La "libéralisation" de l'eau,sa privatisation donc, a été présenté comme un préalable à l'investissement afin que la Bolivie puisse se doter d'infrastructures sanitaires horriblement couteuses et nécessaires, je le conçois tres bien.
Néanmoins, Suez n'a pas rempli son contrat. Et le drame de nos systemes economiques internationnaux c'est bien qu'on vend de l'eau et des médicaments comme s'il s'agissait d'aspirateurs .... Les boliviens vont payer leurs aspirateurs vitaux avec quel frique?
C'est clair, inutile d'être un génie pour comprendre les regles du marché, on apprend ça avec le biberon de nos jours. Par contre, il faut être idiot pour ne pas se rendre compte de ces limites. Ensuite, il faut être informé sur les effets du PAS(Programme d'ajustement Structurel) , ces "thérapies de choc" préconisé par le FMI et la Banque Mondiale, ni plus ni moins qu'un chantage économique sur les economies du Sud ....." Aujourd'hui, la mondialisation, ça ne marche pas.Ca ne marche pas pour les pauvres.Ca ne marche pas pour l'environnement.Ca ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale"L'auteur de ces lignes?Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel de l'économie, ancien conseiller de Bill Clinton, qui en novembre 1999 a démissionné de son poste d'économiste en chef et vice-président de la Banque Mondiale parce qu'il fut dégouté de constater que les regles du jeu économique mondial ne sont souvent fixées qu'en fonction des interets des pays industrialisés avancés- et de certains interets privés en leur sein, et non de ceux du monde en developpement.Car, en effet, la mondialisation n'a pas seulement mis l'économie au-dessus de tout, mais aussi une vision particuliere de l'economie, le fanatisme du marché.Politique d'austérité, libéralisation des marchés des capitaux et privatisations sont appliqués aveuglément, en dépit de leur echec avéré, à tous les pays d'ailleurs mais en particulier aux pays en transition et du Sud .
Et je suis d'accord, j'ai des vieux principes, des idéaux que je n'ai pas inventé. Je me bats meme pour ne pas faire "table rase du passé " commune à l'idéologie du progrés, qu'il soit communiste( cf les paroles de l'International) ou capitaliste (et l'espoir technologique comme substitut quasi-absolu aux désordres sociaux) .
Mes idéaux ne sont pas à vendre.