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Où trouver des objets made in France

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

Tout le monde en parle, mais il est temps de passer à l’acte ! Acheter français, c’est aussi un fabuleux prétexte pour redécouvrir des savoir-faire anciens et des lieux superbes où l’artisanat est produit.

1. linge de maison (Vosges)

L’industrie textile est née dans les Vosges dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. La région de Gérardmer a su, aujourd’hui encore, conserver son savoir-faire et sa réputation dans la fabrication du linge de maison. Des entreprises mondialement reconnues pour la qualité de leurs produits et certifiées par le label “Vosges Terre Textile” (Linvosges, Garnier Thiébaut, Le Jacquard Français, Anne de Solène...), continuent de produire sur place. Pour découvrir cet artisanat (fabrication, vente en magasins d’usines, etc.), ne manquez pas la “route du textile”, qui propose un circuit découverte du textile vosgien à travers 16 communes.
Renseignez-vous sur les horaires et jours de visite des usines ou des magasins auprès de l’office du tourisme de Gérardmer

2. Grès de Ratilly (Yonne)

Dans le château de Ratilly, bijou médiéval au cœur de la Puisaye, Nathalie Pierlot perpétue la tradition familiale. Les poteries utilitaires sont ici tournées à la main, puis émaillées (gris, bleu ou vert). L’atelier est ouvert au public, qui peut y voir toutes les étapes de la fabrication. Ne manquez pas la collection de grès anciens à l’étage. Et profitez-en pour découvrir cette terre de potiers, en incluant dans votre parcours le musée du Grès (Saint-Amand-en-Puisaye), la Poterie de la Bâtisse (Saint-Sauveur-en-Puisaye) et la galerie de l’Ancienne Poste (Toucy).
Ratilly est également un centre d’arts vivants : expositions plastiques, concerts, spectacles, stages de chant, piano, aquarelle, etc. (www.chateauderatilly.fr)


Château de Ratilly, Yonne. Lexe-l

3. Poteries de Betschdorf et Soufflenheim (bas-rhin)

Une quinzaine d’ateliers à Soufflenheim (poteries culinaires colorées), une dizaine dans le village voisin de Betschdorf (poteries de grès gris et bleu) : ici on fabrique des moules et des plats de toutes les formes. Motifs traditionnels ou plus contemporains : il y en a pour tous les goûts. Une cuisine alsacienne, même moderne, ne serait pas complète sans ses poteries, si belles et si utiles. Comment ferait-on le fameux baeckehoffe ou la tarte à la prune ?
C’est moins cher si vous achetez les poteries directement chez les artisans.

4. Verrerie de Biot (Alpes-Maritimes)

La tradition du verre s‘implante à Biot en 1956, quand Eloi Monod et sa femme fondent la Verrerie de Biot. Eloi Monod crée le fameux “verre bullé” en réussissant à emprisonner des bulles d’air entre deux couches de verre, faisant ainsi d’un défaut apparent une qualité. Aujourd’hui, on peut assister au travail des souffleurs de verre dans la verrerie, visiter le musée et la boutique et admirer des œuvres d’art dans la galerie internationale du verre, qui expose des pièces uniques d’artistes de renom.
L’écomusée de la Verrerie de Biot est ouvert tous les jours (www.verreriebiot.com).


Verrerie de Biot, Alpes-Maritimes. Olivier Duquesne

5. Toiles et linges du Pays Basque (Pyrénées-Atlantiques)

Le linge basque trouve son origine dans les mantes à bœuf, ces pièces d’étoffe destinées à protéger les bêtes des parasites et du soleil pendant les transhumances. Elles étaient confectionnées dans les fermes avec le lin cultivé dans la région. Le nombre de rayures sur les toiles permettait d’identifier le propriétaire du troupeau. Aujourd’hui, le coton a progressivement remplacé le lin pour la confection de ce linge basque, et les sept rayures que l’on retrouve souvent sur ces tissus représentent les sept provinces du Pays basque.
Parmi les maisons incontournables, Jean Vier (www.jean-vier.com), et Charles Larre (maisoncharleslarre.com).

