Comment se fait le choix d'un titre à traduire et adapter en français (ou même à faire en première version avec des auteurs français, comme Madagascar, la
Corse ou
Tahiti) ?
En fait c'est un mix de plusieurs facteurs :
ce que vend la concurrence sur la destination ; l'offre et les prix en matière de transport (l'aérien en particulier au départ de la France). Il y a de nombreuses années nous avions fait une première édition de la
Nouvelle-Zélande qui n'a pas été mise à jour, probablement à cause du prix du billet d'avion ; un savant calcul entre les coûts d'édition (le nombre de pages du guide en particulier) et les hypothèses de vente (exemple, un guide comme la
Chine compte plus de 1 000 pages et son seuil de rentabilité n'est pas le même qu'un guide comme le
Maroc qui fait 600 pages ; notre envie de faire une destination (ça c'est le boulot des auteurs et des salariés qui découvrent une destination et qui vont convaincre le comité éditorial) ; les efforts de communication des institutionnels et des prestataires (cette année par exemple l'office du tourisme des
Philippines a beaucoup communiqué pour lancer la destination auprès du public professionnel mais aussi auprès du voyageur). Notre objectif n'étant pas de vendre une destination mais cela aide pour le guide.
Pour conclure, il y a des titres qui ne sont pas rentables mais que l'on continue à faire parce qu'ils sont emblématiques dans notre catalogue. Mais ce n'est pas une règle formelle. Disons que les discussions sont parfois âpres sur certains titres. Heureusement, lorsqu'un titre disparaît du catalogue français pour cause d'insuccès commercial, le lectorat peut tout de même le trouver en version anglaise.