En fait, ce ne sont pas les Chinois qui sont visés, mais plutôt une sorte de mafia sud-coréenne, voir texte ci-dessous :
En 2008, le Cambodge avait suspendu tous les mariages mixtes, toutes nationalités confondues, afin de lutter contre un nombre grandissant de réseaux organisant des mariages en 24 heures entre des Sud Coréens et des Cambodgiennes. Nombre de jeunes femmes déchantaient à leur arrivée dans le pays et l’eldorado promis virait souvent au cauchemar : privation de liberté, de passeport, violences domestiques, cadences de travail infernal ou prostitution.
L’interdiction avait été levée huit mois plus tard, à la suite d’une série de mesures contraignant les deux époux à se présenter devant les autorités cambodgiennes pour remplir les formalités.
En mars 2010, nouvelle interdiction mais cette fois-ci clairement dirigée contre la seule Corée du sud. Motif: l’arrestation d’une intermédiaire qui avait organisé 25 mariages entre des Sud Coréens et des cambodgiennes, exigeant au passage 100 dollars de commission par affaire traitée. L’interdiction avait, là encore, été levée quelques semaines plus tard.
Selon les responsables cambodgiens, les mariages avec des Sud Coréens représentent plus de 60% des mariages mixtes. Dans ces conditions, on comprend mal pourquoi ces deux nouveaux arrêtés s’appliquent à tous les étrangers.
En tout état de cause, les critères retenus -l’âge et la ressources financières- apparaissent doublement discriminatoires et peu défendables d’un point de vue juridique.
Quant à leur efficacité, c’est aussi une autre histoire.