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Choisir la bonne route

Et le thème original

Bien s'entourer

Le dossier complet...

Le jury

Des exemples de routes mythiques

 

Scènes de rue à Nouadhibou - Mauritanie - Jane Sweeney

 

Quelques précautions avant de prendre la route - Namibie - John Borthwick

 

Rio Pastaza et manta de novia, Rio Verde, Macas - Équateur - Woods Wheatcroft

 

Egeskov, Funen Danemark - Jon Davison

Quelques conseils pour décrocher la bourse

Choisir la bonne route

L'essentiel n'est pas la distance parcourue. Quelle soit à l'autre bout de la planète ou à deux pas de chez vous, ce qui importe c'est le choix de la route. Et en particulier la promesse de rencontre le long de cet itinéraire.

Et le thème original

Emprunter la route de la Soie c'est exotique mais cela ne suffit pas. Il faut aussi un parti pris et un angle comme on dit dans la presse. Le regard, c'est ça qui fera la différence...

Bien s'entourer

On peut choisir de partir seul(e) mais aussi en équipe. Cette 2e solution est probablement un avantage considérant que les candidats seront jugés sur un test éditorial comprenant l'écriture d'un texte et la prise de vue. Sachez également que la dernière étape de la sélection consiste à défendre son projet devant le jury et qu'il est plus facile de le faire à plusieurs que tout seul.

Le dossier complet...

Pas de chance, ce candidat est formidable mais son dossier n'est pas complet... Ne négligez pas le dossier de candidature, c'est lui qui nous permettra de faire une pré-sélection sans vous avoir rencontré auparavant. Répondez à toutes les questions même si vous n'avez pas forcément les réponses à toutes.

Le jury

Tony Wheeler : Président, cofondateur de Lonely Planet
Yann Arthus-Bertrand, photographe
Jean-François Deniau, écrivain
Claude Villers, journaliste
Olivier Weber, écrivain, réalisateur, grand reporter
Eric Hibelot, responsable des guides de voyage à la Fnac
Sibylle d’Orgeval, écrivain
Isabelle Vayron, écrivain
Sylvain Tesson, grand voyageur
Bénédicte Servignat, directrice de Lonely Planet
Jean Arcache, P-dg Place des Éditeurs

Des exemples de routes mythiques

Notre petite planète est traversée de routes empruntées par des voyageurs. Certains de ces itinéraires sont franchement politiques. C'est le cas de la route suivie par le Ché en 1952 dans les paysages d'Argentine et du Chili ou encore de la Longue Marche de Mao qui traversa l'Empire du Milieu du Sud au Nord. D'autres sont spirituelles. Mais comme le remarque avec justesse Franck Michel "Prendre la route à bras ouverts c'est accepter les croyances et les coutumes des autres, c'est essayer de comprendre les spiritualités d'ailleurs sans jamais s'autoriser à les juger. C'est tout l'inverse des Croisades". On aura compris que le trekkeur d'aujourd'hui est bien loin du pèlerin d'hier. Autre exemple de chemin mythique, la Route de la Soie. Mais pour celle qui a fait rêver des dizaines de voyageurs, il serait plus justes de parler de Routes au pluriel tant les variantes de cet itinéraire sont nombreuses. Si l'itinéraire principal part des rives de la Mer Noire pour traverser l'Iran, l'Asie centrale et rejoindre Xian en Chine, d'autres suivent le Nord vers la Russie ou le Sud vers l'Inde. Mais pour emprunter la route, il n'est pas forcément besoin de partir à l'autre bout du monde. Il y a quelques années, l'écrivain-voyageur François Maspéro a suivit la ligne B du Rer entre Roissy et Saint-Remy-Lès-Chevreuses : 38 gares et autant d'escales. Le but de la manoeuvre de Maspéro était de partir à la rencontre de ces habitants, de comprendre la géographie, de retrouver l'histoire à travers ces rencontres. Bref un véritable voyage/découverte le long de cette ligne B du RER. Au final, il nous livre ses sentiments de voyageur à travers un livre (Les passagers du Roissy-Express, Editions ???) à la manière d'un carnet de voyage pour cette route très ordinaire. On l'aura compris et comme le suggère Jacques Meunier, la route est multiple et dépend largement de celui qui la suit
"Entre errance et partance, c'est finalement la route qui prend l'homme et non l'inverse ! Le maillage de la terre est associé au tissage du lien social, et la route peut toujours servir de passerelle et de pont. L'art de pratiquer la route, c'est d'abord l'art de chercher son chemin ouvert à tous les vents, de repérer sa propre voie ou encore de s'orienter dans l'espace comme dans la vie. Franchir le seuil puis s'ouvrir l'horizon pour mieux se découvrir. Aujourd'hui, plus que jamais, il importe de se dérouter pour mieux cheminer.
Franck Michel, Voyage au bout de la route, Editions de L'Aube, 2004