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Rando autour du monde : le sentier Tsitsikamma (Afrique du Sud)

Randos autour du monde : le sentier Tsitsikamma (Afrique du Sud)

Durée : 6 jours

Distance : 60 km

Niveau : modéré à soutenu. Niveau variable selon les étapes. Bon chemin. Itinéraire linéaire

Départ : Nature’s Valley / Arrivée Storms River

Période conseillée : le sentier Tsitsikamma est praticable toute l’année. Il faut cependant savoir que la région est bien arrosée (1000 mm de pluie par an).

Meilleures périodes

- Septembre puis décembre à mars (printemps et été australe). Il est alors possible de se baigner dans les rivières et les pluies sont plus faibles.

- De juin à août le temps est agréable pour marcher mais les brouillards sont fréquents et l’eau trop froide pour se baigner.

- En avril-mai et octobre-novembre il faut être prêt à supporter la pluie.

Aperçu

- Premier chemin de grande randonnée officiel créé en Afrique du Sud.

- Des paysages riches et variés, depuis les grandes forêts montagneuses et humides jusqu’au maquis caractéristique de la région, en franchissant de temps à autre une gorge encaissée.

- De multiples opportunités de baignades dans les rivières traversées tout au long de l’itinéraire.

- Des hébergements agréables situés dans des emplacements magnifiques.

- Des navettes régulières qui permettent de rejoindre ou de quitter facilement la randonnée. Un service de portage des sacs entre les hébergements.

Itinéraire

- Le sentier Tsitsikamma déroule sa trace d’ouest en est, au travers d’une nature préservée, le long de la bande littorale de la province chaussures. Néanmoins, lorsque de grosses pluies du Cap. L’itinéraire traverse de nombreuses rivières à gué. En temps normal ces franchissements ne posent aucun problème et ne nécessitent même pas de retirer ses chaussures. Néanmoins, lorsque de grosses pluies surviennent, la situation peut être dfférente. Dans ce cas les informations utiles aux randonneurs sont affichées dans les refuges le long du parcours.

- Le De Vasselot Rest Camp, point de départ de la randonnée se situe dans la Nature’s Valley, un havre de paix au bord de l’océan Indien. Son lagon et ses plages sont ourlés de collines à la végétation luxuriante. La première étape, très courte peut être réalisée dans l’après midi. Le chemin, bien balisé, quitte ensuite le refuge Kalandar et les rivages de l’océan pour grimper le long des escarpements qui forment les contreforts de la chaîne Tsitsikamma.

- L’itinéraire traverse un paysage de fynbos. Cette formation végétale caractéristique de la région constitue un habitat idéal pour de nombreuses espèces d’oiseaux. En s’élevant, la vue s’étend au loin off rant des panoramas de toute beauté à la fois sur la côte et sur la chaine montagneuse qui s’étire le long de l’horizon nord.

- Les refuges sont toujours bien situés, tel celui de Bloukrans, accroché au bord d’une gorge et dont la terrasse permet d’admirer la majesté de la nature au crépuscule.

- A partir du troisième jour, le chemin a fini de s’enfoncer dans l’arrière pays et s’oriente franchement vers l’est. Il pénètre dans la zone la plus sauvage et montagneuse du périple. Les zones de fynbos alternent avec des forêts humides à la végétation exubérante. Les arbres, dont un panneau indique parfois le nom de l’espèce, s’élèvent au milieu d’un sous-bois de fougères arborescentes. Les cours d’eau, l’une des attractions de cette randonnée, sont généralement propices à la baignade. Ils invitent le randonneur à une pose rafraîchissante lorsque ce n’est pas à un véritable bain massant dans les Jacuzzi de pierre qui tapissent le fond de certaines rivières.

- Vers le milieu de l’itinéraire, la montée au Rushes Pass permet de s’extraire des canyons et des forêts pour découvrir un nouveau domaine. Malgré l’altitude modeste de ce col (570 mètres), vous aurez l’impression d’être l’égal des montagnes environnantes. C’est le royaume des grands espaces où la lumière joue avec le relief pour en extraire des scènes de début du monde.

- La cinquième journée est la plus sportive du parcours mais aussi la plus riche en panoramas extraordinaires, en particulier sur la chaîne montagneuse du Tsitsikamma située au nord. Au programme, forêts, gorges et deux cols à franchir, dont celui de Nademaalsnek, point culminant de la randonnée à 734 mètres d’altitude.

- La dernière étape, très courte, permet de rejoindre Storm’s River Village avant le milieu de journée, donnant ainsi le temps d’attraper une navette et de regagner sa voiture.

Le saviez-vous ?

