30-18h le dimanche.

3. Un ovni : le Musée de l’Innocence

S’agit-il vraiment d’un musée ou d’une oeuvre d’art conceptuelle ? À vous d’en juger en visitant ce lieu créé par Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature en 2006, comme prolongement de son roman éponyme. 
Aménagé dans une maison du XIXe siècle, il cherche à évoquer et à reproduire des aspects du roman de Pamuk, Le Musée de l’innocence (Gallimard, 2011), à travers des objets exposés dans des vitrines classiques. Il renferme aussi des installations d’une étrange beauté, comme le mur présentant les 4 213 mégots de cigarettes prétendument fumées par Füsun, l’héroïne du livre.
Plus d'informations sur www.masumiyetmuzesi.org ; 10h-18h de mardi à dimanche, 10h-21h le vendredi.


Orhan Pamuk dans son musée de l'Innoncence - Photo Masumiyet Müzesi 

4. Un hammam : Ayasofya Hürrem Sultan Hamamı

Après trois ans de travaux de grande ampleur, le splendide hammam de Roxelane (XVIe siècle) a rouvert ses portes en 2011. Le résultat est splendide. Aux bâtiments sobres de Sinan, s’ajoute un luxe moderne et discret. Les bains séparés pour hommes et femmes comportent chacun un beau soğukluk (vestibule), entouré de cabines de bois. Relativement chers, les soins sont excellents et la propreté, irréprochable. Comptez 70 € pour le soin de base de 35 minutes, qui comprend un gommage et un massage avec savon ; le savon à l’huile d’olive et un kese (gant de gommage) sont inclus.
Par beau temps, un café-restaurant ouvre sur la terrasse. Informations sur www.ayasofyahamami.com.

5. Un hôtel : Pera Palace Hotel

On peut à nouveau passer la nuit dans l’hôtel le plus célèbre d’Istanbul, le Pera Palace Hotel, qui a refait peau neuve et comprend notamment un bar, une pâtisserie, un salon de thé et un restaurant.
Selon sa publicité lors de son ouverture, l’hôtel bénéficiait d’un “emplacement parfaitement sain, en hauteur et isolé sur les quatre côtés”, et “surplombant la Corne d’Or et Stamboul”. Parmi ses hôtes figurèrent Agatha Christie, qui aurait écrit Le Crime de l’Orient-Express dans la chambre n°411 ; Mata Hari, qui fréquenta certainement le bar élégant aux charmants vitraux ; et Greta Garbo, qui occupa l’une des suites spacieuses.
Plus d'informations sur www.perapalace.com.

6. Un musée : Galata Mevlevi

Cette tekke (loge de derviches) du XVe siècle sise à Galata renferme désormais un passionnant musée consacré à l’histoire et à la culture de la confrérie des Mevlevis, l’ordre des derviches tourneurs. Les ordres derviches furent interdits dans les premiers jours de la République turque en raison de leur conservatisme religieux. Malgré la levée de l’interdiction, İstanbul ne compte que quelques tekke en activité, dont celle-ci.
Plus d'informations sur www.mekder.org ; 5 € ; 9h-16h30 du mardi au dimanche.
 
Photo : Aya Sofia, Mikel Iturbe Urretxa


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