Marrakech - Riad des princesses à éviter absolument
Nous rentrons de Marrakech et avons séjourné 4 nuits au Riad des Princesses (quartier Zitoune El Keddim ), nous avions en réalité réservé dans un autre riad, mais la gérante s'étant trompée nous a placé dans celui-ci. Le Riad des Princesses étant de prime abord plus sympathique, nous avons accepté. Nous ne nous doutions pas alors du cauchemar qui allait débuter.
Jour 1: le rêve. Le gérant (il faut savoir que la quasi totalité des riads n'est pas habitée par les propriétaires, ces derniers sont souvent des investisseurs qui confient la gestion du riad à des sociétés spécialisées, le terme de "chambres d'hôtes" est donc inapproprié la plupart du temps) nous accueille très chaleureusement, thé à la menthe de bienvenue et tout le toutim. On nous propose la chambre du rez-de-chaussée, sans trop le choix (l'autre possibilité était une chambre en terrasse avec salle de bains à l'extérieur et bcp trop chaude). Le soir même, voyant un couple dîner dans le patio très romantique, nous demandons au gérant combien coûte le repas. Ce dernier, se gardant de répondre (il donne un montant fantaisiste, 1000 euros, croyant faire de l'humour) nous invite à passer au salon pour discuter, et s'empresse de nous faire servir une salade marocaine, déclarant que dans sa culture on ne laisse pas les gens le ventre vide, là là là là (bizarre, il y a pourtant plein de monde qui crève la faim dans la ville) ... Décidément ce gérant est plein de dévouement, nous apprécions d'autant plus que nous avions l'intention de prendre un repas léger. Bref, nous parlons de tout, sauf du prix du repas que nous avions demandé, juste pour renseignement.
Nuit 1: ça se gâte. A 5h15 du matin, nous sommes réveillés par une sonnerie, qui se répète trois fois, nous n'avons pas réussi à identifier la source: un réveil ou bien un portable, peu importe... Toujours est-il qu'il a été ensuite impossible de nous rendormir. Pourquoi? Et bien tout simplement parce que la chambre est collée à la cuisine et que le personnel (3 personnes!!!) tape la discute en l'absence du patron, et ce dés le petit matin. Nous en faisons la remarque au gérant auxiliaire pendant qu'il nous conduisait dans un SPA pour visiter (business is business..!), il semblait avoir reçu le message.
Jour 2: le cauchemar commence. Après une balade en ville au cours d'un après midi bien chaud, nous rentrons au riad pour nous rafraîchir un peu et surtout profiter du calme après les rues très agitées (et extrêmement polluées) de la médina. Pour le calme, on repassera, une mini-chaîne crache à longueur de journée une musique répétitive. Sensée donner de l'ambiance, elle donne surtout le mal de tête, le volume étant beaucoup trop élevé et la musique pas franchement de qualité.
Coup de théâtre : nous passons quand même dans le patio pour écrire qqs cartes postales. A un moment donné, le gérant auxiliaire nous demande à quelle heure le dîner peut être servi. Nous nous regardons mon amie et moi interloqués et répondons qu'il doit y avoir une erreur car nous n'avions pas réservé de dîner. Le gérant auxiliaire dit aller vérifier, il doit s'agir en fait d'un autre couple...
Quelques minutes plus tard, le gérant (l'autre, le patron) réitère la question à laquelle nous donnons la même réponse et lui expliquons que nous n'avions jamais obtenu le prix du repas et que donc il était totalement impossible que nous ayons réservé. Et là tout s'écroule : l'amabilité (très commerciale) du gérant se transformer clairement en agacement. Il nous fait carrément comprendre que nous sommes des personnes qui ne tiennent pas parole, il nous dit que le repas ira directement à la poubelle engendrant une perte pour son négoce et sous entend que c'est par notre faute (au passage, il a enfin consenti à dire le prix de 350DH). Nous sommes confus et tentons de lui expliquer qu'il y a mal entendu, que nous n'avons jamais commandé quoi que ce soit. A partir de cet incident, plus rien n'a jamais été pareil. Les deux gérants nous ont rarement adressé la parole et se sont évertués à nous éviter.
Nuit 2 : la fameuse sonnerie (qui résonne très fortement dans le patio) retenti, non plus à 5h15, mais vers 7h30, peu mieux faire. Nous pouvons alors suivre (difficile, je ne comprends pas l'arabe)les discussions animées du personnel dans la cuisine.
Jour 3 : nous réalisons que les crêpes, les galettes et le pain servi au petit déjeuner sont congelés et réchauffés au micro-ondes. Passons... En fin d'après midi, le gérant revient à la charge et nous demande si cette fois ci nous souhaitons réserver un dîner. Nous avons bien entendu décliné, d'autant plus que nous avions compris que rien n'était préparé sur place, mais commandé ailleurs (vive la convivialité d'un chambre d'hôtes...!) et surtout, on le soupçonne de vouloir nous refiler le repas de la veille que nous n'avions pas pris. Grosse tronche du gérant qui s'en va bredouille...!
Nuit 3 : décidément, nous n'arriverons jamais à faire une nuit complète dans cet établissement.
Jour 4 : comme par hasard, le petit déjeuner qui nous est servi (au passage, il est très médiocre) n'est pas complet. Manque le seul élément que j'arrivais à manger: la galette de pain. Nous faisons remarquer qu'il manque le pain au gérant auxiliaire, ce dernier nous explique que la dame qui le confectionne n'a pas pu le faire ce jour là , il nous propose des galettes et des crêpes supplémentaires (les trucs que je n'aimais pas, quoi...!). En partant du riad pour une nouvelle journée de visites, on s'aperçoit que deux échoppes vendent du pain en abondance à 150m du riad: bravo pour la flexibilité et la réactivité...! En fait, s'était de la mauvaise foi...!
Jour 5 : c'est notre départ. Le pain est revenu au petit dej, mais toujours aussi médiocre: une seule confiture industrielle, toujours la même pendant 4 jours, jamais de jus, pas de fruits,…. Pas de thé du matin (le thé à la menthe au petit déj, non merci), que du café et du lait, pile poil suffisant pour une tasse.
Cerise sur le gâteau : il est 9h45 et nous avons encore qqs pâtisseries à acheter avant de filler à l'aéroport, une affaire d'une demi-heure max, nous laissons donc nos affaires dans la chambre et nous dirigeons vers la sortie du riad. A ce moment là , le gérant bondit de son bureau nous disant que nous devons évacuer les bagages de la chambre pour la préparer pour d'autres clients. Je lui fais remarquer qu'il n'est que 9h45 et que nous serons de retour dans qqs minutes. Rien à faire, il insiste pour qu'on débarrasse la chambre de nous valises, ce que nous faisons avec l'aide d'un employé très gentil. A notre retour au riad après notre petite commission, l'employé appelle les deux gérants pour les prévenir de notre départ imminent, comme par hasard, ni l'un ni l'autre ne vient nous dire au revoir. Nous partons totalement dégoûtés de ce riad et surtout de l'attitude de la gérance.
Alors, si malgré notre mésaventure, l'envie vous prenait d'aller quand même au Riad des Princesses (leur site est très alléchant), nous vous souhaitons bonne chance, surtout si vous avez la chambre du RDC.
Nix