Un petit coin de méditerranée ? le fynbos, littéralement fins buissons, correspond au couvert végétal spécifi que à une étroite bande côtière d’afrique du sud. sa fl ore d’une incroyable diversité s’est développée dans cet environnement à la fois maritime et montagneux. le climat y est capricieux, capable de souffl er le chaud et le froid. la terre n’y est pas bonne nourricière. les espèces végétales qui ont élu domicile dans ce paysage doivent être capables de supporter les terrains acides et les embruns marins, l’été austral chaud, les coups de vent, et parfois même des pluies diluviennes. de cette alchimie australe est né un maquis opulent, constellé d’innombrables espèces endémiques. il n’est pas rare qu’en débouchant d’une forêt, ce paysage dupe le randonneur, l’entraînant un instant sur les bords de la méditerranée.

Les sources naturelles les plus chaudes

Fumerolles, bains bouillonnants et autres sources chaudes : la Terre a parfois de drôles de façons de nous montrer son énergie.

Vallée du Rift (Éthiopie)

La vallée du Rift, “berceau de l’humanité”, est une faille longue de 6 500 km qui s’étend du Moyen-Orient au Mozambique. Elle forme, au niveau de l’Éthiopie, une zone d’activité sismique qui se traduit par des reliefs inhospitaliers. Dans le nord-ouest du pays, la dépression du Danakil est une cuvette émaillée de lacs salins, à plus de 100 m sous le niveau de la mer, où les températures atteignent 50°C. Si vous trouvez cela encore trop frais, traversez la plaine de sel jusqu’au volcan de Dallol, dont la dernière éruption remonte à 1926, et où jaillissent des sources chaudes salées. Lorsque l’eau s’évapore, le sel se cristallise, formant des structures de couleur blanche, rouge et jaune en raison de la présence de soufre et de potassium.

Aucune période n’est particulièrement propice à la découverte du Danakil, où le mercure s’envole toute l’année. Pour plus de sécurité et de confort, réservez auprès d’un tour-opérateur réputé.

Oïmiakon, Sibérie (Russie)

S’il y a bien un endroit de la planète qui mérite une source chaude, c’est cette petite ville de la république de Iakoutie (ou Sakha), en Sibérie. Située à 350 km au sud du cercle polaire, Oïmiakon détient le record de la ville habitée en permanence la plus froide au monde. Les températures sont descendues jusqu’à -67°C en 1933 et la température moyenne en hiver ne dépasse pas 45°C en dessous de zéro. Alors superposez les couches de vêtements pour explorer ces merveilleux paysages, émaillés de sommets enneigés et d’horizons s’étirant à l’infini. Oïmiakon doit son nom (“eau qui ne gèle pas”) à la présence non loin d’une source chaude naturelle – une façon pour Dame Nature de se faire pardonner les rigueurs de l’hiver arctique !

Oïmiakon est à 3 jours de route de Iakoutsk, la ville la plus proche. On rejoint cette dernière par avion au départ de Moscou ou de Séoul.

Landmannalaugar (Islande)

L’Islande, île volcanique, possède de nombreux bassins naturels. Dans les régions montagneuses du sud du pays, près du volcan Hekla, Landmannalaugar (“bassins des gens du pays”) correspond au point d’arrivée du plus beau trek de l’île. Les randonneurs partent de Þórsmörk et rejoignent cet endroit désolé (camping possible), après 4 jours de marche à travers de spectaculaires champs de lave et formations de rhyolite. Le lieu est parfait pour se remettre de l’aventure en se glissant dans un bain bouillonnant, dont les eaux sont refroidies par un torrent.

Des excursions sont aussi organisées tous les jours au départ de Reykjavík, de mijuin à mi-septembre (www.bsi.is).

Vallée volcanique de Waimangu, Rotorua (Nouvelle-Zélande)

La Nouvelle-Zélande compte plusieurs phénomènes géothermiques spectaculaires (plages et rivières à eaux chaudes, volcans au cône parfait), parmi lesquels la splendide vallée volcanique de Waimangu. Née d’une éruption en 1886, cette formation recèle des trésors comme la terrasse Warbrick, faite de fines strates de silice, ainsi que d’anciens puissants geysers. C’est aussi ici que l’on trouve le lac Frying Pan (“poêle à frire”), la plus vaste source chaude au monde. Rotorua, bon point de départ pour explorer la vallée, est l’une des principales villes de l’île du Nord, à 230 km de route d’Auckland. Elle compte plusieurs terrains de camping et auberges de jeunesse.

