La Guilde Européenne du Raid et lla Société des Explorateurs Français vous convient aux Cafés de l'Aventure mardi 5 mai 2009 à partir de 20 heures au Zango 15 rue du Cygne 75001 Paris (métro Etienne Marcel)
Cette initiative a pour idée de rassembler de manière conviviale et régulière les acteurs de l'aventure animés par le même esprit de découverte du monde.
C'est donc tous les premiers mardis du mois que nous vous proposons de venir nous retrouver au Zango, pour exposer vos projets ou partager un retour d'expédition, de manière informelle.
Programme de la soirée
De l'aventure au voyage intérieur - Paris Istanbul Jérusalem
A 28 ans, un sac à dos de sept kilos sur les épaules, Karen Guillorel décide de partir à pied en direction du levant. Après plus de quatre mois de marche solitaire, elle rejoint Istanbul, à la croisée de l'Europe et de l'Asie. Puis elle enfourche un vélo trois mois durant pour rallier Jérusalem, accompagnée d’une jeune Française comme elle en quête d’ailleurs et de soi.
Si l’éventuelle entrée de la Turquie dans l'Union européenne a poussé Karen sur la route, ainsi que le souhait de comprendre les conflits du Proche-Orient, des interrogations inattendues, plus vastes et plus intimes, jaillissent au fur et à mesure du chemin. Ses rêves qu'elle retranscrit chaque matin avec précision, traduisent de façon significative la relation passionnelle qu’elle entretient avec « le grand dehors » et avec l'Autre, mais aussi le questionnement sur ce qu'induit le fait d'être simplement présente dans un certain paysage, voyageuse et passante étonnée.
Karen a travaillé dans l’audiovisuel, l’édition, le jeu vidéo, etc., guidée par son goût pour la découverte et l’aventure. Aujourd’hui, elle écrit, dessine, conçoit des installations plastiques, réalise des films, voyage et rêve de nouveaux espaces. De son équipée de Paris à Jérusalem, elle a tiré un carnet de voyage audiovisuel mêlant graphisme, vidéo et photographies.
Elle nous présentera son livre paru aux Presses de la Renaissance : De l'aventure au voyage intérieur - Paris Istanbul Jérusalem.
http://www.karenguillorel.com
Un malvoyant au pays des 1 000 lacs
Depuis octobre 1995, Georges Nicolas âgé de 50 ans, marié et père de deux enfants, est atteint d’une maladie rare et évolutive, appelée Choroïdite multifocale bilatérale. Cette maladie lui a fait perdre la vue, mais pas sa volonté de réaliser ses rêves. Ainsi, accompagné de sa chienne guide Thémis, il réalise durant l’année 2008 un raid de 300 km en traîneau à chiens dans le Grand Nord finlandais. Son projet : « Un malvoyant au pays des 1 000 lacs » montre que, malgré les handicaps, tout individu peut dépasser ses limites.
http://laponie2008.travelblog.fr
Philippe Sauve est revenu d’un périple en solitaire, de 2 000 kilomètres en canoë sur la rivière Missouri.
Horizon Dakota est un voyage réalisé durant l’été 2008, dédié à la Nation sioux victime d’un génocide qui se trame encore sur les terres américaines et qu’aucun pays au monde n’a officiellement reconnu. Près de 90% de la Civilisation amérindienne, qui s’étendait jadis des forêts d’Amazonie aux glaces du Grand Nord Canadien, a disparu depuis l’arrivée du premier blanc en Amérique. Le choc microbien, le massacre massif, l’évangélisation et bien d’autres procédés sont venus à bout d’hommes qui vivaient en harmonie avec la Nature. Ce véritable ethnocide est encore ressenti dans les territoires du Dakota.
Philippe Sauve présentera son livre Horizon Dakota, en canoë sur la rivière sacrée à la rencontre de la Nation sioux, paru aux Presses de la Renaissance.
Présence à la soirée de Dakota High Hawk, arrière-petit-fils de Sitting Bull.
http://horizondakota.artblog.fr
Dakota High Hawk vit dans le village de Wounded Knee devenu tristement célèbre après le massacre de 200 Lakotas Miniconjou, perpétré le 29 décembre 1890 par le 7e régiment de cavalerie des Etats-Unis. Symbole de la résistance amérindienne, le village est situé sur le territoire de Pine Ridge où règne la pire des pauvretés américaines. Pour gagner sa vie, l’arrière petit-fils de Sitting Bull confectionne des capteurs de mauvais rêves qu’il vend aux rares étrangers intéressés par la visite du cimetière où reposent les victimes du massacre. Tout en rêvant à de nouvelles formes d’Art, Dakota High Hawk apprend la tradition de son peuple et répand autour de lui la sagesse « indienne ».