Slovaquie, Bratislava : camping Zlaté Piesky, le centre historique & l'exposition Camera Obskura.
Bonjour,
Ci-dessous la copie du courrier que j'ai envoyé à l'Office de tourisme de Bratislava, après mon séjour dans cette ville en août 2006. Comme cela fait plus de deux ans, certaines informations ne sont peut-être plus à jour.
Paul-André.
J’ai séjourné à Bratislava du 15 au 25 août 2006. J’ai campé dans le seul camping de la ville, à Zlaté Piesky. Pourquoi les sanitaires du camping de Zlaté Piesky n’ont encore pas été reconstruits? En 2004, je suis allé en Slovaquie et je me suis arrêté à Žilina. Là , dans l’Autocamping VarÃn, le bâtiment des sanitaires venait d’être entièrement reconstruit. Si dans le camping d’une petite ville comme Žilina on peut trouver des installations neuves, pourquoi un grand camping comme celui de Zlaté Piesky n’offre-t-il pas à ses clients des sanitaires neufs ?Je suis venu en Slovaquie en 2004 et en 2006 et j’ai pu constater le grand nombre de chantiers de bâtiments et travaux publics. Pourquoi les bâtiments du camping de Zlaté Piesky ne font-ils pas l’objet d’une rénovation ? Alors que l’on peut voir des travaux de reconstruction dans de petites villes de Slovaquie, le camping de Zlaté Piesky qui est pourtant situé dans la capitale, n’a fait l’objet d’aucune rénovation ou reconstruction.
Bratislava : A part ce reproche concernant le camping de Zlaté Piesky, j’ai apprécié mon séjour à Bratislava. Je suis venu trois fois dans votre ville : en 1993, en 2004 et en 2006. Depuis 1993 la ville s’est modernisée. Il est en particulier très agréable de se promener dans le centre historique entièrement rénové et dédié aux piétons, et sur les avenues où seul le tramway peut circuler. Cela dit, j’ai remarqué que la construction de nouveaux buildings se fait de manière inorganisée. Les nouveaux immeubles sont implantés n’importe où dans la ville. Pourquoi la ville de Bratislava ne regroupe-t-elle pas ces buildings dans un quartier d’affaires, comme ce qui existe à Paris avec le quartier de la Défense? Il existe déjà le quartier de Petražlka de l’autre côté du Danube, ce n’est pas une réussite architecturale (si cela peut vous rassurer nous avons fait la même chose en France durant les années soixante et soixante-dix), alors pourquoi aujourd’hui laisser pousser les buildings n’importe où dans la ville ?J’ai néanmoins repéré un immeuble très intéressant au carrefour des rues Dunajská et Lazaretská : il possède une forme originale, plus étroite en bas qu’au sommet.
Camera Obskura: En achetant des cartes postales sur la place Hviezdoslavovo, j’ai découvert l’existence d’un projet de musée consacré aux plus célèbres photographies d’actualité du 20e siècle. Ce musée s’appellera « Camera Obskura ». Il s’agit en particulier de montrer au public les photographies que le photoreporter Ladislas Bielik avait réalisé lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie le 21 août 1968. La vendeuse de carte postales distribuait gratuitement des cartes annonçant le projet et une exposition sur celui-ci à la gallerie Fuji-film dans la rue PrepoÅ¡tská. C’est un projet qui me semble confidentiel et j’ai l’impression que la mairie de Bratislava ne lui apporte pas beaucoup de publicité.L’intervention des soviétiques en Tchécoslovaquie est une date importante dans l’histoire de la Tchéco, de la Slovaquie et de l’Europe. Mais j’ai le sentiment que la mémoire collective ne lui accorde pas toute la place qu’elle mérite. J’ai vu qu’à l’entrée de la Poste centrale de Bratislava une plaque est dédiée à la mémoire de Peter Legner. Mais je n’ai pas vu d’autres plaques commémoratives de cet évènement. S’il y en a d’autres, elles ont échappé à mon attention. Lorsque l’on se promène dans le centre de Bratislava, on peut apercevoir le monument commémoratif dédié aux soldats soviétiques morts en 1945 quand l’Armée Rouge a chassé les Nazis de Slovaquie. Depuis la place Hodžovo et en observant la colline SlavÃn qui domine ce secteur de la ville, on peut très bien voir la statue de ce monument. Je suis allé sur place. J’ai remarqué deux gardiens, chargés de surveiller l’endroit. Finalement, je me suis dit que si les ex-soviétiques, c’est-à -dire les russes, ont un monument commémoratif à Bratislava, en revanche, les évènements de 1968 en Tchécoslovaquie, le printemps tchécoslovaque et l’invasion des soviétiques, ne font pas l'objet d'un monument commémoratif. Ainsi, je crois que ce projet « Camera Obskura » est une bonne idée.