Découverte des cascades de l'île de Santo Antão, la fin…
Le chemin de la très grande cascade n'est pas une plaisanterie…Le guide nous a prévenu : nous allons monter 100m de dénivelé. Ce n'est pas très long mais: Le passage est très abrupt, malaisé, parfois au bord du vide. Les marches sont de pierres ou taillées à même la roche. Monter sera difficile, mais descendre sera pire et demandera à chacun une vigilance de tous les instants…
En effet, ce n'est pas de la tarte ! Le panorama s'agrandit vite. Virevoltant entre les Agaves et les roches, nous progressons dans un escalier rudimentaire à 45 degrés. Enfin, le rebord supérieure est atteint, mais ce passage presque horizontal reste bien étroit et le ravin bien profond. Heureusement, les enfants sont restés en bas, sous la surveillance des moins téméraires.
Il nous faut contourner une arête, marcher sur une bordure taillée, enjamber des ignames, contourner ce réservoir fuyant pour atteindre le petit belvédère.
Sous nos pieds, le vallon suspendu déroule ses méandres. Partout, du ruisseau qui brille au fond, jusque sous nos pieds, des dizaines d'espaliers tapissent les parois. Le vert foncé des bananiers, celui des ombrelles de maniocs, les ignames qui pataugent, c'est une féérie, un écrin de verdure insoupçonnable d'en bas.
Là , devant nous maintenant, une large falaise noire crache, 80m plus haut, son filet d'eau blanche que le vent éparpille et qu'un réceptacle orné de papyrus recueille à nouveau…Un grand silence règne ici? Oui presque, car montant entre les murs de pierre, on entend la chanson d'une mère de 11 enfants que cet espace nourrit…
On redescend ?