AYERS ROCK EN AUSTRALIE - EVITER LE PRESTATAIRE WAYOUTBACK Ã ALICE SPRINGS
bonjour, je reviens d'Australie et souhaite attirer l'attention des lecteurs sur la médiocre et coûteuse prestation de Wayoutback vers Uluru/Ayers Rock, les Olgas et Kings Canyon.
Cet organisateur se pique de mener son public hors des sentiers battus en faisant découvrir l'Outback en bivouac sympa, loin des implantations des concurrents.
Son site Internet (il a des pages en français) regorge de témoignages dithyrambiques.
Vaste blague.
A Uluru, le carré de terre et la cabane ouverte à tous les vents proposés par Wayoutback sont à 30 mètres du camping où s'installent... confortablement les concurrents.
Comment ces derniers font-ils pour être moins chers ? - ils emmènent plus de gens (un car entier soit une bonne trentaine de personnes) quand Wayoutback utilise des gros 4 x4 (indisponibles dans mon cas, sans compensation d'aucune sorte). D'où des groupes d'une douzaine de personnes.
La cuisine (tâche partagée : ça peut être rigolo) consiste à précipiter des légumes et de la viande (la moins chère) dans un faitout, n'importe comment et d'observer ce que donne le brouet ainsi obtenu.
A boire, un infâme sirop style lave-vitres.
Pas de barbecue, un joli paradoxe en Australie !
On cuit sur feu de bois, ce qui est très amusant... après bien sûr avoir cherché préalablement le bois dans le bush. C'est amusant... sauf s'il pleut (ce n'est pas rare durant l'hiver austral).
L'abri étant ce qu'il est, c'est à dire ouvert à tous les vents (littéralement) il est impossible de protéger quoi que ce soit.
Les fameux "swags" (c'est effectivement un excellente solution pour bivouaquer) n'en finissent pas de sécher. Le reste...
Les concurrents, eux, ont la stupide idée d'abriter leurs clients dans des tentes.
Naturellement ça fait moins"style".
Mais la voute étoilée est la même, le coucher de soleil à Ayers Rock aussi (...sauf si comme nous on vous y mène... en retard ! faut le faire non ?).
En résumé, ne pas se casser la tête : ou bien louer une auto et faire, par exemple, du camping (il y a tout ce qui faut, tout est très propre, bien plus qu'en France), ou bien prendre un de leurs concurrents.
On est en groupe plus gros mais au moins on dort au sec.
Je mesure ma sévérité mais je ne retire pas un mot. Je voyage depuis plus de 35 ans un peu partout dans le monde, dans des coins parfois reculés et je sais ce que c'est de vivre "à la dure".
Ce que je reproche à Wayoutback, c'est de jouer les écolos élitistes et de se comporter en réalité comme ses concurrents... mais en plus cher avec des prestations inférieures.
A vous de voir...