Croatie
Région : Europe
A ne pas manquer
Zagreb
Qu’on se le dise : Zagreb est une excellente destination, tant pour la culture, les arts, la musique et l’architecture, que pour la gastronomie… et tout ce qui rend une capitale attrayante ! Redevenue capitale de la Croatie indépendante depuis 1991, la ville dévoile un étrange mélange d’architecture austro-hongroise à la grandeur hiératique et de bâtiments socialistes abrupts. Elle invite à flâner, à se détendre dans des cafés toujours pleins, à visiter des musées et des galeries, à fréquenter les théâtres, les concerts et les cinémas, et à profiter du grand air toute l’année.
La Ville haute (Gornji Grad), qui s’organise autour de la place Kaptol, englobe les quartiers de Gradec et Kaptol. Elle abrite des édifices et des églises notables datant des premiers siècles de l’histoire de la cité. La Ville basse (Donji Grad), qui s’étend entre la Ville haute et la gare ferroviaire, réunit les musées d’art les plus intéressants, ainsi que de beaux exemples d’architecture des XIXe et XXe siècles.
Les flèches jumelles néogothiques de la cathédrale de l'Assomption-de-la-Vierge-Marie dominent l’horizon urbain. Si la structure gothique d’origine a connu maints remaniements, la sacristie conserve une série de fresques réalisées à partir du XIIIe siècle. Dernier avant-poste de la chrétienté au XVe siècle, la cathédrale fut entourée de remparts jalonnés de tours, dont l’une demeure visible du côté est. En 1880, un tremblement de terre endommagea gravement l’édifice, qui fut reconstruit dans le style néogothique au début du XXe siècle. Au nord-ouest du centre, la tour Lotrščak, édifiée au milieu du XIIIe siècle, offre une vue panoramique de la ville. Le petit musée croate d’Art naïf enchantera les amateurs du genre. Quant à la Galerija Klovićevi Dvori
, installée dans un ancien monastère jésuite, elle constitue l’espace d’exposition d’art moderne croate et international le plus prestigieux de la ville. Dans le même secteur, vous pourrez visiter l'église Saint-Marc, du XIIIe siècle, avec son toit de tuiles vernissées et ses sculptures d'Ivan Meštrović. Le Muséum croate
d'histoire naturelle présente une petite collection d’outils et d’ossements préhistoriques provenant de la grotte de Krapina, ainsi que des expositions illustrant l’évolution de la faune et de la flore croates. Le musée d'Histoire croate occupe un somptueux bâtiment baroque et le musée de la Ville, un ancien couvent du XVIIe siècle. Dans la Ville basse, d'autres musées méritent le détour. La galerie Strossmayer des maîtres anciens, aménagée dans le bel édifice néo-Renaissance (XIXe siècle) de l’Académie croate des arts et des sciences, renferme l’impressionnante collection d’art léguée à la ville par l’évêque Strossmayer en 1884.
Le musée Mimara présente une collection d’art éclectique, la plus belle de Zagreb. La collection de peintures comprend des œuvres de Raphaël, du Caravage, de Rembrandt, de Bosch, de Vélasquez, de Goya, de Delacroix, de Manet, de Renoir et de Degas.
Dans un autre genre, le beau cimetière de Mirogoj, au nord du centre, est parsemé de sculptures et de beaux tombeaux. Sa majestueuse arcade est coiffée d’une série de coupoles, aux faux airs de forteresse. La forteresse médiévale de Medvedgrad, sur le versant sud du mont Medvednica juste au-dessus de la cité, est le plus important monument médiéval de la capitale.
Le pittoresque marché de fruits et de légumes de Dolac se tient juste au nord de Trg Josipa Jelačića. Des marchands de tout le pays viennent chaque jour y vendre leurs produits.
L’arrivée de compagnies aériennes à bas coût a favorisé le développement d’hôtels pour les voyageurs au budget serré, comme en témoigne l'apparition de nouvelles auberges de jeunesse. Dans la catégorie moyenne, les chambres et les appartements privés, loués par des agences, offrent plus d’intimité et une ambiance chaleureuse. Les hôtels d’affaires et haut de gamme sont en plein essor, Zagreb s'imposant désormais comme un lieu de conférences internationales ; dans ces catégories, vous n’aurez que l’embarras du choix.