6. couteaux Laguiole (Aveyron)

Du modeste couteau de paysan au Moyen Âge, le Laguiole est devenu le produit régional phare de la coutellerie française dans le monde. Dans le village de l’Aubrac qui lui a donné son nom, de nombreux ateliers sont installés. Élégance et finition irréprochable font de ce couteau de poche pliant un objet d’art inspirant aujourd’hui des designers qui allient tradition et modernité. Comptez tout de même au minimum 60 € pour vous en offrir un. Le poinçon, la lame à guillochage manuel, la mouche ou l’abeille sur le ressort sont des gages d’authenticité.
Attention, Laguiole souffre de la contrefaçon. Les vrais couteaux disposent d’un sticker avec la mention “Fédération française de la coutellerie” sur la lame.

7. jouets en bois du Jura

Puzzles, jeux de société, poupées, marionnettes... Les fabricants de jouets en bois du Jura ne manquent pas d’imagination pour faire rêver les enfants. La plupart d’entre eux sont implantés à Moirans-en-Montagne (comme Vilac) ou dans ses environs (Janod à Orgelet). Considérée comme la capitale du jouet en bois, cette petite ville en plein cœur du parc naturel régional du Jura accueille d’ailleurs le musée du Jouet, qui retrace l’histoire des jouets jurassiens et où sont présentées des milliers de pièces du monde entier.
Sur place, des petits artisans ouvrent les portes de leur atelier et vous font découvrir leur mode de fabrication. Contactez l’office du tourisme Jura Sud à Moirans-en-Montagne : 03 84 42 31 57.


Vilac, Jura, Xevi V

8. Boutis provençaux (Bouches-du-Rhône, Vaucluse)

Vert olive, jaune soleil, à fleurs ou à ramages, traditionnel ou revisité : le boutis se décline à l’envi mais demeure à la mode. Inspiré des couleurs et des paysages de Provence, il lui est intimement lié. C’est là qu’il naquit au XVe siècle, vraisemblablement lorsque l’on recruta, à Marseille, des brodeuses venues de Sicile. Toutes les filles de la région avaient dans leur trousseau une pièce de boutis. Sa technique, encore artisanale, consiste à assembler deux étoffes fines, puis à les matelasser avec du coton. À ne pas confondre avec le piqué marseillais, qui est, lui, industrialisé.
Pour en apprendre davantage, le musée Souleïado (ou musée du Tissu provençal), à Tarascon, est une mine d’informations.

9. poteries de Vallauris (Alpes-Maritimes)

Lorsque l’on évoque Vallauris, on pense immédiatement aux céramiques… et à Picasso. L’artiste a en effet durablement marqué la vie de la commune en s’intéressant de près à sa poterie. De 1948 à 1955, il s’installa dans un atelier du village (aujourd’hui la Galerie Madoura), travailla à d’étonnantes créations mais, surtout, remit cet art ancestral en déclin sous le feu des projecteurs. Si bien qu’en 1968, de hautes personnalités de l’art contemporain (dont André Malraux) fondèrent la Biennale internationale de céramique d’art de Vallauris. Aujourd’hui, aux côtés des artistes, les artisans travaillent des poteries décoratives et culinaires.
Musée de la Céramique, musée de la Céramique kitsch, musée national Picasso et musée de la Poterie permettent de tout savoir sur cet art avant de faire son shopping.

10. cristallerie de Baccarat (Meurthe-et-Moselle)

C’est au début du XIXe siècle qu’Aimé-Gabriel d’Artigues rachète la Verrerie de Sainte-Anne, à Baccarat, et la transforme en cristallerie. Dès lors, la cristallerie de Baccarat n’a de cesse d’évoluer et de s’adapter : des services de table aux lustres d’exception, elle séduit les plus grands souverains du monde avec des pièces incroyables. Elle côtoie aussi la parfumerie en créant des flacons pour Coty, Guerlain, Dior, etc. Une ligne de bijoux (bagues, colliers, bracelets) est même lancée dans les années 1990 afin d’attirer une clientèle plus jeune.
Visitez le musée du Cristal, à Baccarat (www.baccarat.fr).


Lustres Baccarat, Meurthe-et-Moselle. Jason Whittaker

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