l’Association Suisse-Birmanie est heureuse de vous faire savoir que le nouveau film de Claude Schauli
“Little Burma, des moines en exil”
sera projeté dès le 21 septembre 2011 au cinéma BIO à Genève Carouge. L’horaire des projections de la première semaine : 16h.45 et 20h.00 ou sur le site du BIO : http://www.cinema-bio.ch/
Réalisation Claude Schauli
Image Riccardo Willig
Son Gus Maung
Montage Madeleine Schauli
Mixage Edgard Biondina
Production Manisanda Genève, avec l’aide de la Télévision Suisse Romande, de la Loterie Suisse Romande, du Fonds Regio Films
Version française, 61 minutes
Copyright ©Manisanda – juin 2011
Seule la rivière Moï sépare la Birmanie de Mae Sot en Thaïlande. Majoritairement peuplée de Birmans en exil, Mae Sot est souvent appelée la Petite Birmanie, «Little Burma». Militants politiques pourchassés par la junte au pouvoir, représentants des minorités ethniques fuyant les combats, activistes de tous âges et réfugiés économiques par milliers, ils ont tous traversé clandestinement la frontière. Des centaines de moines y ont aussi trouvé refuge. La langue, les vêtements, les marchés, tout est birman. «Je me sens presque comme chez moi» déclare le Vénérable Kovida, le narrateur du film.
En Birmanie, pour les dictateurs qui continuent, malgré les récentes élections «démocratiques», de diriger le pays d’une main de fer, la communauté bouddhique représente un danger réel. Forte de 450.000 moines, elle constitue la seule force capable de tenir tête à l’armée. En 2007, l’immense soulèvement populaire soutenu par des dizaines de milliers de moines, dont les images avaient fait le tour du monde, faillit mettre un terme à 45 ans de dictature. La «Révolte safran» se termina pourtant dans le sang avec son lot d’exécutions, d’arrestations, de tortures et de chasse à l’homme.
Ce film donne la parole aux moines vivant à Mae Sot : ils nous racontent leur histoire personnelle depuis leur village natal, la vie au monastère, leur rôle auprès des populations locales… jusqu’à la fuite du pays. Et aujourd’hui, leur vie d’exilé pacifique, leur engagement religieux, politique et social aux côtés d’une population vivant dans la clandestinité et la précarité la plus extrême.