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Idées de voyage

10 destinations bleues

Mis à jour le : 15 janvier 2018

Carte

Ciel, mer, glace et montagnes, cocktails et musiques : un périple monochrome mais certainement pas monotone.

1. Curaçao (Antilles néerlandaises)

Plages dorées et mer d’azur font de Curaçao une destination de choix dans les Caraïbes, en plus de la liqueur à laquelle elle a donné son nom. Préparée à partir d’écorces de laraha, un agrume très amer, le curaçao est paré d’une robe bleu vif mystérieuse mais qui sied à merveille à ce beau morceau de terre antillaise – il en existe bien des variantes rouge, vert et orange, mais on ne s’y retrouve pas vraiment. La recette du paradis : mélangez curaçao, gin et jus de raisin pour un curaçao sunset, et rendez-vous sur Jeremi Beach au coucher du soleil – le bonheur.
Ne manquez pas le carnaval à Curaçao, qui débute dès le mois de janvier, même si les grands défilés ont lieu en février et mars. Plus d’infos sur www.curacao.com.

2. Christ Rédempteur (Brésil)

Spectromètre en marche ? Filtres UV à portée de main ? Regard perçant apte à détecter les sourires ? En 2006, une chercheuse sillonna le monde pour savoir où se cachait le ciel le plus bleu de la planète. Après mesures, analyses et évaluation de l’ambiance sur place, c’est Rio de Janeiro (Brésil) et son Christo Redentor qui ont remporté la palme. La merveille de béton et de stéatite conçue par Paul Landowski se dresse du haut de ses 40 m au sommet du Corcovado tel l’emblème de la cité carioca et, désormais, de l’azur le plus pur qui soit.
La statue se trouve dans le parc national de Tijuca dans le centre de Rio. Il faut 20 minutes pour atteindre le sommet à bord du train du Corcovado.

3. Antarctique

Affichant une température moyenne annuelle de – 50°C, rien d’étonnant à ce que les anglophones surnomment ce continent polaire le “freezer”. Face à tant d’hostilité, le corps se fait sélectif, laissant les extrémités se refroidir pour maintenir la température globale. Résultat : bonjour les engelures ! Pour vous épargner ce mal douloureux et potentiellement dangereux, restez dans la péninsule Antarctique, la région la plus au nord, où le mercure dépasse parfois le zéro ! Ici, les oiseaux et la vie marine sont florissants, mais sachez que les vents y sont parfois violents – et rebelote les engelures.
Avec le réchauffement climatique, il vous sera peut-être possible d’atteindre la fosse subglaciale de Bentley, point le plus bas de la Terre (2 555 m sous le niveau de la mer).

4. Chicago (États-Unis)

Pour les mélomanes du monde entier, il n’y a d’autre bleu que le blues. Dans sa version urbaine, cette musique qui chante la dureté de la vie et réchauffe les coeurs est étroitement associée au Midwest des années 1950. Personne ne l’incarne mieux que Muddy Waters, le “père du blues de Chicago”, devenu célèbre en même temps que d’autres comme Earl Hooker et Howlin’ Wolf. La scène blues actuelle bouillonne toujours dans les clubs de Maxwell Street et dans toute la ville lors de son festival début juin. Et comme Muddy Waters, dites : “Toute ma vie j’ai été dans le blues. Et si j’en parle encore, c’est parce que j’ai une sacrée mémoire.”
Découvrez le programme du festival sur le site www.chicagofestivals.net.

5. Blue Mountain Peak (Jamaïque)

Il suffit de dire Jamaïque pour que surgissent des images de plages, de rhum, de reggae et de rastas. Certes, mais c’est oublier qu’à seulement 40 km de Kingston se trouve le parc national John-Crow-Blue Mountains, créé en 1990 pour préserver ce qu’il reste de la forêt jamaïcaine et le plus vaste bassin versant de l’île (la brume bleutée qui auréole souvent les montagnes leur a donné leur nom). Haut de 2 256 m, le Blue Mountain Peak est le roi des sommets : lancezvous à son assaut avant l’aube pour admirer le lever de soleil. À défaut, explorez les innombrables sentiers reliant les villages de la région.
Préférez la saison sèche (décembre à avril) pour visiter les Blue Mountains. Le reste de l’année, les pluies torrentielles rendent le terrain difficilement praticable. 

