Place de la Bourse, Bordeaux

Top 10 des villes françaises qui ont du style

Publié le 10 Avril 2014, dans France

Certaines villes sont restées victimes de la mode de leur époque. Aujourd'hui, elles sont les garantes de l'architecture qui les a faites. Leur visite est une vraie leçon d'histoire et d'urbanisme. Qu'on aime leur look ou qu'on le déteste... voici les 10 villes françaises qu'on n'oublie pas après les avoir visitées.

1. Saint-Quentin et l'Art déco (Aisne)

En grande partie détruite pendant la Première Guerre mondiale, la ville de Saint-Quentin, en Haute Picardie, fut reconstruite au début des années 1920 dans un style Art déco. Elle rassemble aujourd'hui un ensemble de 3 000 bâtiments pouvant se rattacher à ce style. Un patrimoine peu valorisé jusqu'à récemment, lorsque la municipalité a mené une politique de restauration active. Outre la gare, l'école de musique ou le cinéma Le Carillon, les rues de Lyon ou de la Sous-Préfecture offrent de beaux exemples d'édifices classés.

L'office du tourisme propose une visite guidée thématique (www.saint-quentin-tourisme.fr) et le site de la municipalité recense les édifices Art déco les plus intéressants (www.ville-saintquentin.fr). 

Art déco, Saint-Quentin Creative commons

2. BORDEAUX ET L'ARCHITECTURE XVIIIE SIÈCLE (GIRONDE)

Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, les superbes bâtiments du centre de Bordeaux gardent l'empreinte grandiose du siècle des Lumières. Devenue à l'époque le premier port colonial français, la ville sortit de ses remparts, se tourna vers la Garonne et vit surgir des centaines d'hôtels particuliers le long d'avenues rectilignes. Aujourd'hui encore, des quais au fameux « triangle d'or », on peut observer l'évolution architecturale de cette période. Érigée sous Louis XV, la place de la Bourse, avec ses rocailles, ses mascarons et ses balcons en fer forgé, illustre un rococo fleuri, tandis que le Grand Théâtre, achevé en 1780 et de style néoclassique, annonce déjà l'architecture napoléonienne avec ses colonnes antiques.

Pour prolonger cette plongée dans l'histoire, rendez-vous au musée des Arts décoratifs (39 rue Bouffard ; 05 56 10 14 00), installé dans le magnifique hôtel de Lalande, édifié en 1779 et riche en mobilier du XVIIIe siècle.

3. LE HAVRE, APRÈS-GUERRE (SEINE-MARITIME)

Le centre-ville du Havre est indissociable du nom d'Auguste Perret. L'architecte, chantre du béton armé, fut en effet le maître d'œuvre de la reconstruction du premier port de France, détruit à 80% par les bombardements italiens de 1940 et britanniques de 1944. Perret conçut un plan de ville orthogonal, rationnel, imposant et aéré ; si le rejet de l'ornement peut paraître austère, il ne doit pas occulter le refus de Perret de bâtir des gratte-ciel, afin de laisser à la ville une dimension humaine et portée vers la mer. Une expérience urbanistique moderne, conçue dans la continuité et l'intelligence, et unique en France, ce qui lui valut d'entrer sur la liste de l'Unesco en 2005.

L'épopée continue : Odyssey 21, conçu par Jean Nouvel, doit doter les docks rénovés du Havre d'un ambitieux Centre de la mer et du développement durable.

Architecture au Havre

4. Les Arcs, une vision d'architecte (Savoie)

Lorsque, dans les années 1960, on décida la construction de stations de ski ex-nihilo pour accompagner le développement des sports d'hiver, la commune de Bourg-Saint-Maurice eut la riche idée de solliciter une architecte et designer de talent, Charlotte Perriand. Durant une vingtaine d'années, cette dernière supervisa les projets Arcs 1600 et 1800, et les marqua de son empreinte : fonctionnalité de l'urbanisme (stations piétonnes) et de l'habitat (optimisation des espaces d'habitation), harmonie intérieur/extérieur (larges baies vitrées et balcons), recours au préfabriqué (salles de bains en polyester moulé)… Et, surtout, cette Savoyarde d'origine, éprise de montagne et de culture japonaise, prit soin d'intégrer les constructions à l'environnement, leur faisant épouser la pente et les parant de matériaux locaux (mélèze, lauze…). La résidence La Cascade (Arcs 1600) en constitue l'un des plus beaux exemples.

L'office du tourisme organise en été des visites gratuites de la station (www.lesarcs.com).

Architecture des Arcs par Charlotte Perriand. Creative commons

5. Au pays des bastides (Dordogne)

Aujourd'hui, Monpazier, Beaumont, Eymet ou Domme, petits villages « pittoresques » avec leurs deux ou trois rues parallèles, leur place entourée de maisons à arcades, leur église fortifiée et leurs remparts, font le charme du Périgord noir. Au XIIIe siècle, c'est une autre histoire. Ces « villes neuves » représentaient le nec plus ultra. En une centaine d'années (1250–1350), 300 à 500 bastidas furent fondées selon un plan architectural précis, afin de fixer les populations en un seul lieu, de créer des échanges commerciaux (foires, marchés) et, pour les rois, de marquer leur territoire. Grâce à leur architecture préservée et à leurs marchés, les bastides font aujourd'hui voyager dans le temps.

