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Idées de voyage

Première fois au Brésil, guide express

Texte par

Kevin Raub

Mis à jour le : 24 septembre 2019

Carte

Des paysages de carte postale, un kaléidoscope de cultures, une biodiversité à faire tourner la tête, une existence rythmée par une joie de vivre et une insouciance permanentes : bienvenue au Brésil !


Occupant une bonne partie de l’Amérique du Sud, le cinquième pays le plus grand du monde s’étend du bassin de l’Amazone  – la plus vaste forêt tropicale de la planète – jusqu’aux pampas du Rio Grande do Sul, tout à fait au sud, avec, s’étirant entre les deux, 7 500 km de plages de sable baignées de soleil.

C’est sans doute pour ce littoral paradisiaque que le Brésil est le plus connu. Il possède toutefois bien d’autres atouts : des jungles luxuriantes, des villages coloniaux, une faune sauvage sans pareille, des restaurants délicieux, une vie nocturne endiablée, sans compter des chutes d’eau, des canyons, des montagnes et des paysages de dunes d’une beauté à couper le souffle…

Contrairement à ses voisins sud-américains marqués par la colonisation espagnole, le Brésil doit sa langue et une grande partie de sa culture au Portugal, dont les explorateurs arrivèrent au XVIe siècle dans une contrée alors occupée par des populations indigènes regroupant entre deux et quatre millions de personnes. Des vagues d’immigration successives en provenance d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient vinrent par la suite façonner et enrichir l’identité nationale. Aujourd’hui, avec près de 200 millions d’habitants, le Brésil est l’une des nations les plus métissées de la planète.

Un paradis tropical

Un séjour au Brésil débute généralement à Rio de Janeiro, vibrante métropole nichée entre la jungle et l’océan, où l’horizon urbain est dominé par des sommets montagneux coiffés de forêts tropicales. L’Amazonie et son célèbre fleuve abritent des espèces animales et végétales parmi les plus riches et les plus variées du monde, dans des paysages luxuriants qui font depuis bien longtemps le bonheur des explorateurs, des naturalistes, des romanciers et des voyageurs. L’autre grande aire brésilienne de biodiversité, le Pantanal, est le plus vaste marais de la planète où, à chaque pas, des oiseaux de toutes les couleurs et des animaux pittoresques s’offrent à l’objectif des photographes.

Le grondement des chutes d’Iguaçu vous fera prendre la pleine mesure de la puissance de la nature, avec ces torrents d’eau qui se déversent du haut des falaises en composant un tableau à nul autre pareil. L’archipel Fernando de Noronha ne se contente pas de receler trois des plus belles plages d’un pays qui en compte des dizaines. Il se distingue aussi en étant le meilleur site du Brésil pour la plongée et le surf et l’un des meilleurs endroits au monde où observer des tortues marines menacées et des dauphins à long bec.

Et le charme ne s’arrête pas là. Le Brésil, c’est aussi des villages coloniaux parfaitement conservés (Ouro Prêto, Tiradentes, Paraty, Olinda), des parcs nationaux de toute beauté (Lençóis-Maranhenses, Chapada Diamantina, Chapada dos Veadeiros (whc.unesco.org/fr/list/1035), Chapada dos Guimarães), des îles tropicales idylliques (Ilha Grande, Ilhabela, Ilha de Santa Catarina, Morro de São Paulo, Boipeba, Ilha do Mel), et bien sûr l’extraordinaire diversité des cuisines et des cultures régionales, depuis Bahía et ses racines africaines jusqu’à Santa Catarina et le Rio Grande do Sul, terres d’élection des immigrants allemands et italiens : un enivrant mélange qui comblera le plus exigeant des voyageurs !

La fièvre du foot

N’en déplaise aux Argentins, il est difficile de nier que les Brésiliens sont les rois du ballon rond. Pour preuve : l’équipe nationale, la Seleção Brasileira, a remporté cinq fois la Coupe du monde de la FIFA et le Brésil est le seul pays à s’être qualifié pour chacune des éditions de cette compétition depuis sa création en 1930.

Le coup d’envoi du Mondial (fr.fifa.com/worldcup), à São Paulo le 12 juin 2014, marqua le retour de ce sport dans ce qui est, du moins aux yeux des Brésiliens, sa patrie symbolique. Ce fut aussi l’occasion de tenter d’effacer la terrible défaite subie en 1950 face à l’Uruguay dans le stade du Maracanã, bâti spécialement dans l’espoir de voir la Seleção brandir le trophée sur son propre sol (un traumatisme qu’aucun Brésilien vivant en 1950 n’a jamais oublié).