6. IKB 79, Centre pompidou (Paris)

L’International Klein Blue (IKB) est l’une des créations les plus déconcertantes de l’art contemporain, mais aussi l’une des plus acclamées. Le peintre français Yves Klein a consacré des années à la quête de l’“unique” bleu profond qui pourrait lui permettre de s’exprimer artistiquement. Il le découvrit en 1958 et s’empressa d’en recouvrir tout ce qui lui passait sous la main, toile inerte ou femmes nues frémissantes. Bleu outremer le plus pur, son IKB 79, de 1959, est le couronnement de sa quête – dont tout le monde n’a pas saisi le sens profond…
Pour vous faire une idée du bleu Klein, rendez-vous au Centre Pompidou de Paris, où est notamment exposé IKB 3, l’un de ses monochromes.

7. Lagon bleu (Vanuatu)

Sur la côte nord d’Espiritu Santo, la plus grande île des Vanuatu, s’étendent les sables immaculés de Champagne Bay, une baie léchée par des eaux cristallines et sur tous les itinéraires des croisières dans le Pacifique. C’est ici que fut tourné en 1980 le film Le Lagon bleu, histoire d’amour scandaleuse de Randal Kleiser avec Brooke Shields et Christopher Atkins. Les excursions vers le lagon d’eau douce, non loin, sont hors de prix : vous apprécierez tout autant ces merveilles azurées en marchant pied nu dans le sable et en nageant jusquelà. Le paradis sans bourse délier.
Air Vanuatu (www.airvanuatu.com) propose des vols directs vers Espiritu Santo. Cette île somptueuse n’offre que quelques hébergements. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.espiritusantotourism.com.
 

8. Jodhpur (Inde)

Dans le nord de l’Inde, au Rajasthan, cette cité fondée au milieu du XVe siècle est réputée pour les constructions bleu pastel de sa vieille ville. Ces demeures bâties à l’origine pour la caste supérieure des brahmanes étaient recouvertes de chaux bleue afin, pensait-on, de réfléchir les rayons brûlants du soleil. Aujourd’hui, ces constructions en ruine comptent parmi les plus anciennes de la Ville bleue et abritent autant d’hommes que de singes. Pour une vue superbe sur ce patchwork tout de bleu, rendez-vous à l’imposant fort Mehrangarh, érigé aux abords de la ville sur une colline de 125 m de hauteur.
Découvrez le fort Mehrangarh sur le site de la Mehrangarh Museum Trust (www.mehrangarh.org).

9. Blue River (Canada)

Dans ce pays tout en immensités qu'est le Canada, Blue River n’est qu’un grain de poussière. Avec moins de 300 habitants, ce village, situé entre les bourgades plus connues de Kamloops et de Jasper, est pourtant une destination de rêve : alpinisme, exploration de glacier et découverte d’une nature luxuriante sont au programme. Certes, des stations touristiques plus animées s’offrent à vous, mais vous êtes en Colombie- Britannique bon sang : l’isolement fait partie intégrante du voyage ! Pour plus de solitude encore, prenez un kayak et filez sur le lac Murtle et dans le Wells Gray Country, où vous attendent orignaux, ours et aigles.
La région de Blue River est l’antidote au blues : organisez votre voyage sur www.blueriverbc.ca.

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La Mosquée Bleue, Istanbul, Turquie

10. Mosquée Bleue (Turquie)

Le sultan Ahmet Ier voulut ériger à Istanbul un monument capable d’égaler, voire de surpasser, en grandeur et en beauté la basilique Sainte-Sophie voisine. Il fit donc bâtir une mosquée à son nom, la Sultan Ahmet Camii, plus connue aujourd’hui sous le nom de Mosquée bleue. C’est aux remarquables carreaux d’Iznik qui ornent son intérieur que la mosquée doit ce surnom. Bien d’autres attraits contribuent à faire de l’édifice l’un des plus séduisants de la capitale turque : la justesse des proportions, les courbes voluptueuses, les 260 fenêtres qui diffusent une douce lumière dans la gigantesque salle de prière, etc. La beauté pour oublier le blues…
Pour bien apprécier sa grâce, approchezvous de la mosquée par le centre de l’hippodrome plutôt que par le parc Sultanahmet.
 
Photo d'ouverture : Curaçao, cmgramse


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