Les prix restent généralement stables toute l’année, mais attendez-vous à une augmentation de 20% durant les fêtes et les festivals.
Dubrovnik
Dubrovnik est tout simplement unique. Aujourd'hui comme hier, la beauté ensorcelante de la cité et son cadre sublime laissent sans voix. Et si des milliers de visiteurs émerveillés arpentent chaque jour ses rues en marbre en prenant de multiples photos, il reste possible de dénicher des endroits paisibles, à l’écart de la foule. Le principal attrait de Dubrovnik reste la remarquable vieille ville, entourée d’épais remparts et jalonnée de fabuleux édifices baroques. Dubrovnik est aussi un point de départ idéal pour découvrir les îles luxuriantes et le spectaculaire littoral de la région : la ravissante Lokrum, la charmante Korčula (réputée pour ses excellents vins blancs et sa citadelle), le parc national de Mljet, la péninsule montagneuse de Pelješac et le somptueux jardin de Trsteno.
Une visite de Dubrovnik ne saurait être complète sans une promenade autour de ses remparts spectaculaires, les plus beaux du monde et la plus grande fierté de la ville. Bâtis entre les XIIIe et XVIe siècles, ils demeurent intacts. Point de départ classique de toute visite de Dubrovnik, la splendide porte Pile fut édifiée en 1537.
En pénétrant par la porte, on tombe sur le monastère
franciscain (et son musée), dont la pharmacie fonctionne depuis 1391. Vous pourrez aussi découvrir à loisir l'église Saint-Blaise, une imposante église baroque de 1715, la cathédrale de l’Assomption-de-la-Vierge, édifiée sur le site d’une basilique du VIIe siècle qui fut agrandie au XIIe siècle, le palais Sponza, du XVIe siècle, qui abrita successivement les douanes, l’hôtel de la Monnaie, le Trésor et une banque, ou le palais du Recteur, de style gothique-Renaissance, entre autres monuments remarquables. Rouvert après 19 ans d’immobilisation, le téléphérique de Dubrovnik conduit du nord des remparts au sommet du mont Srđ (405 m) en moins de 4 minutes. À l’arrivée, on profite d'une vue époustouflante sur la cité, les toits en tuiles de la vieille ville, l’île de Lokrum, l’Adriatique et les îles Élaphites à l’horizon. Si vous avez envie de passer un moment à la plage, celles de la ville vous tendent les bras. Toutefois, beaucoup de visiteurs prennent un bateau pour l’île de Lokrum ou les Élaphites, plus calmes.
Des hébergements sont éparpillés dans toute la ville, la plus chère du pays. De nombreux hôtels de catégorie moyenne se situent à Lapad, à 4 km à l’ouest du centre – un inconvénient que pallie le bon réseau de bus. La vieille ville compte très peu d’établissements. Les petits budgets doivent se rabattre sur les chambres chez l'habitant.
Les chambres sont rares au cœur de la vieille ville.
Split
À 150 km au nord de Dubrovnik, Split, la deuxième ville de Croatie, est un lieu idéal pour se frotter à la vraie vie dalmate. Épargnée par le tourisme de masse, mais toujours animée, cette agglomération offre un juste équilibre entre tradition et modernité. Son cadre unique et sa nature exubérante font toute sa séduction. La chaîne côtière escarpée qui se détache sur les eaux turquoise de l’Adriatique compose un tableau splendide. Cœur de la ville, le palais de Dioclétien est un colossal site romain classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il accueille entre ses vénérables murs, dans un labyrinthe de ruelles, de nombreux bars, restaurants et boutiques. Sa construction, à partir de la pierre blanche étincelante de Brač, dura dix ans : Dioclétien fit venir à grands frais du marbre d’Italie et de Grèce, ainsi que des colonnes et des sphinx d’Égypte. Tout à la fois fort militaire, résidence impériale et ville fortifiée, l’ensemble couvre une superficie de 31 000 m2 ; il mesure 215 m d’est en ouest (en comprenant les tours d’angles carrées) sur 181 m de largeur, et ses murailles atteignent par endroits 26 m de hauteur.
