Comme représentant d'une organisation internationale, j'ai eu l'occasion de beaucoup voyager dans ma vie. Maintenant, à la retraite, je continue à voyager, mais pour mon plaisir.
Je suis un peu surpris des réactions que je lis à propos des vietnamiens. J'ai vêcu 2 ans dans ce pays en pleine guerre (1967-1968). Depuis 1992 où j'y suis retourné pour la première fois après la guerre, j'y retourne pratiquement une à deux fois par année pour des séjours de 2 à 6 semaines (j'aide, bénévolement, une association caritative). Je peux donc dire que je connaît relativement bien ce pays.
Au Vietnam, il n'y a pas plus et pas moins d'arnaqueurs que partout ailleurs. La différence, c'est, peut-être, que, ouvert relativement tard au tourisme de masse, vers 1994, ils n'ont pas encore appris la façon de dissimuler les arnaques. Il suffit de voyager un peu en Afrique pour voir ce qu'arnaque veut dire, ce qui ne n'empêche que j'aime beaucoup l'Afrique et les africains.
Par exemple, des arnaques de chauffeurs de taxis, j'en ai vu partout: à Paris, Londres, Genève, Bamako, Bankok, Hanoi, etc. Le sommet de l'art étant sans doute atteint à New York où un chauffeur prétendait me faire payer 80 $ pour aller de "Grand Central Terminal" à mon hôtel à la 43em rue, c'est à dire quelques blocs plus loin, 5 minutes.
Au Vietnam on n'a parfois essayé de m'arnaquer, j'ai toujours dit non, protesté montré mon bon droit, avec politesse et sourire (c'est important au Vietnam le sourire) et les choses se sont pratiquement toujours arrangées. Dans les cas rebelles, il suffit d'articuler "police" et les choses s'arrangent immédiatement.
Je trouve particulièrement indécent et choquant que des gens qui dépensent au minimum 700-800 € (c'est-à -dire le salaire moyen de deux ans d'un vietnamien qui a la chance d'être salarié) simplement pour un billet d'avion afin de voyager pour leurs loisirs, se plaindre qu'une petite vendeuse de rue leur fait payer une noix de coco 10.000 dongs (50 centimes d'€) plutôt que le "prix normal" de 5000 à 6000 dongs.
Et qu'ils ne viennent pas dire "ah, mais je donnerais volontiers si ...". Non, ces gens là sont des rats et restent des rats.