"El Sofa de La Habana" un nouveau documentaire de 52 minutes, évoque à travers quatre portraits un Cuba méconnu, celui du quotidien. Il sera diffusé en le 4 septembre prochain au Festival Vu d'ici Vu de Là Bas au Vigan dans le Gard. Retour sur la réalisation du film.
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Caruka, Raul, Nelson et Yanuci sont partagés entre collectivisme et individualisme. Cuba change et le front de mer de La Havane, le Malecon est à la fois un lieu de vie, d'échanges, de rencontres et de subsistance pour eux. Là , au sein de cette micro-société, ils recherchent aussi un exutoire. Ce lieu est l'expression de souvenirs, d'un malaise, d'espoirs et de leur lutte quotidienne pour vivre dignement. Le Sofa de La Havane, muret long de sept kilomètres rassemble tous les cubains. Le Malecon est l’un des derniers remparts face au tournant que prend leur société.
Immersion dans le quotidien des Cubains
Nous avons passé près de deux ans (entre 2009 et 2011) à préparer ce documentaire sur Cuba. A l'origine de ce projet de film, un fort intérêt pour l'île et son histoire. Nous souhaitions tout d'abord réaliser un film sur l'Ecole Internationale de Cinéma Cubaine. Après nous avoir accordé une autorisation pour préparer le film, la direction de l'école se ravise en septembre 2008, un mois avant notre départ... Malgré tout, le départ est maintenu. Arrivés à La Havane un soir d'automne 2009, nous parcourons ces rues si mythiques et tant idéalisées de la capitale Cubaine. Après avoir posé nos valises chez un jeune couple d'artistes-Hippies, nous dormons quelques heures avant de découvrir les rues d'une ville constamment animée et terminons au Malecon... La nouvelle idée est alors née, elle mettra deux mois à germer dans nos têtes, sera l'occasion de milliers de rencontres en ce lieu où la population et les touristes viennent se ressourcer, penser, faire la fête, vendre, s'embrasser, pêcher, jouer de la musique, prier... En parallèle, le temps passé sur place à La havane nous permet de nouer d'autres connaissances qui se transformerons souvent en amitié. Elles nous permettent dans un premier temps de comprendre que les Cubains ne se livrent pas spontanément à des étrangers, "les yumas". Qu'ils soient critiques ou non vis à vis de leur société, ils ont d'abord des préoccupations immédiates: leur lutte "lucha" quotidienne. C'est le cas des quatre protagonistes principaux du documentaire.