La capacité du Brésil à accueillir le tournoi a suscité bien des interrogations à mesure que s’allongait la liste des problèmes : retards dans la construction des stades, explosion des budgets, grèves et manifestations, inquiétudes concernant les infrastructures. Toutefois, même si le tout dernier clou n’est planté que la veille de la cérémonie d’ouverture, une chose est sure : le Brésil était bien décidé à faire de cette grande fête du football une réussite.

Coût de la vie

Autant le dire sans détour : le Brésil est une destination chère. Entre un real surévalué, des marges bénéficiaires élevées, un protectionnisme extrême et le “custo Brasil” (“coût Brésil” : forte fiscalité, bureaucratie étouffante et infrastructures médiocres qui se combinent pour augmenter le coût des activités commerciales), la vie n’y est pas bon marché. Le Brésil se situe actuellement à la cinquième place de l’indice Big Mac créé par The Economist (www.economist.com/content/big-mac-index) pour classer les pays du plus cher au moins cher en fonction du prix du Big Mac. À cela s’ajoutent les hausses de prix liées à la tenue du Mondial, qui font littéralement s’envoler le coût de la vie.

Langue

La langue officielle est le portugais. L’anglais reste assez peu parlé par les Brésiliens, même ceux travaillant au contact des visiteurs étrangers dans les grandes villes et régions touristiques.

Transports

Le Brésil possède un réseau très développé de bus et de transports aériens. Les principales compagnies aériennes intérieures sont Tam (www.tam.com.br), Gol (www.voegol.com.br), Azul (www.voeazul.com.br) et Avianca (www.avianca.com). La plupart des visiteurs atterrissent à l’aéroport international Antônio Carlos Jobim (Galeão ; www.aeroportogaleao.net/en) de Rio de Janeiro ou à l’Aeroporto Internacional de Guarulhos (GRU ; www.aeroportoguarulhos.net/en) de São Paulo. Des vols internationaux desservent aussi Brasília, Fortaleza, Natal, Recife, Salvador, Belo Horizonte et Porto Alegre, entre autres. Les billets coûtent cher mais la concurrence féroce permet souvent de profiter de fortes remises. Si vous comptez beaucoup vous déplacer à l’intérieur du pays, le mieux est d’acheter un Brazil Airpass. Basée à Miami, l’agence de voyages BR Online Travel (BROL ; www.brol.com) est spécialisée dans ces forfaits aériens exclusivement réservés aux visiteurs étrangers.

Itapemirim (www.itapemirim.com.br) et Cometa (www.viacaocometa.com.br) sont deux des plus grandes et des meilleures compagnies de bus. Busca Ônibus (www.buscaonibus.com.br) recense l’ensemble des lignes et des itinéraires. Les prix commencent à 8-10 R$ de l’heure pour les liaisons les moins chères et augmentent avec le niveau de confort.

Santé

Outre les précautions habituelles, sachez que la malaria sévit dans certaines parties de l’Amazonie et dans le Nord-Ouest du pays. Prenez un traitement préventif adéquat (la chloroquine n’est pas efficace ici) et couvrez-vous le plus possible pour éviter les piqûres de moustiques. Le Brésil est devenu l’épicentre d’une épidémie de dengue en Amérique latine ; cette maladie transmise par les moustiques touche particulièrement Rio, Bahía et leurs environs. Si l’eau du robinet est sans danger dans la plupart des centres urbains, son goût n’a rien d’extraordinaire. Beaucoup de Brésiliens lui préfèrent donc l’eau en bouteille.

Sécurité

Le Brésil a beau être réputé pour sa violence et son fort taux de criminalité, c’est un pays généralement sûr pour les touristes. Cela dit, la prudence s’impose dans les grandes villes, notamment Rio de Janeiro, Recife et São Paulo.

Entourez-vous des précautions habituelles en veillant également à respecter les conseils suivants : n’emportez jamais d’objets de valeur à la plage, utilisez uniquement les DAB installés à l’intérieur des banques et des centres commerciaux, et ne vous promenez pas à la nuit tombée dans les rues vides et les parcs déserts ni sur les plages en ville.

Installé à São Paulo et co-auteur du guide Brésil de Lonely Planet, Kevin Raub nourrit un amour particulier pour l’intérieur des terres. Suivez-le @RaubontheRoad.


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