auroville
INDE , Auroville
Ayant lu le Guide du routard et diverses info sur le net. Mon objectif était d’aller vivre
l’expérience Auroville. Espérant m’y installer à long terme.
J’étais plein d’enthousiasme espérant y faire une nouvelle étape de long terme dans ma vie.
J’y suis arrivé début novembre 2009.
A une réunion pour les new-commers dirigée par un sympa Français nommé Ananda (tous on
des pseudo) Aurovilien, qui nous annonce que l’Inde interdit, pour un étranger, de travailler et
d’être rémunéré sur son territoire. Sous entendu, espérer vivre ici en échange de ses
capacités, est utopique.
Ceux qui sont volontaires peuvent s’adresser aux différentes communautés pour espérer
exercer bénévoles ce qu’ils auront à proposer.
Et, surtout ne pas espérer prendre la tâche possible à un Indien local !?!.Clair ! (o peut
effectivement en voir faire la police, réparer les chemins, tondre les pelouses, etc)
A un praticien de soins manuels Ostéopathiques il est conseillé d’aller faire la visites des
masseurs (et il y en a de toutes catégories aux alentour : reiki, ayurvediques shiatsu, etc…)
pour proposer son aide : donc “débrouillez-vous”.
Je vais dans le service d’accueil (1° etage Solar Kitchen) qui est sensé diriger les gens en mal
de servir, et l’on me propose un remplacement de 8 jours dans la cuisine d’un restaurant pour
diverses manutentions d’aide. Je veux bien passer par là, mais ont-ils ensuite quelques
choses à proposer en fonction de mes capacité?
- Les restos son plutôt chers (comparativement) et fonctionnent bien, pourquoi engagent-
ils des gratuit? (Le prix du logement est environ le double d’ailleurs, mais profite a la
“communauté” +- 800 Western “cadres” et 1300 Indiens :“services” … ville projetée pour
30.000!)
L’argent n’y circule pas, mais un dépôt sur un compte est exigé et chaque dépense est
consignée par écrit dans des régistres. Cela fonctionne comme une banque, contrôlant
ainsi tous les paiements et pourcentages communautaires des diverses prestations :
restaurants, boutiques, etc.
- Non, rien nul besoin de professeurs, menuisier (constructeurs dessinateurs de maison en
bois, de bateaux en bois, professeur de dessin, de menuiserie et ébénisterie, soudure, etc.
On pourrait croire que tant de spécialité ne font pas sérieux, mais je n’ai pas eu l’occasion de
les démontrer, en allant faire du porte à porte comme suggéré)
- Il y a assez de coopérants enseignants envoyés officiels par différents pays.
La seule chose proposée, est de d’aller aider dans le service de plantation : où l’on y voit des
bénévoles planter des fleurs dans des parterres décoratifs petits râteaux et pellette, et mains
gantées. Ce sont des indiens de la voirie qui poussent les brouettes, car l’âge moyen des
volontaires est plutôt le troisième, (comme moi, mais en plus courageux).
Avec grand espoir, je passe trois semaines à visiter tout les ateliers et communautés, (en plus
des visites organisées chaque jours par une gentille Aurovilienne au langage de bois général)
et chercher des rendez-vous, pour me rendre compte que je suis réellement dans un «club
Med».., bien organisé, et peu ouvert a toute entrée à long terme de nouveaux candidats
Auroviliens.
Environ 800 western résidents « cadres », 1200 indiens ( en général dans les services ) la
plupart résidents en périphérie. Le projet de ville est prévu pour 30.000 habitants. On peut y
voir des pavillons de représentation de divers pays dont plusieurs sont somptueux, comme
celui Tibet qui ressemble a une ambassade.
J’aurais pourtant aimé participer à la recherche sur les meubles en bambou, les instruments
de musique artisanaux, la construction de divers prototypes éoliens photovoltaïques etc. et
bien d’autres tâches qui m’attiraient.
Mais, faire comme il est dit dans leur règles: Rester trois mois à vacancer, aller a des cours et
stages : de dessin collectif, cours de chants méditatifs, massage, yoga, reiki, et autre
n’importe quoi… et ensuite, un an à glander sans promesse d’occupation; trop pour moi, venu
en espérant mettre mes compétences au service de cette cité dont j’avais rêvé.
Je suis allé de rendez-vous polis, en visites inutiles pour entendre une langue de bois partout.
Partagé entre moi : qui voudrais faire une tâche utile, et moi qui ne trouves rien et me désole
de ne rien trouver.
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Le Matrimandir!
Dysneyland de la divinité ?
Trace pharaonique d’un rêve mégalomane de la Mère, (dont on voit partout les portraits culte
en présidente divine). Semble en perpétuelle réparation de ses problèmes techniques
imprévus: il pleut dedans dit-on… Une partie du projet existe seulement, il faut encore creuser
des hectares de terrain pour faire un bien joli plan d’eau, ou glisseront des gentilles planches
à voile...
Ce n’est pas tout d’avoir rêvé d’une grande sphère bourrée de tonnes de béton et recouverte
de “25 kilos d’or” (comme un certain veau) à l’extérieur, et de marbre blanc à l’intérieur.
La visite :
Comme ce lieu n’est accessible qu’aux Aurovilliens, les visiteurs doivent demander une
autorisation quelques jours auparavant. - Les touristes d’un jour en seront donc privés -. On
doit assister à un discours de mise en forme admirative sur les chiffres, en temps, dépenses
et travaux pour arriver enfin à réaliser cette vision de rêve. Dans cette architecture indécente.
On aura le grand privilège ensuite de passer 15 minutes de station méditative dans la
pénombre au centre de la sphère se terminant par l’illumination pour tous : des spots du
plafond s’allument . Signal qu’il est temps de s‘en aller, nous avions été prévenus , car c'est
l’arrivée du groupe de visite suivant.
A ma question de savoir pourquoi tant de dépenses ostentatoires alors que les chemins de
circulations en ville sont de terre boueuses pleins d’ornières et qu’il faut posséder un véhicule
motorisé, pour tous les déplacements, vu les distances - à chacun sa pollution - car il n’y a
pas de transports en commun.
Il m’est répondu comme une confidence: qu’il y a un mécène qui paye en secret !
Et que les routes? Elles dépendent du gouvernement.
C’est clair, et ça explique ce certain illogisme, de privilégier ce bâtiment de prestige
capricieux au détriment des citoyens…
Après trois semaines d’espoirs, je suis parti fort déçu, d’être allé dans cette impasse ne
correspondant pas à ce que j’avais imaginé dans mes lectures préliminaires.
Et surtout de ne pas avoir pu mettre a profit pour la communauté mes passions
professionnelles, en cette nouvelle partie de ma vie appelée retraite par certains.
Mais j’étais content d’y avoir rencontré des gens de passages, qui pour la plupart sont fort
intéressants dans le fait d’être venu participer dans l’esprit, à la bonne volonté de croire un
avenir meilleur pour les hommes.
Un avenir ou tout le monde est gentil.
Bien sur je suis des premiers à y croire et le vouloir.
Il serait souhaitable que soient révisée à la vérité, les explications mirobolantes et utopiques.
Telle que celles des guides de voyage.
Merçi de votre avis.
Louis4