Grand Prismatic, parc de Yellowstone (États-Unis)

Le parc national de Yellowstone, l’une des principales zones de phénomènes géothermiques au monde, possède un joyau : la source chaude Grand Prismatic. Ce vaste bassin (90 m de diamètre et 50 m de profondeur) se distingue par ses couleurs. Sous l’effet de bactéries thermophiles, ses eaux prennent des teintes allant de l’ocre au violet foncé, créant un véritable prisme qui a donné son nom à la source. Mieux vaut ne pas approcher le coeur de ce bassin, appelé Midway Geyser Basin : l’eau jaillit à plus de 2 000 litres par minute et à une température atteignant 70°C ! Tâchez de découvrir la source en hiver, lorsque la fréquentation touristique est moindre et que les effets de la vapeur donnent le frisson.

Sources chaudes de l’Étang sanglant, Beppu (Japon)

Grande surprise, l’Étang sanglant recèle des eaux vermillon. Cette couleur provient de la teneur élevée en fer, qui s’oxyde au contact de l’eau, formant de la rouille. La ville de Beppu, sur l’île de Kyushu, est réputée pour abriter la plus vaste concentration de sources chaudes du pays et constitue l’une des plus importantes stations thermales. Des liaisons ferroviaires fréquentes sont assurées entre Beppu et Tokyo (7 heures) ou Fukuoka (2 heures 30).

Climat plus agréable d’octobre à mai.

Île de la Déception (Antarctique)

Quoi de plus surprenant qu’une source chaude au milieu des glaces ? L’île de la Déception appartient à l’archipel des Shetland du Sud, au nord de la péninsule Antarctique. Une éruption a fait sauter le sommet de cette île volcanique il y a bien longtemps, formant une caldeira envahie par la mer. Aujourd’hui, l’île se résume à des promontoires rocheux, à des colonies de manchots à jugulaire et, surtout, à l’unique lagon géothermique du continent. Les visiteurs arrivent par la plage de Whalers Bay, où les guides creusent parfois dans le sable des cavités qui se remplissent aussitôt d’eau chaude. À moins d’avoir l’âme d’un capitaine Scott (grand explorateur de l’Antarctique), vous devrez suivre un voyage organisé, possible l’été uniquement.

Parc des sin ges de Jigokudani (Japon)

Impossible, hélas, de profiter de toutes les sources chaudes. Certaines affichent des températures extrêmes, d’autres dégagent des gaz nocifs, d’autres encore sont déjà occupées. C’est le cas des sources du parc des singes de Jigokudani, dans le Yamanouchi. Ce secteur isolé, accessible uniquement à pied et donc peu visité, du parc national de Joshinetsu est réputé pour la présence de macaques du Japon sauvages. Pendant les mois d’hiver, lorsque les températures descendent au plus bas, ces singes, pas bêtes, se réfugient dans les sources chaudes du parc.

Découvrez le parc en hiver (décembre-février), lorsque les chutes de neige sont abondantes. Le site est accessible depuis la ville voisine de Karuizawa.

Sources chaudes Troll et Jotun, Svalbard (Norvège)

À la limite de l’océan Arctique, au-delà du cercle polaire, l’archipel norvégien du Svalbard forme un ensemble d’îles isolées recensant 7 parcs nationaux et 23 réserves naturelles. Le parc national du Nordvest-Spitsbergen est le refuge des oiseaux marins, des renards arctiques et des ours polaires. Mais ces contrées glaciales comptent également les sources chaudes naturelles Troll et Jotun, situées à une latitude de 80°. Les bassins ne sont pas bouillants (24°C-28°C) mais, dans une région où le thermomètre ne dépasse pas 5°C au plus fort de l’été, il y a déjà de quoi se réjouir ! L’été est fugace au Svalbard (juinaoût) mais, grâce au soleil de minuit, les journées semblent interminables.

Prenez un vol SAS au départ d’Oslo ou de Tromsø (www.flysas.com).

Pamukkale (Turquie)

S’étirant sur 3 km le long d’un plateau montagneux, les terrasses de Pamukkale, hautes de 160 m, constituent une merveille géothermique de la vallée du Méandre. Nées de l’activité sismique, ces sources minérales riches en calcite ruissellent à flanc de coteau. Au fil des siècles, les amas de carbonate de calcium et de calcaire blanc se sont solidifiés et transformés en bassins, parfaits pour un bain chaud dans un cadre atypique. Surnommé le “château de coton”, Pamukkale a souffert de la haute fréquentation touristique mais il demeure une merveille de la nature – il est inscrit, à ce titre, sur la liste du patrimoine mondial. Ouvertes de 8h à 18h, les terrasses sont à 10 minutes de route de Denizli. Des circuits en bus sont organisés au départ de la plupart des villes voisines.

Pour plus de renseignements : www. pamukkaleturkey.com.

© Lonely Planet 2012






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