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idées week-end - Weekend_Étranger
San Sebastian : tapas pour tout le monde
Depuis la Belle Époque, San Sebastian, au Pays basque espagnol, n'a rien perdu de sa joie de vivre. Et sacrifie, sans vergogne, au culte de la fête.
Vous voulez être dans le coup, passer pour un initié ? Leçon n°1 : dites Donostia, et non San Sebastian. Leçon n°2 : les tapas, en territoire basque, s'appellent pintxos. Voilà, vous maîtrisez les bases. Le reste n'est qu'une affaire d'alchimie. De préférence, venez à San Sebastian (pardon, Donostia) avec une furieuse envie de faire la fête, de vous goberger, de jouir comme un disciple d'Épicure des plaisirs de la vie. Car le cocktail que sert la capitale du Gipuzkoa, à 20 km seulement de la frontière française, n'a rien de Molotov, comme certaines images télévisuelles l'avaient jadis laissé entendre. En Espagne, tout le monde sait que Donostia est avant-gardiste, hédoniste, créative, et a érigé l'art de vivre au rang de religion. Mais pourquoi donc franchir la frontière, s'il y a déjà Bayonne et Biarritz, tout proches ? Leçon n°3 : la question ne se pose même pas. De ce côté-ci de la frontière, on ne joue pas dans la même catégorie. Ambiances, lieux, tout est décuplé au Pays basque espagnol. Imitez ces Bordelais, qui n'hésitent pas à tracer 230 km plein sud pour s'encanailler dans la Parte Vieja, la vieille ville, repaire de toutes les perditions gastronomiques, où règnent, impériaux, les bars à pintxos et les tables de haute volée. Donostia, sachez-le, est la capitale de la nouvelle cuisine basque et la Mecque des gourmets. Y officient de grands virtuoses de l'assiette - les Arzak, les Subijana, les Berasategui, entre autres. Les secrets de fabrication sont jalousement gardés, au sein de confréries gastronomiques. Quant aux tapas/pintxos, ils prennent ici des allures d'œuvres d'art miniatures, que l'on grignote avec délectation. En guise de rituels apéritifs : une balade sur le Monte Igueldo, qui toise la ville de ses 312 m, accessible en funiculaire ; une flânerie en amoureux sur le Paseo Nuevo, rasséréné par les embruns de l'Atlantique ; ou alors, l'option farniente sur la Playa de la Concha, en plein centre. Le comble, c'est que Donostia se paie le luxe d'être une ville d'eau de la Belle Epoque, une station balnéaire chic, comme Biarritz. Mais contrairement aux stations thermales françaises, passablement ringardes, Donostia n'a rien de suranné ou de rétro, mais donne le tempo et crée la tendance. Chic, branchée, abordable, optimiste, hédoniste. A Donostia, elle est pas belle, la vie ?
Jean-Bernard Carillet
Y aller :
Pas de vols directs Paris-San Sebastian. L'aéroport de Biarritz n'est qu'à 45km. Air France, 0820 820 820, 119 Euros l'AR Paris-Biarritz en tarif J-30.
Où dormir ?
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Hotel de Londres e Inglaterra, tél 00 34 943 44 07 70, reservas@hlondres.com, Calle de Zubieta 2, simples/double 136/166 Euros. Adresse mythique, en plein centre, face à la mer. Style Belle Époque.
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Nombreuses pensions de famille, de 40 à 80 Euros la double.
Où manger ?
Dans la Parte Vieja (vieille ville), les bars à tapas jouent au coude à coude. - Essayez le Txepetxa, Calle Pescaderia 5, spécialisé dans l'anchoa (anchois),
- le Tamboril, Calle Pescaderia 5, avec sa salade de txangurro (crabe),
- ou le Juantxo Taberna, Calle de Embeltran 6, réputé pour ses bocadillos.
- Pour la nouvelle cuisine basque, Arzak (Alto de Miracruz 21). Environ 90 Euros le menu.
Boire un verre
Dans la Parte Vieja, bars en tous genres ; également derrière la cathédrale, dans les rues Calle de los Reyes Catolicos, Calle de Larramendi, Calle de Urdaneta.
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