1. Accueil
  2. Magazine
  3. Cuisine
  4. Les plats les plus dépaysants au monde
Cuisine

Les plats les plus dépaysants au monde

Mis à jour le : 28 février 2017

Carte

Quel plaisir de voyager si l'on ne s'attarde pas un peu pour découvrir la cuisine locale ? Réveillez vos papilles et tentez ces mets surprenants... Parfois rampant, souvent déroutant mais toujours intéressant, votre repas sera à tous les coups inoubliable ! Même si certaines de ces préparations sont plus fascinantes que savoureuses... Laissez–vous surprendre par notre sélection de plats les plus dépaysants au monde... 

Le fugu au Japon

Les Japonais excellent tant dans l’étrange que le choix de la spécialité la plus incongrue est difficile. Parmi les spécialités culinaires japonaises, nous avons retenu le fameux fugu (ou poisson-globe), si dangereux que son petit nom signifiait jadis “pistolet”, hommage à ses pouvoirs létaux rapides. S’il est mortel, c’est que le fugu contient de la tétrodotoxine, un poison 13 fois plus puissant que l’arsenic. Préparé par des chefs qui retirent le poison, ce mets recherché, non content de se révéler assez fade, anesthésiera vos lèvres. À moins que vous ne le préfériez en hirezake (queue de fugu grillée dans du saké chaud), qui accompagne traditionnellement le dîner. Seuls les plus fortunés peuvent s’offrir cette danse avec la mort : le plat de fugu coûte dans les 10 000 yens (soit environ 84 euros).
Genpin Fugu est l’un des meilleurs restaurants de fugu de Tokyo. La station de métro la plus proche est Shinjuku. 

fotolia_70758919_subscription_monthly_m.jpg

Appelé aussi poisson-globe ou poisson-ballon, le fugu est un mets très raffiné au Japon.

 

La cuisine du bush en Australie

Au cœur des vastes plaines isolées bordant le sud des Flinders Ranges, en Australie-Méridionale, venez tailler en pièces les emblèmes nationaux que sont le kangourou et l’émeu. Dans le hameau de Parachilna, six habitants tout juste, le magnifique Prairie Hotel est spécialisé dans la cuisine du bush. À la carte : œufs d’émeu brouillés pour le petit-déjeuner et tendres steaks de kangourou pour le dîner. Un chef aborigène travaille avec des produits locaux connus du peuple Kaurna depuis des millénaires, y ajoutant des accents modernes typiquement australiens.
La suite de luxe au Prairie Hotel est à 260 dollars australiens la nuit. 
 

Cuisine locale et rampante au Myanmar

“Tout ce qui marche par terre est comestible”, affirment les Birmans. Vous avez vraiment dit tout !? Sur les marchés de nuit de Yangon (Rangoon) et partout au Myanmar, les thăye-za (littéralement “en-cas qui mettent l’eau à la bouche”) sont préparés à base de grillons, de scarabées et de larves sautées. Les grillons sont proposés en brochettes de dix pour environ 400 kyats la brochette (0.30€), tandis que les larves sont délicatement grillées et servies encore frétillantes. Pour les scarabées, notre conseil gourmand : sucez les entrailles, et croquez la tête ensuite.
Le marché de nuit est proche, à pied, de la pagode Sule (ouverte de 4h à 22h), dans le centre de Yangon. 
 

Un fruit très acide en Indonésie

Buah keluak signifie littéralement “fruit qui écœure”. En réalité, ce n’est pas un fruit, ni même un fruit sec, comme l’assurent souvent ses adorateurs, mais l’intérieur du noyau de la taille d’un petit œuf que l’on trouve dans le fruit du beau kepayang, un arbre. Cru, le buah keluak est utilisé par les chasseurs en Indonésie pour empoisonner lances, flèches et traits de sarbacane – car le buah keluak contient du glucoside, qui se transforme en acide cyanhydrique. Heureusement, il suffit de le plonger dans l’eau pour neutraliser son pouvoir létal.
Explorez le parc national de Komodo pour découvrir le kepayang.
 

Les menus arctiques, incontournables en Norvège

Dans le nord de la Norvège, vous savourerez des “menus arctiques” à base de produits locaux typiques de ces contrées glacées : ce sont notamment le phoque, le renne et l’incontournable morue dans laquelle, on le sait, rien ne se perd. Ici, on cuisine les joues, les œufs, le foie et l’estomac de ce poisson. Les langues de morue sont un mets recherché ; des enfants les prélèvent et sont payés à l’unité. Les œufs sont salés dans d’énormes cuves à vin. Quant au foie, il est bouilli dans un chaudron, passé à la vapeur, puis pressé pour en extraire cette huile goûteuse qui combat gaillardement la dépression durant l’hiver arctique.
Installez-vous à Tromso pour savourer les meilleures délices arctiques à la ronde. Préparez-vous sur www.arcticgateway.com

fotolia_136611238_subscription_monthly_m.jpg

Parmi les incontournables des menus artiques, la morue est une des spécialités qu'il vous faudra goûter en Norvège.

