en effet
je comprends et ton questionnement et ta surprise...
je partage d'ailleurs pas mal tous les avis même les plus contradictoires.
je voyage depuis près de 10 ans. Je suis entre temps devenue anthropologue et je me pose toujours la même question... je suis moi aussi de celle qui n'aime pas les flots touristes (surtout ceux de chez nous), tout en comprenant leur importance dans certains endroits spécifiques (ils auraient tous bien pu s'en passer, mais maintenant que certaines populations s'y ont adaptées et on construit des infrastructures, ils font partie de l'économie sociale). Je l'a surtout compris lorsque je suis allée en indonésie après les 2 bombes de bali. J'étais enchantée de n'apercevoir que quelques touristes ici et là , mais profondément peinée en discutant avec mes amis balinais dont la famille ressentait fortement les contrecoups de cette soudaie absence.
je crois que quand nous parlons de touristes, nous parlons de masses de touristes, groupes organisés, etc. La masse qui parle fort, qui fait clinquer les flashes de partout, qui exhibent leur culture de consommation partout en se comportant comme les rois de la place et non comme des invités, cette masse qui me fait honte, qui me fait vouloir prendre beaucoup beaucoup de soleil pour mieux me confondre parmi les locaux... (sans succès!)
Mais il y a 2 ans, alors que je traversais en vitesse l'europe pour retourner en bosnie, j'ai eu l'occasion de me voir offrir un bien vilain spectacle de la nouvelle vague de "backpackers" qui se comportent tout comme tels, sauf avec un sac à dos (on se demande bien pourquoi, si ce n'est qu'une question de look) comprenant trop souvent un immense séchoir à cheveux, plusieurs paires de talons hauts, des robes de soirées, des immenses trousses de maquillage, etc. Cela m'a particulièrement frappé à Prague. J'y habitais il a 7 ans, et je peux vous assurer que la situation n,était pas aussi critique.
Le touriste, c'est pour moi, ce voyageur, à sac à dos ou non, qui arrive en grande pompe dans ce nouveau pays que pour profiter ou bien des bas prix pour pouvoir mener une existance illusoire de roi ou de reine, pour tout acheter et ainsi exhiber sa prétendue supériorité, profiter de ce qui a jadis été de superbes paysages, maintenant transformés et à moitié détruits par l'industrie mercantile du tourisme artificiel, qui se tient en bandes, qui se fichent bien de la culture, des locaux, des être vivants (humains ou non) qui les recoivent...
et ça, c'Est dégoûtant... personne n'a envie d'aller au bout du monde pour se retrouver entourés par ses voisins et leurs coutumes trop familières...