Le musée de la Ville occupe le palais Papalić, œuvre de Juraj Dalmatinac (Georges le Dalmate) et superbe exemple d’architecture gothique tardive. La cathédrale Saint-Domnius, ancien mausolée de Dioclétien, a presque entièrement conservé sa structure octogonale d’origine, qu’entourent 24 colonnes. À 10 minutes à pied au nord du centre-ville, le musée d'Archéologie mérite le détour. Plus spécialement axé sur les périodes romaine et paléochrétienne, il réunit des sculptures funéraires et le produit des fouilles réalisées à Salone. La galerie
Meštrović, sublime musée d’art, réunit une collection complète qui met en valeur des œuvres d’Ivan Meštrović, grand sculpteur moderne croate, dans la résidence qu’il se fit construire et habita dans les années 1930. La plage la plus fréquentée de Split est celle de Bačvice, une vaste étendue de galets où la baignade est agréable et l’ambiance animée.
Ces dernières années, plusieurs hébergements de bonne qualité et peu onéreux ont ouvert leurs portes, mais il s’agit principalement d’auberges de jeunesse. Les chambres chez l’habitant sont une option intéressante.
Rovinj
Rovinj, la destination phare de la côte istrienne, est l’un des derniers ports de pêche méditerranéens authentiques. Située sur une presqu'île à la frontière de la Slovénie, au nord-ouest de la Croatie, cette petite ville détendue, sillonnée de rues pavées pittoresques, se niche au milieu de collines boisées, ponctuées d'hôtels de faible hauteur. Les treize îles de l'archipel de Rovinj s'insèrent dans un splendide paysage marin. Accessible en bateau depuis Trieste, la ville comprend une importante communauté italienne. Fierté de Rovinj, l'église Sainte-Euphémie, de style baroque, illustre l’âge d’or de la ville, au XVIIIe siècle, lorsqu'elle était la plus peuplée de la région.
Imitant le clocher de la basilique Saint-Marc de Venise, le campanile, haut de 60 m, est surmonté d’une statue en cuivre de sainte Euphémie. La Maison Batana, au port, est un musée consacré au batana, un bateau à fond plat, symbole de la tradition maritime et de pêche de Rovinj. L'aquarium, vieux de plus d'un siècle, ravira les enfants avec sa collection intéressante d’espèces de l’Adriatique.
Rovinj étant fréquentée par une foule d’estivants, il est vivement recommandé de réserver. Les prix grimpent régulièrement et cette tendance risque de se poursuivre dans les années à venir.
Le nombre de chambres d’hôtes est limité dans la vieille ville, où il n’y a pas de parking et où les hôtels sont plus chers.
Korčula
L'île de
Korčula abonde en vignobles et en oliveraies. Des criques paisibles et des petites plages ponctuent la côte sud escarpée, tandis que des ports naturels émaillent la côte nord, plus plate. La tradition demeure vivace à Korčula, avec d’antiques cérémonies religieuses, des danses et de la musique folkloriques, données devant un nombre croissant de touristes. Séparée de la péninsule de Pelješac par un étroit chenal, Korčula est la sixième plus grande île de l’Adriatique, avec presque 47 km de longueur. Sa principale bourgade, la ville de Korčula, compose un beau damier de rues pavées de marbre et de monuments Renaissance et gothiques. La cité se niche autour d’un port, que surplombent de rondes tours défensives et des maisons aux toits rouges ombragées de palmiers.
La splendide cathédrale saint-Marc fut construite au XVe siècle avec la pierre calcaire de Korčula dans le style gothique-Renaissance par des artisans locaux et italiens. Le musée de la Ville, aménagé dans le palais Gabriellis du XVIe siècle, retrace l’histoire et la culture de Korčula à travers les âges. Installé dans le palais de l’Abbaye du XIVe siècle, le musée Riznica comprend une antichambre avec une collection d’icônes et une salle consacrée à l’art dalmate présentant une excellente sélection de peintures des XVe et XVIe siècles. De la ville de Korčula, vous pourrez faire un tour du côté de Lumbarda, une localité pittoresque à l'extrémité sud-est de l'île, entourée de vignobles et de criques.
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