Le site www.pays-des-bastides.com rassemble neuf offices du tourisme du Périgord noir, dont ceux des plus jolies bastides.

Le village de Monpazier au pays des bastides (place des arcades)

6. Nancy et l'Art nouveau (Meurthe-et-Moselle)

Si Nancy symbolise l'Art nouveau, c'est qu'elle a vu naître ce mouvement artistique dès le début du XIXe siècle. C'est en effet dans la cité lorraine qu'Émile Gallé, Louis Majorelle, Jacques Grüber ou encore les frères Daum ont participé ensemble au renouveau des arts décoratifs et à la création de l'école de Nancy en 1901. L'Art nouveau touche des domaines aussi variés que l'architecture, le mobilier, la verrerie ou les luminaires et s'inspire de la faune et de la flore locales à travers différents matériaux (verre, bois, céramique, fer forgé, etc.).

Si cette architecture 1900 reste peu présente aujourd'hui à Nancy, l'office du tourisme propose néanmoins 4 itinéraires thématiques à la découverte des édifices Art nouveau de la ville (www.ot-nancy.fr).

Détail d'une porte, Nancy

7. Collonge-la-Rouge, ville Renaissance (Corrèze)

À la Renaissance, les nobliaux du coin venaient prendre leurs quartiers d'été dans ce village de grès rouge, aux toits coiffés de lauzes bleues. Il s'étage au pied du massif de l'Habitarelle, qui lui a donné sa couleur. Vous y verrez des castels de fantaisie flanqués de tourelles et de poivrières, un prieuré, des halles du XVIe siècle et une église partagée en deux pour accueillir papistes et parpaillots. On y accède par des routes boisées de châtaigniers et le vin de paille y est fameux. Mais Collonge-la-Rouge, le « rubis du bas Limousin » comme l'annoncent fièrement les dépliants touristiques, ne brille de tous ses feux qu'à l'automne, quand la lumière devient fruitée et le promeneur, plus rare.

De la mi-juillet à la mi-août, sur la place du Lavoir, se tient le Festival des Théâtrales, au répertoire classique.

Village de Collonge-la-Rouge

8. Le Vieux Lyon (Rhône)

À la Renaissance, âge d'or de la ville, le vieux Lyon a hérité d'une architecture que l'on retrouve dans les palais de Florence. Un parfum d'Italie se dégage de ses façades colorées d'ocre, d'or et de rose. Les nombreux hôtels particuliers des grandes familles de banquiers et de commerçants italiens attirés par le rayonnement de Lyon sont restés intacts depuis le XVe siècle : la galerie Philibert-Delorme rue de la Juiverie, l'hôtel de Gadagne, actuel musée de l'Histoire de la ville, la maison des Avocats rue de la Bombarde, ou encore la tour rose rue du Bœuf.

En avril, une fête reconstitue l'ambiance Renaissance du quartier. Elle se déroule devant la primatiale Saint-Jean, où des passionnés se costument pour l'occasion.

Lyon pendant la Fête des lumières.

9. Troyes, plongée dans l'histoire (Aube)

Avec Reims, Troyes est la capitale historique de la Champagne. Empruntez la ruelle des Chats, sombre et très étroite, qui vous plongera dans le Moyen Âge. La vieille ville possède un remarquable éventail de constructions médiévales et Renaissance bordées de superbes maisons à colombages, colorées, datant pour la plupart du XVIe siècle. Ses hôtels particuliers, comme celui de Mauroy, sont également les témoins de l'architecture troyenne du XVIe siècle. La richesse de la ville réside enfin dans sa douzaine d'églises classées, qui comportent de très beaux vitraux.

Le musée d'Art moderne dispose d'une superbe collection d´art français, notamment des œuvres de peintres fauves.

Troyes, ville médiévale

10. Rochefort, ville nouvelle du XVIIe siècle (Charente-Maritime)

Impossible de se perdre dans Rochefort, à l'ordonnancement tout militaire, et bâtie en damier autour de la place Colbert et de son horloge à marées. Sa porte du Soleil donne accès à l'arsenal maritime, riverain d'un méandre de la Charente. Des jardins contemporains y entourent la splendide corderie royale et les formes de radoub. On peut visiter le chantier de construction d'une réplique de L'Hermione, frégate qui vit s'embarquer La Fayette lors de la guerre d'Indépendance américaine. La cité elle-même abrite des lieux remarquables, dont le théâtre de la Coupe d'Or et le musée d'Art et d'Histoire Hèbre de Saint-Clément.

Visitez l'École de médecine navale (billet jumelé avec le musée national de la Marine) : l'endroit est fascinant, digne d'un film d'horreur. Mention spéciale pour les panneaux d'artériologie et les caisses de chirurgie du XIXe siècle. Déconseillé aux enfants.

 

Best of 2013

Les meilleurs lieux à visiter en France dans 1000 idées de vacances en France publié chez Lonely Planet. 

 


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1 jour, 1 lieu

  • 24 septembre
La grande fiesta de Barça
Quoi: 
Barcelone est envahie de géants, de diables et de pyramides humaines
Où: 
Barcelone, Catalogne
Quand: 
Quatre jours autour du 24 septembre