De la fausse viande en Chine

Vu le nombre étourdissant de spécialités régionales, il faudrait des années (une vie ?) pour découvrir tout ce que la cuisine chinoise a à offrir. Laissez-vous duper par des préparations très élaborées de “fausse viande”, qui sont parfois tout un spectacle pour les yeux. Parmi les plats typiques figurent le faux poisson, les “crevettes” végétariennes braisées et le “jambon” végétarien. Les produits (tofu, gluten de blé et légumes) sont sculptés pour ressembler à des côtelettes ou à du poulet frit. Certains chefs vont même jusqu’à façonner des “os” à partir de carottes ou de racines de lotus.
  1. À Beijing, Still Thoughts est un petit restaurant végétarien typique, très abordable, et célèbre pour son “agneau” chuan’er. Rendez-vous au 18-4 Dafosi Dongjie, Yuqun Hutong, Tiananmen.
  2.  

La viande de requin en Islande

Fraîche, la viande du requin du Groenland est toxique. Pour contourner le problème, les Islandais ont mis au point tout un processus qui nécessite plusieurs mois de fermentation et de séchage. Au terme de l’opération, la viande prend le nom de hákarl et se déguste au cœur de l’hiver avec toute une gamme de plats traditionnels. Étant donné sa forte odeur d’ammoniaque et sa texture, elle n’est pas du goût de tout le monde, même en Islande. Ce qui ne vous empêchera pas de trouver du hákarl toute l’année dans les magasins à travers tout le pays, en deux versions : rouge (glerhákarl, chair provenant du ventre) ou blanche (skyrhákarl, reste du corps). Savourez-le (ou faites-le passer) avec un coup de brennivin, un alcool local. 
Si le hákarl vous tente, n’oubliez pas de demander du requin du Groenland, et non du requin-pèlerin : ce dernier est menacé.
 

La Corée du Sud et nos réticences

La consommation de viande de chien, condamnée par les défenseurs des animaux en Corée du Sud et à l’étranger, reste appréciée par une grande partie des Coréens. Réputée être maigre, d’une grande valeur nutritive et bénéfique pour la virilité, on la prépare sous forme de bosintang, une soupe épicée, ou de suyuk, petits morceaux de viande bouillis que l’on enveloppe de feuilles. On ne vous la servira pas à votre insu : elle ne figure que sur la carte de restaurants spécialisés, qui se sont éloignés du centre de Séoul pour ne pas choquer les touristes.
Les chiens utilisés proviennent d’une race spécifique, vous n’avez donc pas à vous inquiéter pour votre fidèle compagnon.
 

Du manioc au Ghana

Les Africains de l’Ouest sont carrément fous de leur foufou. Dans un mortier, le manioc bouilli est réduit en farine, épaississant à mesure qu’on le pilonne. La préparation a lieu tous les matins, et ce martèlement caractéristique retentit alors à travers toutes les régions rurales d’Afrique de l’Ouest. Le foufou est ensuite mangé en boulettes tel quel, non mâché, le plus souvent accompagné d’une sauce aux cacahuètes épicée. Il fait partie intégrante de l’identité régionale, en particulier au Ghana.
L’ouest du Ghana est connu pour son foufou, mais aussi pour ses plages et le village sur pilotis de Nzulezo, sur le lac Tadane. 

fotolia_80026523_subscription_monthly_m.jpg

Bouilli puis réduit en farine, le manioc doux (ses racines) n'est pas dangereux, mais ce n'est pas le cas de toutes les variétés.

 

La recette spéciale du mouton en Mongolie

Courant dans les zones rurales de Mongolie, le makh est le plat le plus redouté des étrangers. Du mouton bouilli. Ah… Mais, pas n’importe quels morceaux de l’animal, tous ! La tête, les pieds, les os, les entrailles, et d’autres encore qui garderont tout leur mystère, accompagnés (ouf !) de pommes de terre. Autre classique, le khorkhog : dans un récipient, on place des pierres brûlantes sorties de l’âtre, des morceaux de mouton, de l’eau et parfois de la vodka, avant de le sceller et de laisser sur le feu. Au moment de la dégustation, la coutume veut que les pierres, bien chaudes et bien grasses, passent de mains en mains.
Besoin de vous désaltérer ? L’airag, du lait de jument fermenté, laisse dans la bouche une saveur légèrement aigre mais, bien frais, il est délectable.
 

Vizeat
Paramètres des cookies